Tout Savoir Sur La Varicelle : Symptômes, Traitements et Prévention Adaptés

La varicelle n'est pas qu'une simple maladie infantile. Chez les adultes et seniors, elle peut entraîner des complications sérieuses. Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur cette pathologie virale : symptômes caractéristiques, traitements adaptés, prévention par vaccination, et prise en charge par votre mutuelle santé.

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Dr. Marie Dupont

Medecin Generaliste

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Information Santé

Cet article est fourni à titre informatif. Il ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Consultez toujours votre médecin pour des conseils personnalisés.

Tout Savoir Sur La Varicelle : Symptômes, Traitements et Prévention Adaptés
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Points clés à retenir

Chaque année, la varicelle touche près de 700 000 personnes en France, principalement des enfants. Mais saviez-vous que cette maladie infantile peut se révéler beaucoup plus dangereuse à l’âge adulte ? Pour les seniors et personnes fragiles, comprendre cette pathologie virale devient essentiel pour se protéger efficacement.

Dans ce guide complet, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la varicelle : ses symptômes caractéristiques, les traitements disponibles, les mesures de prévention efficaces, et comment votre mutuelle santé peut vous accompagner dans la prise en charge.

Qu’est-ce que la varicelle et comment se transmet-elle ?

La varicelle est une maladie infectieuse très contagieuse causée par le virus varicelle-zona (VZV), également appelé herpès virus humain de type 3. Contrairement aux idées reçues, elle ne touche pas uniquement les enfants : environ 10% des cas concernent des personnes de plus de 10 ans.

Le virus varicelle-zona : un agent infectieux persistant

Le VZV appartient à la famille des herpès-virus. Une fois contracté, il reste présent à vie dans l’organisme, dormant dans les ganglions nerveux situés le long de la colonne vertébrale. Des années plus tard, il peut se réactiver et provoquer un zona, une éruption cutanée douloureuse localisée.

Cette particularité rend le virus particulièrement préoccupant pour les seniors : le risque de zona augmente significativement après 50 ans, touchant environ 20% des personnes ayant eu la varicelle dans leur enfance.

Modes de transmission de la varicelle

La varicelle se transmet de deux manières principales :

  • Par voie aérienne : en respirant des gouttelettes de salive émises par une personne infectée lorsqu’elle tousse, éternue ou parle
  • Par contact direct : en touchant le liquide contenu dans les vésicules (boutons) d’une personne malade
  • Depuis un zona : le liquide des vésicules d’un zona peut également transmettre la varicelle par contact cutané

La contagiosité est maximale dans les 24 à 48 heures avant l’apparition des premiers boutons, rendant la prévention particulièrement difficile. La période d’incubation dure en moyenne 14 jours, avec des extrêmes de 10 à 21 jours.

Quels sont les symptômes de la varicelle chez l’adulte et le senior ?

Les manifestations de la varicelle chez l’adulte sont généralement plus marquées et plus gênantes que chez l’enfant. Il est crucial de les reconnaître rapidement pour consulter un médecin sans délai.

Les signes précurseurs

Avant l’apparition des boutons caractéristiques, plusieurs symptômes peuvent alerter :

  • Fièvre modérée (38-39°C)
  • Fatigue intense et sensation de malaise général
  • Maux de tête
  • Perte d’appétit
  • Parfois une légère toux ou un nez qui coule

L’éruption cutanée caractéristique

L’éruption apparaît généralement 1 à 2 jours après les premiers symptômes. Elle se développe par poussées successives pendant 4 à 5 jours :

  1. Macules : petites taches rouges de 2-3 mm apparaissant d’abord sur le visage et le tronc
  2. Papules : les taches se transforment en boutons légèrement surélevés
  3. Vésicules : petites cloques remplies d’un liquide clair très contagieux, provoquant d’intenses démangeaisons
  4. Croûtes : les vésicules sèchent en 5 à 7 jours et forment des croûtes qui tombent après 10 jours environ

Chez l’adulte, l’éruption est souvent beaucoup plus abondante et profuse que chez l’enfant, avec plusieurs centaines de vésicules couvrant l’ensemble du corps, y compris le cuir chevelu, la bouche et parfois les organes génitaux.

