Accueil > Innovation médicale > Les électrochocs au secours des victimes d'un AVC

Les électrochocs au secours des victimes d'un AVC

Les électrochocs : de quoi s’agit-il ?

Les électrochocs sont apparus dans l’arsenal thérapeutique dans les années 30. Mais à cette époque, jusqu’à maintenant, ils étaient réservés au traitement des personnes souffrant de dépression sévère et schizophrénie. D’après les chercheurs, ils peuvent aider les victimes AVC à se récupérer. Rappelons que cette maladie constitue : 

  • Principale cause de handicap chez les adultes
  • 2e cause de démence (derrière l’Alzheimer)
  • 3e cause de décès

Et même si les victimes arrivent à survivre, cette pathologie laisse des séquelles assez graves. L’AVC peut altérer les fonctions motrices d’une personne, comme le langage, les capacités d’apprentissages, les émotions, la communication et la pensée.

 

Comment les électrochocs améliorent-ils l’état de santé des patients ?

Cette technique consiste à placer des électrodes sur la tête de la victime. Dans quel but ? Afin d’envoyer de faibles courants électriques au cerveau.

Grâce à cette forme de stimulation, les cellules cérébrales vont pouvoir s’activer. Elles pourront ensuite se communiquer entre elles, de sorte à améliorer les performances motrices.

Au final, la séance favorise l’apprentissage et la rééducation des personnes victimes AVC. Elle les aide à se mobiliser et à s’en sortir.

 

Cette technique est-elle fiable ?

Comme tous dispositifs médicaux, les électrochocs ont fait l’objet de tests. En 2012, après l’usage chez les animaux, les chercheurs entreprennent les premiers essais cliniques. 19 patients souffrant d'hémiparésie (altération partielle de la fonction musculaire dans la moitié gauche ou droite du corps) y ont participé. En fait, le test se fait en deux étapes : 

  • D’une part, les patients sont invités à utiliser leur main paralysée à réaliser un mouvement qui exige de la précision et de la vitesse
  • D’autre part, ils sont soumis à un IRM (Imagerie par résonance magnétique) qui enregistrait leurs activités cérébrales.

À l’issue du test, le résultat est plutôt satisfaisant. Les patients arrivent enfin à mobiliser leur main et à améliorer leur mémoire.

Dans tous les cas, sachez que cette technique est indolore, et non invasive, du moins si elle est pratiquée selon les règles préétablies.

 

La stimulation cérébrale est-elle sans risque ?

Les chercheurs refusent de se prononcer sur cette question, car il n’existe aucune étude qui présente les risques liés à l’utilisation des électrochocs sur les victimes AVC.

Cependant, on peut se baser sur leurs effets indésirables démontrés en psychothérapie. D’après les études cliniques, les électrochocs peuvent causer légèrement des : 

  • Confusion
  • Douleurs musculaires
  • Maux de tête
  • Nausées

Normalement, ces signes disparaissent quelques heures après l’intervention. Seul un problème persiste : le trouble de la mémoire. En effet, les patients sont incapables de se souvenir des événements pendant des semaines, voire des mois.

Dans tous les cas, il faut éviter les risques. Aussi, la première chose à faire est de consulter un médecin, avant de pratiquer les électrochocs. Ensuite, laissez à la disposition du professionnel (en charge de la technique) vos dossiers médicaux. Si possible informez-le de vos données biomédicales, d’où l’intérêt d’utiliser des objets connectés.

 

Conclusion

Bien qu’ils suscitent des doutes, les électrochocs peuvent accélérer la récupération des victimes d’un AVC.

Mais, ils doivent être utiliser avec précaution, si possible avec l’aval d’un médecin. Si ce dernier accepte d’y recourir, alors, la technique peut être remboursée par la sécurité sociale. Renseignez-vous sur la procédure. Sinon, bénéficiez d’une prise en charge satisfaisant auprès d’une mutuelle. Santors vous aide à trouver la meilleure offre.