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Inhumation ou crémation : comment choisir ?

Qu’est-ce que l’inhumation ?

L’inhumation ou enterrement est le mode de sépulture le plus choisi par les Français et le plus courant sur la planète. Elle consiste à enterrer un défunt dans un cimetière soit en pleine terre, dans un caveau (construction en béton) ou en enfeu (niche funéraire à fond plat). C’est le mode de sépulture privilégié par les autorités religieuses catholiques. Il est également le seul accepté dans les religions juive et musulmane. Ces dernières considérant le corps d’un défunt comme une chose sacrée.

Mais malgré sa popularité, le coût des obsèques avec une inhumation est généralement élevé. Celui-ci peut aller de 2 500 à 15 000 euros. Les principaux éléments qui influent sur le coût d’une inhumation sont le prix de la concession, du cercueil et de la pierre tombale. Si vous optez pour l’inhumation, vous devez impérativement acheter une concession funéraire. La procédure à suivre est assez simple puisqu’il vous suffit d’adresser par écrit une demande à la mairie de la commune où vous voulez être enterré.

 

Qu’est-ce que la crémation ?

La crémation, aussi appelée incinération, est un mode de sépulture qui consiste à incinérer le corps d’une personne décédée dans un crématorium. À la fin du processus, les cendres sont transférées dans une urne funéraire préalablement choisie par les proches du défunt. Notez que le corps doit toujours être incinéré avec son cercueil, c’est une obligation légale.

Aujourd’hui, plus d’un tiers des Français préfère la crémation à l’inhumation. Cela s’explique par diverses raisons :

  • La crémation est plus économique que l’inhumation : le coût d’une crémation est généralement compris entre 1 000 et 3 000 euros. Le prix varie selon le crématorium et l’urne funéraire choisis ;
  • La crémation est généralement plus simple à organiser ;
  • La crémation est plus écologique : si l’on en croit certains experts, l’émission de gaz à effet de serre d’une crémation équivaudrait en moyenne à 3 % des émissions d’un Français par an. Celle de l’inhumation représenterait quant à elle 88 %. Pourquoi une telle différence ? La durée de la concession, la construction d’un caveau ou encore la pose d’un monument funéraire nécessite beaucoup d’énergie, du moins plus que celle nécessaire pour incinérer un corps ;
  • À part tout cela l’idée d’avoir ses cendres éparpillées dans des endroits naturels plaît également à beaucoup de monde.

Sur le plan religieux, la crémation est vue par les religions telles que le bouddhisme et l’hindouisme comme un rite de purification. Les protestants l’acceptent depuis 1898 et les autorités catholiques depuis 1963 (sous réserve que l’urne cinéraire soit enterrée dans un cimetière). Jusqu’à ce jour, elle reste strictement interdite dans la religion juive et la religion musulmane.

 

Formalités administratives

Les formalités à faire pour la crémation et l’inhumation sont différentes.

 

Pour la crémation

D’une part, la crémation doit être réalisée entre 24 heures et 6 jours après le décès. D’autre part, elle ne peut avoir lieu sans un permis d’incinérer accordé par le maire de la commune du lieu du décès ou du lieu de la mise en bière. Pour obtenir ce permis, il faudra présenter :

  • Une demande de crémation rédigée par le défunt ou un des proches de ce dernier ;
  • Un acte de décès ;
  • Un certificat médical précisant que le corps peut être incinéré en toute sécurité.

 

Pour une inhumation

Généralement, l’inhumation doit également se faire entre 24 heures et 6 jours après le décès. Cette précision faite, sachez que l’inhumation ne peut être réalisée sans une autorisation d’inhumer accordée par la mairie de la commune dans laquelle le défunt sera enterré. Le maire ne donnera son accord que sous présentation des documents suivants :

  • Une demande signée par la personne responsable d’organiser les obsèques ;
  • Un permis d’inhumer et l’acte de décès.

 

Comment financer les obsèques ?

Il existe divers moyens de financer les funérailles d’un proche. On peut faire une demande auprès de plusieurs entités suivant la situation du défunt :

  • L’Administration employeur si le défunt était un fonctionnaire en activité ;
  • L’organisme assureur si le défunt a souscrit une assurance vie ou une assurance obsèques ;
  • La mutuelle si le défunt a souscrit une mutuelle prévoyance ;
  • La caisse de retraite ;
  • La Sécurité sociale ;
  • La commune : elle peut prendre en charge l’inhumation ou la crémation de ses habitants sans ressources, mais également des corps non réclamés retrouvés sur son territoire.

Pour conclure, inhumation et crémation sont toutes 2 des modes de sépulture qui présentent des avantages et des inconvénients. À vous de choisir celui qui vous va le plus. Dans tous les cas, on vous conseille de souscrire une mutuelle prévoyance pour aider vos proches à faire face à l’organisation de vos obsèques. Si vous avez du mal à choisir parmi les nombreuses offres disponibles sur le marché, Santors, un comparateur d’assurance reconnu peut vous aider dans cette tâche difficile.