Symptômes plus intenses après 50 ans

Les adultes et seniors présentent généralement :

  • Une fièvre plus élevée et prolongée
  • Des démangeaisons plus importantes
  • Une fatigue plus marquée
  • Un nombre de lésions cutanées significativement plus élevé
  • Des douleurs articulaires et musculaires

Varicelle chez l’adulte : quelles complications redouter ?

La varicelle est rare chez l’adulte mais beaucoup plus grave. Les données françaises montrent que 70% des décès liés à la varicelle concernent les plus de 10 ans, alors qu’ils ne représentent que 10% des cas. Cette disproportion témoigne de la gravité potentielle de la maladie à l’âge adulte.

Les complications cutanées

La surinfection bactérienne des vésicules constitue la complication la plus fréquente. Elle survient lorsque les boutons sont grattés et que des bactéries (staphylocoques ou streptocoques) pénètrent dans la peau. Ces surinfections peuvent laisser des cicatrices permanentes et nécessitent un traitement antibiotique.

Les complications respiratoires graves

La pneumonie varicelleuse représente une urgence médicale absolue. Elle se manifeste par :

  • Un essoufflement important
  • Une douleur thoracique
  • Une toux sèche avec parfois des crachats sanglants
  • Une aggravation rapide de l’état général

Cette complication touche principalement les adultes et nécessite une hospitalisation immédiate avec traitement antiviral. Sans prise en charge rapide, elle peut mettre la vie en danger.

Les complications neurologiques

Bien que rares, les atteintes du système nerveux sont particulièrement redoutées :

  • Méningite : inflammation des enveloppes du cerveau
  • Encéphalite : inflammation du cerveau lui-même, pouvant entraîner des convulsions, des troubles de la conscience et laisser des séquelles neurologiques permanentes
  • Ataxie cérébelleuse : troubles de l’équilibre et de la coordination

Risques spécifiques pour les personnes fragiles

Certaines populations présentent un risque accru de formes graves :

  • Personnes immunodéprimées : patients sous chimiothérapie, atteints du VIH, ou recevant des traitements immunosuppresseurs
  • Femmes enceintes : risque de malformations fœtales si l’infection survient pendant la grossesse, particulièrement entre la 7ème et la 20ème semaine
  • Nouveau-nés : si la mère développe la varicelle dans les 5 jours précédant ou les 2 jours suivant l’accouchement, le risque de décès néonatal atteint 30% sans traitement

Quel traitement pour soulager la varicelle ?

La varicelle étant d’origine virale, les antibiotiques sont inefficaces. Le traitement varie selon la gravité de l’infection et le profil du patient.

Traitement symptomatique des formes bénignes

Pour les formes non compliquées, le médecin prescrit un traitement visant à soulager les symptômes :

  • Paracétamol : pour faire baisser la fièvre et soulager les douleurs (attention : l’aspirine et les anti-inflammatoires sont formellement contre-indiqués car ils augmentent le risque de complications graves)
  • Antihistaminiques : pour réduire les démangeaisons et limiter le grattage
  • Solutions antiseptiques : à appliquer sur les lésions après le bain quotidien pour prévenir les surinfections

Mesures d’hygiène essentielles

Plusieurs précautions permettent d’éviter les complications :

  • Couper les ongles courts pour limiter les lésions de grattage
  • Prendre un bain ou une douche tiède quotidienne avec un savon surgras
  • Sécher la peau en tamponnant délicatement, sans frotter
  • Porter des vêtements amples en coton pour éviter la macération
  • Se laver fréquemment les mains
  • Maintenir une température fraîche dans les pièces (19°C)

Traitements antiviraux pour les cas graves

Un traitement antiviral oral (aciclovir, valaciclovir) est recommandé dans plusieurs situations :

