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Tout savoir sur le papillomavirus chez la femme

Qu’est-ce que le papillomavirus chez la femme ?

Le papillomavirus humain est également appelé HPV (human PapillomaVirus). Il s’agit d’un virus appartenant à une grande famille avec plusieurs variantes. Il s’agit des infections virales les plus courantes de l’appareil reproducteur. Il est transmis par voie cutanée et infecte de façon spécifique tous les tissus de revêtement de la peau et les muqueuses.

Ce groupe de virus est principalement responsable de toutes les lésions prolifératives cutanéomuqueuses dites bénignes. Les femmes sont les plus touchées par les cancers provoqués par ces différentes souches de papillomavirus.

Toutes femmes sexuellement actives sont susceptibles d’être infectées par le papillomavirus au moins une fois au cours de son existence. L’infection peut parfois se répéter à plusieurs reprises. L’infection par le papillomavirus est très courante et la probabilité pour une femme d’en être touchée est de 60 à 70 % durant le début de sa vie sexuelle. Le pic de l’infection se situe entre l’âge de 25 ans et redescend vers l’âge de 35 ans.

Les conséquences d’une infection par ce virus dépendent du type de papillomavirus. Il peut s’agir d’apparition de simples verrues génitales et peut s’aggraver par un cancer. De nos jours, on compte jusqu’à 90 % des cancers du col de l’utérus provoqués par une infection, dite chronique, par un papillomavirus. En France, 6 350 personnes sont atteintes d’un cancer à cause du papillomavirus par an.

 

Les différents types de papillomavirus

Il existe officiellement 120 types de papillomavirus. Parmi eux, on dénombre 40 virus qui affectent la muqueuse génitale ainsi que l’anus. Quinze d’entre eux sont à l’origine du cancer du col de l’utérus ainsi que de la vulve.

Les types HPV 16 et 18 sont généralement responsables de 70 % des cancers du col et les types 6 et 11 provoquent les condylomes génitaux et les végétations vénériennes. Le papillomavirus est catégorisé en deux types.

 

Les papillomavirus à bas risque 

Ce type de papillomavirus entraîne généralement des lésions bénignes. Il provoque généralement des verrues génitales également appelées « condylomes acuminés » ou encore « crêtes de coq ». Ils sont visibles à l’œil nu, mais ne présentent aucun autre symptôme.

Ces verrues sont susceptibles de se développer petit à petit pour s’étendre de la vulve vers l’anus ou encore en partant du vagin vers le col. Il touche selon un certain ordre de fréquence :

  1. La vulve
  2. Le périnée
  3. L’anus
  4. Le canal anal
  5. Le vagin
  6. Et le col de l’utérus.

 

Les papillomavirus à risque  

Ce virus affecte la femme et présente des risques qui s’étendent sur le long terme. Si une femme est touchée par ce type de papillomavirus, il peut l’affecter pendant des dizaines d’années pour ensuite se développer en un cancer surtout lorsqu’il n’y a pas suivi. Dans ce cas-ci, l’organisme de chaque femme peut agir de différentes manières. Certaines femmes peuvent éliminer naturellement le virus de leur organisme, mais la majeure partie ne le peut pas. 

Les papillomavirus à risque sont qualifiés d’asymptomatiques. La personne ne se doute donc de rien pendant des années. On remarque également que les lésions induites restent bénignes pendant un bon bout de temps. D’où l’importance d’un suivi régulier dans le but de prévenir tout risque de complications.

Cette forme de tumeur maligne est aussi associée à l’apparition de certains cancers :

  • Sur le plan cutané, il est susceptible de provoquer un cancer de la peau qui est lié à l’épidermodysplasie verruciforme. Il s’agit d’une forme de cancer rare souvent génétique qui est dû aux PVH5 ainsi que le PVH8.
  • Sur le plan muqueux, il peut provoquer des carcinomes Ano génitaux.

Ce dernier est donc responsable du :

  • Cancer du col de l’utérus : c’est le papillomavirus le principal responsable de ce type de cancer. Le cancer du col de l’utérus est le 4ème cancer de la femme dans le monde.
  • Cancer de la vulve
  • Cancer du vagin
  • Cancer de l’anus
  • Cancer de la bouche
  • Cancer de la gorge.

 

Comment se propage l’infection du papillomavirus chez la femme ?

Il existe plusieurs types de papillomavirus (HPV) qui peuvent infecter les muqueuses et la peau. Ces virus peuvent toucher 

  • Tous les organes génitaux externes et internes
  • La région anale
  • La bouche
  • Certaines parties de la peau.

Par contre, il peut arriver que le HPV n’entraîne aucune maladie et la femme ne présente aucun symptôme. Dans ce cas-là, le virus est juste présent dans l’organisme de manière dormante et vient à disparaître petit à petit ou spontanément. Il peut arriver qu’une femme sujette à cette maladie présente des verrues sur la peau ou encore des condylomes qu’on connait sous le nom de « verrues génitales ».

 

Quelles sont les différentes causes du papillomavirus ?

Il est important de souligner que le papillomavirus chez la femme est particulièrement contagieux ! Les infections de ce virus se transmettent aussi bien par la bouche que par les mains (les caresses). La période de contamination la plus critique pour les femmes reste durant le début de l’activité sexuelle.

