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Tout savoir sur le fibrome

Qu’est qu’un fibrome ?

Les fibromes sont des tumeurs bénignes qui se développent dans l’utérus, plus précisément au niveau des parois de ce dernier : muscles et tissus fibreux. Ils se présentent le plus souvent sous la forme de masses plus ou moins arrondies qui peuvent mesurer de quelques millimètres à plusieurs dizaines de centimètres. Leur poids est également variable : il peut aller de quelques grammes à plusieurs kilogrammes.

En France, le fibrome utérin concerne une femme sur 10 (étude de 2014) et le risque de contracter cette pathologie augmente avec l’âge :

  • La prévalence n’est que de 2,6 % entre 30 et 34 ans ;
  • Elle augmente par la suite à 13,9 % entre 45 et 49 ans ;
  • Au-delà de 50 ans, elle passe à 70 % chez les femmes caucasiennes et à 80 % chez celles d’origine africaine. Notez toutefois qu’en raison du caractère asymptomatique de plus de la moitié des fibromes, il reste difficile d’estimer avec précision la prévalence exacte de ce trouble.

 

Les différents types de fibromes

Suivant leur lieu de formation, les fibromes peuvent être classés en trois types :

  • Les fibromes interstitiels ou intramuraux : ce type de fibrome se forme dans la couche musculaire de la paroi utérine et représente plus de 70 % des cas de fibromes ;
  • Les fibromes sous-sérieux : ils ont pour particularité de se développer à l’extérieur de l’utérus ;
  • Les fibromes sous-muqueux ou endocavitaires : ce type de fibrome est très rare. Ils se forment sous la muqueuse de l’utérus et ont pour particularité d’occuper l’espace de la cavité utérine. Ce type de fibrome est responsable d’importants saignements.

 

Quels sont les symptômes ?

Seuls 30 % des fibromes engendrent des symptômes. Et l’importance de ces derniers varie suivant les caractéristiques des fibromes (type, taille, localisation et nombre). Mais plus les fibromes sont gros, plus les symptômes sont marqués :

  • Des saignements menstruels anormalement abondants, prolongés et souvent accompagnés de caillots ;
  • Des métrorragies (saignements en dehors des règles) ;
  • L’hydrorrhée : écoulement vaginal sous forme liquide (presque assimilable à l’eau) légèrement colorée ;
  • Des douleurs au niveau du ventre et du bas du dos ;
  • Des douleurs au cours des rapports sexuels ;
  • Une constipation, des ballonnements ou une envie fréquente d’uriner : dans le cas où la taille du fibrome est si importante que ce dernier peut comprimer le gros intestin, le rectum ou la vessie ;
  • Des complications au moment de l’accouchement ou de la délivrance ;
  • Une déformation et une augmentation du volume de l’abdomen ;
  • Douleurs au niveau des jambes.

 

Les principales causes des fibromes

Le fibrome est un trouble courant touchant surtout les femmes de plus de 30 ans. Malgré nos connaissances actuelles, on ignore encore avec précision les raisons de son apparition. On sait néanmoins que divers facteurs de risque peuvent favoriser le développement d’un fibrome :

  • Des antécédents familiaux au premier degré (mère et sœur) ;
  • Les fluctuations hormonales : on sait aujourd’hui que la progestérone et l’œstrogène jouent un rôle prépondérant dans la formation et le grossissement des fibromes. Et pour cause, ils n’apparaissent généralement pas avant la puberté et cessent de croître après la ménopause (des moments où la production d’hormone est à son faible) ;
  • Une mauvaise hygiène de vie : le surpoids, l’obésité, la consommation d’alcool, le tabagisme… autant de facteur qui peuvent conduire à dérèglement hormonal et donc favoriser la formation de fibromes ;
  • L’apparition très tôt des règles (avant 12 ans) ;
  • L’origine ethnique : certaines études ont mis en évidence que les fibromes sont plus fréquents chez les femmes afro-américaines. Ils sont également plus gros et apparaissent avant l’âge de 30 ans.

 

Les complications possibles

Plus de la majorité des fibromes sont asymptomatiques et n’ont aucune conséquence sur la santé. Toutefois, il peut arriver qu’un fibrome entraîne des complications plus ou moins graves :

  • Une importante hémorragie qui peut aller jusqu’à une anémie ;
  • Un problème de fertilité : un fibrome peut entraîner des difficultés à tomber enceinte si son volume est trop important. Il empêchera dans ce cas-là la nidation de l’embryon ;
  • Un risque important de fausse couche ;
  • La compression des organes à proximité de l’utérus : plus le fibrome augmente en taille plus il comprimera des organes essentiels tels que les uretères, la vessie ou encore le rectum.

 

Les principaux traitements du fibrome

Lorsqu’il est asymptomatique, le fibrome ne nécessite aucun traitement particulier. Le médecin se bornera dans ce cas-là à observer attentivement l’évolution de la tumeur. Si le fibrome nécessite un traitement, ce dernier sera déterminé en fonction de la gravité des symptômes, les impératifs de la patiente ou ses désirs. Dans tous les cas, plusieurs traitements peuvent être adoptés pour soulager et traiter les symptômes d’un fibrome :

  • Les traitements naturels pour soulager les symptômes : application de compresses chaudes au niveau de la région douloureuse, consommer plus de fruits (en cas de constipation)… ;
  • Les traitements médicamenteux pour réguler le cycle menstruel : implantation de stérilet, prise de complément de fer, d’analogues de Gn-RH ou de Danazol (médicament inhibant la production d’œstrogènes par les ovaires) ;
  • Les traitements chirurgicaux : myomectomie (l’intervention qui consiste à retirer un fibrome), l’embolisation (technique endochirurgicale permettant d’assécher les fibromes sans les enlever), Novasure, Thermachoice, Thermablate, hystérectomie… L’intervention chirurgicale n’est préconisée que dans le cas où le fibrome empêcherait la femme d’avoir un enfant alors qu’elle en désire un.

 

Comment prévenir le fibrome quand on est senior ?

Les femmes d’âge avancé sont plus susceptibles de contracter un fibrome. Même si l’on ignore les vraies raisons entraînant la formation des fibromes, les spécialistes s’accordent à dire que la pratique régulière d’une activité physique limiterait le risque d’apparition de ce trouble. Certaines études montrent en effet que les femmes physiquement actives sont moins concernées par les fibromes que les femmes sédentaires, en surpoids ou obèses.

En plus d’une activité physique régulière, on vous conseille également de faire un examen pelvien régulièrement pour détecter la formation d’un fibrome le plus tôt possible.

 

Optez pour une mutuelle pour une meilleure prise en charge

Si le fibrome utérin est tout à fait soignable, les soins y afférents sont partiellement pris en charge par l’assurance maladie. Pour bénéficier d’une meilleure prise en charge, on vous conseille de souscrire une mutuelle santé.

Une mutuelle peut vous aider à payer tout ou partie des frais de soins, mais tout dépend des conditions de votre contrat. Si vous désirez trouver la mutuelle la plus adaptée à vos besoins et à votre budget, n’hésitez pas à recourir au service de Santors. Ce dernier est un comparateur d’assurance se distinguant par l’attention qu’il porte à ses clients, mais surtout par son expertise.