  • Adultes et adolescents de plus de 12 ans
  • Femmes enceintes (dans les 8 à 10 jours avant l’accouchement)
  • Nouveau-nés dont la mère a développé une varicelle autour de l’accouchement
  • Personnes immunodéprimées
  • Patients présentant des complications (pneumonie, encéphalite)

Ces traitements doivent être débutés le plus tôt possible, idéalement dans les 24 premières heures de l’éruption, pour être pleinement efficaces. Les formes graves nécessitent une hospitalisation avec administration intraveineuse d’antiviraux.

Antibiotiques en cas de surinfection

Un traitement antibiotique n’est prescrit qu’en cas de surinfection bactérienne avérée des lésions cutanées (impétigo, cellulite). Le médecin identifie cette complication par l’apparition de signes spécifiques : rougeur et chaleur autour des lésions, écoulement purulent, fièvre persistante.

Comment prévenir la varicelle ? Le rôle de la vaccination

La vaccination représente aujourd’hui le moyen le plus efficace de prévenir la varicelle et ses complications potentiellement graves chez l’adulte.

Pourquoi se faire vacciner contre la varicelle ?

Le vaccin offre une protection de 85 à 90% contre toutes les formes de varicelle et de 95% contre les formes sévères. Même si une varicelle se développe malgré la vaccination, elle sera généralement beaucoup plus légère : moins de fièvre, moins de vésicules, récupération plus rapide.

La vaccination présente plusieurs avantages majeurs :

  • Protection personnelle contre les complications graves
  • Réduction de la transmission aux personnes fragiles de l’entourage
  • Diminution du risque de zona plus tard dans la vie
  • Économies sur les frais médicaux et les arrêts de travail

Qui devrait se faire vacciner ?

En France, la vaccination contre la varicelle n’est pas généralisée à tous les enfants mais fortement recommandée pour certaines populations à risque :

  • Adolescents et adultes de plus de 12 ans sans antécédent de varicelle
  • Femmes en âge de procréer non immunisées (attention : la vaccination est contre-indiquée pendant la grossesse et une contraception est nécessaire pendant 1 mois après l’injection)
  • Professionnels de santé et de la petite enfance non immunisés
  • Personnes en contact avec des immunodéprimés
  • Candidats à une greffe d’organe (dans les 6 mois précédant la greffe)
  • Vaccination post-exposition : toute personne non immunisée exposée à un cas de varicelle (efficace si réalisée dans les 3 jours suivant le contact)

Schéma vaccinal et vaccins disponibles

Deux vaccins vivants atténués sont commercialisés en France : Varilrix® et Varivax®. Le schéma vaccinal comprend :

  • Deux doses espacées de 4 à 8 semaines (Varivax®) ou de 6 à 10 semaines (Varilrix®) pour les adolescents et adultes
  • Protection à vie après les deux doses, sans nécessité de rappel

Il est possible de vérifier son statut immunitaire par une simple prise de sang (sérologie) si l’on ne sait pas si l’on a eu la varicelle dans l’enfance. La présence d’anticorps IgG confirme l’immunité.

Mesures de prévention en cas d’épidémie

Pour limiter la propagation du virus en collectivité :

  • Éviction scolaire ou professionnelle jusqu’à ce que toutes les lésions soient au stade de croûtes
  • Port du masque en présence de personnes à risque
  • Aération quotidienne des pièces
  • Éviter le contact avec les femmes enceintes, nouveau-nés et personnes immunodéprimées
  • Se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir jetable en cas de toux ou d’éternuement
  • Lavage régulier des mains

Varicelle et mutuelle santé : quelle prise en charge financière ?

La vaccination contre la varicelle et le traitement de la maladie peuvent représenter un coût non négligeable. Comprendre les modalités de remboursement permet d’optimiser votre budget santé.

