Que faire en cas d’AVC et comment le prévenir ? Le dossier complet

Accident vasculaire cérébral : qu’est-ce que c’est ?

L’accident vasculaire cérébral, ou attaque cérébral,  marque une interruption de la circulation sanguine liée à la rupture ou à l’obstruction d’un vaisseau sanguin dans le cerveau.

Cette obstruction entraîne une privation d’oxygène des cellules nerveuses et peut causer des séquelles importantes, selon la zone du cerveau atteint. Les déficits neurologiques caractérisent généralement ces lésions cérébrales d’origine vasculaire.

Il existe deux types d’AVC :

Les AVC ischémiques ou infarctus cérébraux : Le plus souvent (80 % des cas), l’arrêt de la circulation du sang est dû à un caillot (ou embol) qui bouche une artère à destination du cerveau. Ce type d’AVC représente 80% des cas d’AVC en France, selon le site de l’'Assurance Maladie.

A savoir, l’accident ischémique transitoire (AIT) est l’obstruction temporaire d’une artère cérébrale. Dans ce cas, la défaillance se résorbe d’elle-même. L’AIT ne présente pas de graves séquelles et disparaît au bout de quelques jours.

Les AVC hémorragiques : dus par la rupture d’un vaisseau sanguin cérébral,  représentent 20% des cas. Cette forme d’attaque cérébrale est donc moins fréquente mais reste la plus handicapante.

 

La prévalence de l’AVC

En France, on recense 155 000 nouveaux cas d’attaques cérébrales par an.

Ce qui signifie un nouveau cas environ tous les quatre minutes. Une maladie fréquente qui  représente la 3ème cause de mortalité chez l’homme et la 1ère chez la femme, en France.

Cette maladie est également la principale cause de handicap physique chez l’adulte. En effet, on recense plus de 500 000 français atteints de handicap acquis suite aux  conséquences d’un AVC.

Après l’Alzheimer, l’AVC représente aussi la deuxième cause de démence.

L’attaque cérébrale survient dans toutes les catégories d’âge

  • L'âge moyen d’un premier AVC chez un Français est de 74 ans
  • 25% des personnes atteintes ont moins de 65 ans
  • 10% des patients ont moins de 45 ans

 

Quels sont les causes de l’accident vasculaire cérébral ?

 

AVC ischémique 

L’arrêt de la circulation sanguine est dû à la formation d’un ou de plusieurs caillots dans l’artère irriguant le cerveau.

La thrombose cérébrale : Une accumulation de dépôts de cholestérol que l’on retrouve sur les parois des artères. Ces dépôts se solidifient et forment des plaques d’athérome rétrécissant les artères. Un rétrécissement d’artère réduit l’apport en oxygène dans le cerveau et entraîne un déficit neurologique. Ces plaques peuvent également se détacher et obstruer la circulation sanguine dans le cerveau.

L’embolie cérébrale : résulte de la formation formation d’un ou plusieurs caillots en dehors de la zone du cerveau. Si un caillot se forme dans le cou ou dans le cœur, ce caillot sera véhiculé par le sang et viendra obstruer l’artère cérébrale.

A noter : la fibrillation auriculaire ou le battement irrégulier du sang favorise l’embolie cérébrale.

 

AVC hémorragique

Une rupture d’anévrisme : Dans 20 % des cas, l’AVC est dû à la rupture d’une artère cérébrale, provoquant un saignement dans le cerveau. On parle alors d’AVC hémorragique.

Les facteurs de risque d’un AVC sont nombreux :

  • L’hypertension artérielle
  • La fibrillation auriculaire
  • Les antécédents familiaux : le risque est plus élevé si un parent proche a été victime d’un AVC.
  • Le tabagisme
  • Le diabète
  • L’obésité et le surpoids
  • Le taux de cholestérol élevé
  • La contraception orale chez la femme
  • L’éclampsie et l’hypertension pendant la grossesse

 

Quelles sont les conséquences de l’accident vasculaire cérébral ?

Durant un AVC,  le cerveau n’est plus correctement alimenté en oxygène. Conséquence : les cellules meurent progressivement. La gravité des conséquences de l’AVC dépend de la zone du cerveau atteinte.

