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Le Séresta : anxiolytique à base d’Oxazépam

Ce grand dossier vous apporte les lumières sur ce médicament : qu’est-ce que c’est ? Qui peut le prendre et quand ? Comment et à quelle quantité est-ce administré ? Quels effets secondaires ?

 

Le Séresta : indications et contre-indications

Le Séresta est un anxiolytique. Le médicament se présente sous forme de comprimé sécable blanc de 10 mg. Une variante en comprimé rose de 50 mg est aussi disponible en pharmacie.

Son principal actif est l’Oxazépam. Les boîtes contiennent respectivement 25, 30 ou 100 comprimés. Les comprimés sont emballés dans des plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

Les excipients du Seresta sont :

  • L’amidon de riz
  • La cellulose microcristalline
  • Le lactose (à effet notoire)
  • Du stéarate de magnésium
  • Du talc

 

Les caractères pharmacodynamiques

L’oxazépam fait partie des benzodiazépines. Cette appartenance explique les effets tranquillisants du Séresta.

Ci-après ses propriétés pharmacodynamiques (familières à celles des benzodiazépines)

  • L’oxazépam dispose d’un effet myorelaxant (effet décontractant sur les muscles)
  • Il est de caractère psychotrope : un anxiolytique.
  • L’oxazépam est un agent sédatif
  • L’oxazépam présente un effet hypnotique, anticonvulsif et amnésique.

 

Les caractères pharmacocinétique

 

L’absorption de l’organisme

L’oxazépam se résorbe facilement. Sa durée de dissolution est estimée à 2 heures environ. Il affiche une vitesse d’absorption de 90 à 95 %. La biodisponibilité est indépendante de l’alimentation.

 

Le métabolisme et élimination du produit

L’oxazépam s’élimine dans le foie. La métabolisation se produit dans cet organe. Il affiche une demi-vie de 8 heures en moyenne.

 

L’utilisation du Séresta

Ce médicament agit dans le traitement symptomatique des manifestations anxieuses. Ces dernières peuvent être sévères et/ou incapacitantes.

 

Traiter le Délirium Tremens

Le Séresta est également efficace pour le traitement du délirium tremens, une dysfonction neurologique sévère relative au symptôme de sevrage alcoolique.

Rappelons que ce syndrome se manifeste par un état d’agitation accompagné d’une forte fièvre, de tremblements, des signes apparentés à l’intoxication à l’alcool.

 

Les contre-indications

Le Séresta demeure non recommandé pour les personnes sujettes à :

  • une allergie à l’un des composants,
  • une insuffisance respiratoire sévère (risque d’augmentation de complications)
  • un syndrome d’apnée du sommeil.
  • Une insuffisance hépatique sévère, aiguë ou chronique (risque d’encéphalopathie)
  • la myasthénie.

La présence d’un des symptômes des affections susmentionnées peut conduire à de graves problèmes sanitaires.

 

Les mises en gardes et précautions d’emploi du Séresta

 

Les risques d’intolérances

Le Séresta contient des composants à effet notoires. Le lactose en fait partie. L’administration et l’usage de ce médicament sont strictement interdits en cas de :

  • Intolérance au galactose.
  • Insuffisance en lactase de Lapp.
  • Syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

 

La tolérance pharmacologique

L’utilisation d’un anxiolytique s’estompe à long terme. Les doses seront ajustées en fonction des réactions du patient. L’administration de l’oxazépam se limite à 12 semaines tout au plus.

 

Les risques de dépendance

Le traitement à base d’oxazépam peut conduire à une accoutumance physique et psychique.

Des paramètres accroissent ce risque d’accoutumance. Ces facteurs sont :

  • La durée du traitement qui est susceptible d’habituer votre organisme à la prise du médicament
  • Le dosage qui agit sur la tolérance de votre organisme. De fortes doses peuvent faciliter la dépendance du corps aux benzodiazépines.
  • Une dépendance confirmée à des médicaments ou à l’alcool.

Même en l’absence de ces facteurs favorables, le risque d’accoutumance reste d’actualité pour tous traitements au séresta.

La dépendance peut évidemment amener le médecin à interrompre votre cure. Mais un phénomène de sevrage est possible de survenir suite à cet arrêt subit.

Les symptômes de dépendances sont les suivants :

  • Une insomnie.
  • Des maux de tête.
  • Des crises d’anxiété sévère.
  • Des douleurs musculaires (myalgies).
  • Des tensions musculaires.
  • Une irritabilité.

Ces signes susmentionnés peuvent se produire fréquemment ou au contraire se manifester de manière banale.

 

Des effets secondaires rares

  • Des crises d’agitations voire un état de confusion.
  • Des troubles de sensibilité : vos extrémités perçoivent des sensations anormales.
  • Une hyperactivité à la lumière, au bruit, et au contact physique.
  • Une dépersonnalisation.
  • Une perte de familiarité avec votre environnement.
  • La présence d’hallucinations.
  • Des crises de convulsions.