Remboursement du vaccin par l’Assurance Maladie

Le vaccin contre la varicelle (Varilrix® ou Varivax®) coûte environ 36 à 37 euros. L’Assurance Maladie le rembourse à hauteur de 65% dans certaines situations spécifiques :

  • Adultes de 18 ans et plus présentant une éruption dans les 3 jours suivant une exposition au virus
  • Étudiants en première année d’études médicales ou paramédicales
  • Enfants candidats à une greffe d’organe solide (dans les 6 mois précédant la greffe)

Pour les autres situations, le vaccin n’est pas remboursé par la Sécurité sociale. Il reste donc à votre charge, sauf si votre mutuelle santé prévoit une prise en charge.

Remboursement de l’acte d’injection

L’injection du vaccin est remboursée séparément par l’Assurance Maladie :

  • 70% si réalisée par un médecin, une sage-femme ou un pharmacien
  • 60% si effectuée par une infirmière sur prescription

Le ticket modérateur (part restant à votre charge) peut être complété par votre mutuelle santé selon votre contrat.

Prise en charge des consultations et traitements

En cas de varicelle déclarée :

  • Les consultations médicales sont remboursées à 70% par l’Assurance Maladie
  • Les médicaments prescrits (paracétamol, antihistaminiques, antiseptiques) sont remboursés à 65%
  • Les antiviraux prescrits dans les formes graves sont remboursés à 65%
  • En cas d’hospitalisation, la prise en charge atteint 80% (hors forfait hospitalier)

Le rôle complémentaire de votre mutuelle santé

Une bonne mutuelle santé pour seniors peut significativement réduire votre reste à charge :

  • Complément du ticket modérateur : remboursement de la part non prise en charge par la Sécurité sociale
  • Forfait prévention : certaines mutuelles proposent un forfait annuel (50 à 250 euros) couvrant les vaccins non remboursés ou partiellement remboursés
  • Forfait hospitalier : prise en charge des frais de séjour en cas d’hospitalisation
  • Dépassements d’honoraires : remboursement partiel ou total selon le niveau de garantie

Pour les seniors, il est recommandé de choisir une mutuelle offrant :

  • Un bon niveau de remboursement en hospitalisation (complications possibles)
  • Un forfait prévention incluant les vaccins recommandés après 50 ans
  • Une prise en charge des médicaments à 100% minimum

Varicelle et zona : comprendre le lien pour mieux se protéger

Après une varicelle, le virus ne disparaît jamais complètement de l’organisme. Il reste latent dans les ganglions nerveux et peut se réactiver des années plus tard sous forme de zona.

Le zona : une réactivation du virus de la varicelle

Le zona touche environ 20% des personnes ayant eu la varicelle, principalement après 50 ans. Il se manifeste par :

  • Une éruption de vésicules douloureuses localisée le long d’un nerf (souvent sur le thorax ou le visage)
  • Des douleurs intenses pouvant persister plusieurs mois après la guérison (névralgies post-zostériennes)
  • Des complications potentielles : atteintes oculaires (zona ophtalmique), complications neurologiques

Facteurs favorisant la réactivation

Plusieurs situations peuvent déclencher un zona :

  • L’âge avancé (diminution naturelle de l’immunité)
  • Le stress intense ou un choc émotionnel
  • La fatigue chronique
  • Une maladie affaiblissant le système immunitaire (cancer, VIH)
  • Des traitements immunosuppresseurs

Vaccination contre le zona après 65 ans

Depuis 2015, un vaccin spécifique contre le zona (Zostavax®) est recommandé en France pour les personnes de 65 à 74 ans révolus. Un nouveau vaccin (Shingrix®) encore plus efficace est également disponible.

La vaccination contre le zona :

  • Réduit de 50% le risque de développer un zona
  • Diminue significativement la sévérité et la durée des douleurs en cas de zona
  • Prévient les névralgies post-zostériennes invalidantes

Le vaccin contre le zona est remboursé à 30% par l’Assurance Maladie pour les 65-74 ans. Votre mutuelle santé peut compléter cette prise en charge selon votre contrat.