En effet, l’AVC peuvent altérer :

  • Le déplacement : les victimes d’un AVC ont des difficultés au déplacement même de faible distance
  • La mémoire : l’attaque cérébrale peut altérer la mémoire partiellement ou totalement
  • Le raisonnement : la capacité à raisonner peut diminuer suite à un AVC
  • La vision : l’AVC peut entrainer un trouble de la vision voire la cécité
  • La dépression : la diminution des différentes fonctions cérébrales peuvent induire à la dépression

 

Quels sont les symptômes d’un AVC ?

Une fois que le cerveau est affecté par une mauvaise circulation sanguine, plusieurs signes peuvent alarmer. Voici les symptômes à bien reconnaître en cas d’AVC :

  • L’hémiplégie ou hémicorps : Il s’agit de la paralysie totale de la moitié du corps. Ce symptôme est le plus fréquent chez les victimes d’ AVC.
  • L’hémiparésie : la paralysie d’une partie du corps ( un bras, une jambe, la moitié du visage…)
  • Un trouble de la vision : caractérisé par une perte soudaine de la vue d’un œil ou des yeux.
  • Un trouble du langage : c’est une difficulté soudaine à articuler, à s’exprimer ou la confusion.
  • Un trouble de la sensibilité : un engourdissement brusque du visage, d’un membre et la perte d’équilibre. Cette perte d’équilibre peut entrainer une chute.
  • Une migraine intense et violente : elle peut être accompagnée de nausées voire de vomissements

 

Que faire si une personne présente un de ces symptômes ?

Si une personne présente les signes d’un AVC, il faut immédiatement appeler les urgences. Plus la prise en charge est rapide, plus le risque de séquelles diminue. En attendant l’arrivée des urgences :

  • Assurez-vous que les voies respiratoires de la victime sont ouvertes
  • Vérifiez si la victime présente des signes vitaux et qu’il respire
  • Installez confortablement le patient ou mettez-le en position latérale de sécurité. En cas d’hémiplégie, veillez à ce que le côté paralysé soit vers le haut.

 

Comment prévenir un AVC ?

Connaître et prévenir les facteurs de risque apparaît de loin comme le meilleur moyen pour lutter contre le risque d’AVC. Pour cela, il convient d’avoir une bonne hygiène de vie :

  • Adopter un régime alimentaire sain et équilibré
  • Réduire la consommation d’aliments riche en graisse et trop salés
  • Eviter l’abus d’alcool
  • Se sevrer du tabagisme
  • Effectuer des exercices physiques régulièrement
  • Effectuer un bilan sanguin selon les recommandations de votre médecin

Pour les personnes à risque, les consultations périodiques sont conseillées. Votre médecin prendra ainsi les mesures nécessaires afin de réduire les risques.

  • Un suivi régulier de votre tension artérielle
  • L’établissement d’un bilan des lipides sanguins pour contrôler votre taux de cholestérol
  • Une prise régulière de votre taux de glycémie pour prévenir le diabète
  • L’identification d’éventuels problèmes cardiaques

 

Comment soigner un AVC ?

En fonction du type d’AVC, le médecin adapte les traitements adéquats. Pour déterminer le type l’AVC, une IRM est généralement effectuée en premier lieu.

L’objectif principal des traitements qui suivent sera de rétablir rapidement une circulation sanguine correcte. En effet, si la prise en charge tarde, le patient risque d’avoir des lésions irréversibles au cerveau.

 

Le traitement médicamenteux

Dans un premier temps, le traitement consiste à stabiliser l’état du patient par l’injection ou l’administration d’anticoagulant. Le but est de dissoudre les caillots et d’éviter une nouvelle formation de ces derniers. Des médicaments pour abaisser la tension artérielle peuvent aussi être prescrits.

 

La chirurgie

Une fois que l’état du patient est stabilisé, le médecin peut demander à effectuer divers tests. Les tests consistent à identifier des artères endommagées.

  • En cas de présence d’athérosclérose : une chirurgie pour nettoyer la paroi de la carotide affectée sera effectuée.
  • Une chirurgie préventive peut s’avérer également nécessaire pour prévenir une rupture d’anévrisme.
  • En cas d’hémorragie, la chirurgie est effectuée pour retirer le sang accumulé au niveau du cerveau.

L’AVC est une maladie imprévisible. Pour éviter toutes complications voire un handicap, une prise en charge rapide est importante. Afin de prévenir les coûts liés au traitement de la maladie, une bonne mutuelle peut vous alléger. Santors peut vous aider à trouver les bonnes garanties d’assurance qui vous conviennent.

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