Notes

  • Des phénomènes de sevrages peuvent apparaître lors de l’interruption de la prise du médicament.
  • L’administration à court terme des benzodiazépines augmente les risques de cette manifestation
  • La prise de doses en quantité élevée favorise l’apparition de crises entre deux prises.
  • La concomitance de plusieurs benzodiazépines facilite la pharmacodépendance.

 

L’apparition de phénomène de rebond

Ce phénomène se déroule fréquemment à la fin d’une thérapie. Cette phase reste toutefois provisoire et marque la transition entre votre guérison et la fin de votre traitement.

Une aggravation de l’état anxieux caractérise cette étape.

 

Amnésie et altérations d’états

Vous pourrez être victime d’amnésie de fixation. Des dysfonctionnements psychomoteurs peuvent aussi apparaître après la prise de l’oxazépam.

Parmi les altérations d’états, vous afficherez probablement aussi des troubles comportementaux.

Les benzodiazépines sont susceptibles d’altérer la conscience et la mémoire.

Les symptômes suivants deviennent visibles :

  • Vous subissez des insomnies plus sévères. Des cauchemars et/ou agitations accompagnent votre état. Vous êtes toujours très nerveux.
  • La présence d’idées délirantes, d’hallucinations survient. Vous confondez la réalité et l’imaginaire (état confuso-onirique). Vous êtes victimes de symptômes de psychose.
  • Une perte de personnalité apparente avec impulsivité.
  • Des moments d’euphorie ou d’irritabilité sans raison.
  • Une amnésie antérograde.
  • Une docilité déconcertante du patient.

Ce phénomène peut inclure des problèmes dangereux, par exemple des menaces vous concernant ou touchant votre entourage. Ces troubles sont :

  • Vous vous comportez de manière inhabituelle.
  • Vous devenez agressif envers vous-mêmes ou votre entourage. Les tentatives de gêne accentuent cet état.
  • Vous perdez votre libre arbitre. Vous agissez automatiquement. Et des amnésies post-événementielles apparaissent.

Tous ces signes amènent à l’arrêt du traitement.

 

Les risques liés à l’accumulation et aux concomitances de produits

Le seresta reste dans votre organisme pendant 5 demi-vies, ce qui équivaut à 40 heures environ.

Cette demi-vie peut éventuellement augmenter :

  • Chez des personnes âgées.
  • Les personnes souffrant d’insuffisance rénale ou hépatique.

Les administrations répétées du médicament augmentent le niveau du plateau d’équilibre, d’où la nécessité de l’ajustement des doses.

 

Associations dangereuses

Évitez les associations suivantes pour prévenir des conséquences dévastatrices

 

Alcool

L’association de l’oxazépam à l’alcool entraîne l’altération de votre vigilance. Il est ainsi défendu de prendre le volant si vous avez pris un verre en cours de traitement. Il est conseillé d’arrêter l’alcool durant votre cure.

Toute autre utilisation de machine comporte des risques, car une accumulation des effets sédatifs n’est pas à écarter.

 

Association avec d’autres médicaments

Les mêmes effets néfastes mentionnés ci-dessus s’observent dans le cas de l’association de l’oxazépam aux médicaments suivants :

  • Les dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution autres que buprénorphine).
  • Les neuroleptiques.
  • Les barbituriques et autres anxiolytiques.
  • Les hypnotiques.
  • Les antidépresseurs sédatifs.
  • Les antihistaminiques H1 sédatifs.
  • Les antihypertenseurs centraux.
  • Le baclofène.
  • Les thalidomides.

Associer le Séresta à l’un de ces produits peut également accentuer une déficience respiratoire voire la mort en cas de surdosage.

 

Combiner le Séresta avec des opioïdes

Une telle combinaison est à l’origine des circonstances suivantes :

  • Un risque de sédation.
  • Une déficience respiratoire.
  • Un coma.
  • Un décès.

Ces conséquences sont les résultats de l’ajout de l’effet dépresseur sur le Système nerveux Central (SNC).

Cette concomitance de produits sera prohibée seulement en cas de nécessité absolue. Le dosage et la durée seront ajustés au minimum possible.

L’association de l’oxazépam avec le buprénorphine exige une évaluation du rapport-bénéfice/risque. Le médecin vous avisera sur l’importance du respect des doses.

 

Le mode d’utilisation diffère d’un patient à un autre

La prescription du Séresta dépend des critères suivants :

 

L’âge du patient

Les effets des benzodiazépines accroissent chez les patients âgés. Un effet de sédation est susceptible de survenir. L’action myorelaxante du Séresta peut chez ces derniers altérer le contrôle sur les mouvements. Des chutes considérées dangereuses peuvent résulter de ces troubles du mouvement.

Les mesures de précautions s’appliquent toujours en cas d’antécédents avec l’alcool ou autres accoutumances.

L’absence d’étude clinique chez l’enfant rend dangereuse son utilisation pour la population de cette tranche d’âge. Les évaluations du risque/bénéfice seront minutieusement étudiées. Dans tous les cas, le traitement reste à éviter autant que possible.

 

L’état psychique du patient

Les effets indésirables dépendent de l’état du sujet traité :

 

Un patient avec une dépression majeure

  • La dépression peut évoluer avec persistance.
  • Si elle persiste, le risque suicidaire augmente.