Situations particulières : grossesse, immunodépression et maladies chroniques

Varicelle et grossesse : vigilance maximale

Environ 500 femmes enceintes contractent la varicelle chaque année en France. Les risques varient selon le moment de l’infection :

  • 1er trimestre : risque de fausse couche et de malformations fœtales (syndrome de varicelle congénitale)
  • 2ème trimestre : risque de zona chez le nouveau-né dans les premiers mois de vie
  • Autour de l’accouchement : risque de varicelle néonatale gravissime (30% de mortalité sans traitement)

En cas d’exposition pendant la grossesse, la femme enceinte non immunisée doit recevoir des immunoglobulines spécifiques dans les 96 heures. Une surveillance rapprochée avec échographies fœtales est mise en place.

Personnes immunodéprimées : risque majeur

Les patients sous chimiothérapie, atteints du VIH non contrôlé, ou recevant des traitements immunosuppresseurs présentent un risque élevé de varicelle fulminante avec :

  • Éruption profuse généralisée
  • Atteintes viscérales multiples (poumons, foie, cerveau)
  • Mortalité pouvant dépasser 20% en l’absence de traitement

Pour ces patients, la prévention est cruciale : vaccination de l’entourage, administration d’immunoglobulines en cas d’exposition, traitement antiviral précoce au moindre signe.

Seniors et maladies chroniques

Les personnes âgées souffrant de pathologies chroniques (diabète, insuffisance respiratoire, maladies cardiovasculaires) ont un risque accru de complications. Une surveillance médicale rapprochée et parfois une hospitalisation préventive sont recommandées.

Agissez pour votre santé : conseils pratiques et prévention au quotidien

Vérifiez votre statut immunitaire

Si vous avez un doute sur le fait d’avoir contracté la varicelle dans votre enfance, une simple prise de sang permet de vérifier votre immunité. Cette démarche est particulièrement recommandée pour :

  • Les femmes envisageant une grossesse
  • Les professionnels en contact avec des enfants ou des personnes fragiles
  • Les personnes de plus de 50 ans originaires de pays tropicaux (où la varicelle est moins fréquente dans l’enfance)
  • Toute personne en contact régulier avec des immunodéprimés

Adaptez votre couverture santé

Pour optimiser votre protection financière :

  • Vérifiez que votre mutuelle inclut un forfait prévention couvrant les vaccins recommandés
  • Privilégiez les contrats offrant de bons remboursements en hospitalisation
  • Comparez les mutuelles seniors en ligne pour trouver le meilleur rapport qualité-prix
  • Demandez à votre conseiller les garanties spécifiques pour la prévention des maladies infectieuses

Surveillez les signes d’alerte

Consultez en urgence si vous développez une varicelle avec :

  • Des difficultés respiratoires ou une toux avec crachats sanglants
  • Des troubles de la conscience, confusion ou convulsions
  • Des douleurs thoraciques intenses
  • Une fièvre très élevée persistante malgré le paracétamol
  • Des lésions cutanées très rouges, chaudes et douloureuses (surinfection)
  • Des lésions près des yeux

Protégez votre entourage

Si vous développez une varicelle :

  • Isolez-vous jusqu’à ce que toutes les lésions soient croûteuses
  • Informez rapidement votre médecin et les personnes exposées
  • Évitez tout contact avec les femmes enceintes, nouveau-nés et immunodéprimés
  • Portez un masque si vous devez sortir pour raison médicale
  • Désinfectez régulièrement les surfaces touchées

La varicelle n’est donc pas une maladie à prendre à la légère après 50 ans. Entre complications potentiellement graves, risque de zona et impact sur la qualité de vie, cette pathologie mérite toute votre attention. La vaccination reste votre meilleur allié pour vous protéger efficacement, tandis qu’une mutuelle santé adaptée vous garantit une prise en charge optimale des frais de prévention et de soins. N’attendez pas : parlez-en dès aujourd’hui à votre médecin traitant pour évaluer votre situation personnelle et mettre en place les mesures de protection les plus appropriées.