Le HPV peut donc se transmettre pendant l’acte sexuel même s’il n’y a pas de pénétration. Tout contact génital de la peau contre la peau devient le principal mode de transmission. Les rapports sexuels protégés ne sont donc en aucun cas une garantie absolue pour éviter la contagion.

Le papillomavirus peut aussi se transmettre par des supports souillés notamment par des linges de toilette sales. Il peut également s’attraper par :

  • Le contact d’une muqueuse infectée sur une muqueuse saine
  • Le biais d’un rapport sexuel vaginal
  • Un rapport oral et un rapport anal.

Par contre, il est à noter que le virus n’est nullement présent dans la salive, le sperme ou encore le sang.

Le papillomavirus peut également être attrapé à travers les petites plaies cutanées considérées comme des facteurs de risque de contamination. Ces dernières sont principalement des portes d’entrée des virus dans la peau. Ces plaies peuvent être provoquées par des coupures ou des griffures.

 

Comment détecter les symptômes du papillomavirus ?

Dans la plupart des cas, la contamination par les PVH reste sans symptômes. Il faut également prendre en compte que leur incubation varie de semaine en semaine et d’année en année. Toutefois, il existe quelques symptômes.

 

Sur le plan cutané

Sur le plan cutané, on détecte plusieurs types de verrues à savoir :

  • Les papillomes verruqueux : il s’agit d’excroissances dites filiformes et qui apparaissent sur la peau.
  • Les verrues planes : on parle d’élevures de petite taille sur la peau qui sont de couleur chair et qui peuvent être brunâtres. Celles-ci apparaissent généralement sur le visage.
  • Les verrues vulgaires : elles apparaissent surtout sur les orteils, les mains, les genoux et les coudes. Elles ont la même forme qu’un dôme très dur et rugueux de couleur blanchâtre.
  • La verrue plantaire : elle apparaît sur la plante des pieds et sous une zone blanchâtre. La myrmécie en fait partie et est ponctuée de petits points noirs. La verrue mosaïque est formée de plusieurs lésions de couleur blanche coalescentes.

 

Au niveau de la muqueuse

Sur le plan muqueux, tous les condylomes forment de petites excroissances de très petite taille (de quelques millimètres). Elles ont la même texture que les verrues cutanées et peuvent parfois avoir la forme de petites élevures de couleur rose ou brune. Leur couleur les rend particulièrement difficiles à détecter.  Dans certains cas, ces condylomes ne peuvent être détectés parce qu’ils sont invisibles à l’œil nu. Mais parfois, les symptômes apparaissent comme des saignements génitaux ou encore des démangeaisons.

 

Les traitements du papillomavirus

Le traitement du papillomavirus se fait selon : 

  • La tranche d’âge de la personne atteinte
  • La localisation des verrues
  • Le nombre de verrues
  • La morphologie des lésions
  • Mais surtout des préférences de la personne malade.

On distingue plusieurs types de traitement qui peuvent être effectués chez soi. L’application de crème ou de solution peut être envisagée pour les cas détectés assez tôt. Il peut également être traité avec l’association de produit à base de verrucide et de salicylés. On retrouve également des traitements effectués exclusivement par un médecin, un spécialiste ou un chirurgien, à savoir : 

  • L’exérèse chirurgicale : cette méthode se fait uniquement par curetage ou par bistouri
  • L’ablation chirurgicale : ce traitement consiste à utiliser un laser CO2 dans le but de détruire les condylomes ainsi que les verrues notamment les verrues des muqueuses et les verrues plantaires.
  • La cryothérapie : il s’agit d’un traitement par application d’azote liquide qui se réalise sur plusieurs séances.

En termes de prévention, les médecins préfèrent orienter les patients vers la vaccination HPV qui a pour objectif de prévenir toutes les lésions cancéreuses et précancéreuses surtout du col de l’utérus, de la vulve, du vagin et de l’anus. Il est également nécessaire de faire un dépistage par frottis cervical pour pouvoir prévenir le papillomavirus. Ce dépistage est le seul moyen de dépister le cancer du col de l’utérus. Il s’agit d’un examen gynécologique permettant de détecter les lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus. C’est par cette technique que l’on peut être sûre de soigner précocement et de prévenir ce cancer.

 

Ces traitements sont-ils remboursés ?

Ces traitements contre le papillomavirus sont remboursés par l’Assurance maladie sous prescription médicale. Concernant le vaccin contre le papillomavirus, il est remboursé à hauteur de 65 % pour les jeunes filles de 11 à 15 ans. Ensuite vient un rattrapage entre 15 jusqu’à 20 ans. En France, il est donc recommandé pour toutes les filles bien avant l’entrée dans leur vie sexuelle. Au-delà de cette tranche d’âge, le remboursement reste le même pour toutes les femmes.

Afin de bénéficier d’un remboursement total, il est vivement recommandé de souscrire à une mutuelle. Prenez soin de bien comparer les devis afin de bénéficier d’une meilleure prise en charge. Certaines mutuelles vous proposent un remboursement total incluant même les tests de frottis et tous les types de traitement.

Difficile à détecter, notamment chez les individus présentant peu ou pas de symptôme, le papillomavirus doit être pris au sérieux. Il est également important de savoir qu’à partir de l’âge de 25 ans, toute femme (vaccinée ou non) doit obligatoirement à nouveau effectuer le frottis. Ensuite, ce test doit impérativement être réalisé tous les trois ans.