 

Chez la femme enceinte

Observation de plusieurs effets néfastes sur le fœtus. Les benzodiazépines restent bénignes durant le 1er trimestre de la grossesse. Les spécialistes notent l’absence de malformations. Mais le risque d’incidents de fente labio-palatines descendrait à 2/1000. La normale est de 1/1000.

 

Chez le nouveau-né

Une forte dose au 2 d et/ou 3e trimestre de grossesse peut diminuer les mouvements actifs fœtaux. Notons que le rythme cardiaque fœtal varie d’un fœtus à un autre.

Signalons également que le Séresta peut causer des lésions réversibles chez le nouveau-né. Les fortes doses peuvent effectivement entraîner une déficience respiratoire ou apnée. Le nourrisson peut souffrir d’une hypothermie ou subir un syndrome de sevrage.

Suite à ces données, le Séresta reste déconseillé en période de grossesse. Vous devrez être informé de tous les risques en cas de prescription. Cela aboutira à une réévaluation du traitement.

Cette procédure s’applique aussi en fin de grossesse pour éviter les risques de complications chez la mère et l’enfant.

 

Mères allaitantes

La prise du médicament pendant la durée d’allaitement n’est pas recommandée.

 

Les effets indésirables du Séresta

Les effets tiennent de la dose prescrite et de l’état du patient. Les conséquences neuropsychiatriques possibles sont :

  • Une amnésie antérograde au cours de la thérapie. Le risque augmente proportionnellement à la dose.
  • Des troubles comportementaux,
  • Des modifications de la conscience,
  • Une irritabilité,
  • De l’agressivité,
  • De l’agitation,
  • Une dépendance physique et psychique de votre organisme, et ce au cours même de votre traitement. Cette dépendance peut s’accompagner du syndrome de sevrage ou de rebond à l’interruption du traitement,
  • La sensation de délire,
  • Des maux de tête,
  • La perte de coordination des mouvements,
  • Une somnolence,
  • La perte de vigilance,
  • Un état de confusion (pouvant induire à un coma),
  • Une insomnie,
  • La présence de cauchemars,
  • Des tensions nerveuses.
  • Une modification de vos désirs sexuels.

Des signes physiques peuvent aussi survenir :

  • Des éruptions cutanées : ces dernières peuvent être source de démangeaisons ou pas.
  • Les risques d’hypotonie musculaire, d’asthénie, de malaise,
  • Risques de chutes dangereuses pour les personnes âgées,
  • Vos yeux verront les objets en double.
  • De rares cas d’hypotension : cela arrive surtout en cas de concomitance avec un hypertenseur.

 

Les risques liés au surdosage

Le surdosage implique la manifestation de différents états de troubles. Ces derniers diffèrent proportionnellement à la dose administrée.

Ci-après les signes propres à un surdosage :

  • Une dépression du SNC indique généralement un surdosage. Cela peut ensuite aller de la somnolence au coma,
  • Une confusion mentale ou une léthargie caractérise un surdosage inoffensif,
  • Une ataxie,
  • Une hypotonie,
  • Une hypotension,
  • Une insuffisance respiratoire,
  • Un décès (seulement en cas d’excès grave)

 

Les mesures à prendre en cas d’excès

  • Si l’excès est remarqué dans un délai d’une heure maximum, provoquer un vomissement est un moyen efficace d’atténuer les conséquences avant de se rendre chez le médecin.
  • En cas d’inconscience, un lavage gastrique sera pratiqué.
  • Si l’excès dépasse une heure, la prise d’un charbon actif servira à résorber le médicament.

Dans tous les cas, il est impératif de contacter les secours.

 

Comment prendre Séresta ?

La dose de Séresta à administrer à un patient est ajustée suivant état. La posologie est donc catégoriquement individuelle et la prise se fait sur prescription médicale uniquement.

  • Le Séresta s’absorbe par voie orale avec un verre d’eau.
  • La durée du traitement est limitée entre 8 à 12 semaines (voir la notice/Mises en garde).
  • En cas de surdosage, contactez votre médecin ou pharmacien.
  • En cas d’oubli de la prise d’un comprimé, l’administration de double dose est prohibée. La compensation est interdite.

 

Le dosage

Deux critères sont pris en compte pour déterminer la dose idéale pour un patient : l’âge et l’état de ce dernier. Mais, le patient adulte normal prend généralement au quotidien 20 à 60 mg de Séresta. Cette dose peut monter à 150 mg/Jour en cas de traitement intense.

Cette dose peut être divisée de moitié chez une personne âgée. De même pour un patient souffrant de trouble respiratoire ou d’insuffisance rénale.

 

Les conditions de remboursements du Séresta

La Sécurité sociale applique un recouvrement à hauteur de 65 % à ce médicament.

 

Être remboursé des restes à charges par une mutuelle santé

Souscrire à une mutuelle santé est conseillé si vous tenez à ce que les restes à charges non pris en charge par la Sécu vous soient également rendus.

Pour faire le bon choix de mutuelle santé, utilisez le comparateur d’assurance Santors https://santors.fr/.