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Sources et références

  1. 1
    Ameli.fr - Diagnostic et traitement de la varicelle
    www.ameli.fr
    Consulté le 2024
  2. 2
    Vaccination Info Service - Varicelle
    vaccination-info-service.fr
    Consulté le 2024
  3. 3
    Santé Publique France - La varicelle
    www.santepubliquefrance.fr
    Consulté le 2024
  4. 4
    VIDAL - Varicelle : symptômes, causes, traitements et prévention
    www.vidal.fr
    Consulté le 2024
  5. 5
    Ameli.fr - Prévenir la varicelle
    www.ameli.fr
    Consulté le 2024

Questions fréquentes

4 questions
Non, il n'est pas possible d'avoir la varicelle deux fois. Cette maladie est immunisante : une fois que vous l'avez contractée, votre organisme développe des anticorps qui vous protègent à vie contre une nouvelle infection. Cependant, le virus reste dormant dans vos ganglions nerveux et peut se réactiver des années plus tard sous forme de zona, une maladie différente mais causée par le même virus varicelle-zona. Dans de très rares cas, des personnes vaccinées ou ayant eu une forme très discrète de varicelle peuvent développer la maladie, mais celle-ci sera généralement beaucoup plus légère.
La durée totale de la varicelle chez l'adulte est d'environ 10 à 15 jours. La période d'incubation (entre le contact avec le virus et l'apparition des symptômes) dure 10 à 21 jours, avec une moyenne de 14 jours. Les premiers symptômes (fièvre, fatigue) apparaissent 1 à 2 jours avant l'éruption. Les boutons évoluent par poussées successives pendant 4 à 5 jours, puis les vésicules sèchent en 5 à 7 jours et les croûtes tombent après environ 10 jours. La personne reste contagieuse jusqu'à ce que toutes les lésions soient au stade de croûtes. Chez l'adulte, la maladie est souvent plus longue et plus intense que chez l'enfant.
La varicelle après 50 ans présente des risques significativement plus élevés de complications graves. Les principales complications incluent : la pneumonie varicelleuse (infection des poumons avec risque vital), les complications neurologiques (méningite, encéphalite pouvant laisser des séquelles), les surinfections cutanées bactériennes sévères, et une éruption beaucoup plus abondante et invalidante. Les statistiques françaises montrent que 70% des décès liés à la varicelle concernent les plus de 10 ans. De plus, après une varicelle, le risque de développer un zona augmente considérablement après 50 ans, touchant environ 20% des personnes. C'est pourquoi la vaccination est fortement recommandée pour les adultes non immunisés.
Le vaccin contre la varicelle coûte environ 36 à 37 euros et est remboursé par l'Assurance Maladie à hauteur de 65% dans certaines situations spécifiques : adultes de 18 ans et plus exposés au virus (vaccination dans les 3 jours), étudiants en première année d'études médicales ou paramédicales, et enfants candidats à une greffe d'organe. Pour les autres situations, le vaccin n'est pas remboursé par la Sécurité sociale. Cependant, de nombreuses mutuelles santé proposent des forfaits prévention (de 50 à 250 euros par an selon les contrats) qui peuvent prendre en charge tout ou partie du coût des vaccins non remboursés. Il est recommandé de vérifier les garanties de votre contrat de mutuelle ou de comparer les offres pour optimiser votre prise en charge.

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Dr. Marie Dupont
✍️ À propos de l'auteur

Dr. Marie Dupont

Medecin Generaliste

Médecin généraliste depuis 22 ans, spécialisée dans la prise en charge des seniors. Diplômée de la Faculté de Médecine de Paris Descartes, elle accompagne les patients de plus de 55 ans dans leur parcours de santé et les conseille sur le choix de leur complémentaire santé.

22 ans d'expérience Sante seniors