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Polymédication : qu’est-ce que c’est ?

Les causes de la polymédication

On parle de polymédication lorsque vous prenez au minimum 5 médicaments en une seule prise. Cela peut être dû à des prescriptions inadaptées de certains prestataires, la modification d’ordonnances sans réévaluation ou l’automédication. Cette dernière désigne le fait de prendre des médicaments sans prescription du médecin ou pour soigner un mal antérieur. Elle peut altérer votre santé si vous ne respectez pas la durée du traitement et la posologie.

La plupart du temps, ce sont les affections de la peau chroniques et hivernales qui peuvent être réglées par une automédication. Si les symptômes s’aggravent, consultez un médecin.

La recommandation de plusieurs médicaments par différents médecins sans que les uns soient au courant du traitement en cours peut aussi entraîner la polymédication. 

 

Les risques de la polymédication

La polymédication peut présenter plusieurs dangers, y compris les risques de toxicité. Certains médicaments représentent une menace lorsqu’ils sont pris à grande quantité.

La polymédication provoque également la modification des effets de certains médicaments sur d’autres. Cela peut même les rendre inefficaces ! Il est prouvé que le mélange de deux médicaments réduit de 6 % leur efficacité, de 50 % en prenant 5 médicaments et 100 % en prenant dix médicaments.

La prise simultanée de plusieurs médicaments augmente les risques de confusion au niveau de la dose, de l’horaire, etc. Elle altère la qualité de vie et provoque parfois une rechute des patients ou une hospitalisation. Dans certains cas, elle peut entraîner la mort.

La polymédication est prescrite aux personnes qui souffrent du diabète, de l’hypertension artérielle, des troubles psychiatriques et des affections cardio-vasculaires. Elle affecte davantage les seniors de plus de 65 ans.

 

Les préventions contre la polymédication

Pour limiter les risques liés à la polymédication, voici quelques mesures à suivre :

  • Le respect de la prescription : durée de traitement, dose, horaires de prise. Si cela est nécessaire, munissez-vous d’un pilulier.
  • Le suivi des informations de tous vos médecins traitants.
  • Ne pas adopter l’automédication sans l’avis de votre médecin.
  • La lecture des notices ou la demande de l’avis des professionnels pour connaître les modes d’emploi de vos médicaments.
  • La réévaluation systématique de votre traitement de longue durée par un médecin spécialisé ou généraliste.
  • Le suivi des effets inhabituels des médicaments que vous prenez.
  • L’évaluation de la balance « bénéfices/risques » : les bénéfices doivent être supérieurs aux risques provoqués par les médicaments. De cette façon, les traitements médicamenteux ne sont conseillés que si les menaces sont minimes.

Pour éviter les effets néfastes de la polymédication, le patient doit comprendre son problème et le traitement qui lui est soumis. Pour l’aider durant ce type de traitement, des pharmaciens cliniques sont à sa disposition.

 

Les différents types d’indicateurs pour l’évaluation de l’effet de la polymédication

Il existe trois sortes d’indicateurs de l’effet de la polymédication : la polymédication simultanée, cumulative et continue.

 

La polymédication simultanée

Elle concerne le nombre de médicaments consommés par le patient pendant un moment donné afin d’analyser le risque d’interactions, la posologie et la polymédication proprement dite. La polymédication simultanée se rencontre à 14 et 23 % chez les patients de 75 ans et plus.

 

La polymédication cumulative

Elle concerne la prise de plusieurs médicaments pendant une période déterminée. Cet indicateur est utilisé pour une étude clinique qui s’étend sur une période de 3 mois. La polymédication cumulative touche 49 % des personnes âgées de plus de 75 ans.

 

La polymédication continue

Il s’agit d’un indicateur à considérer sur deux périodes distantes de 6 mois. Celui-ci permet de déterminer le traitement de fond et les traitements courts suivis par un patient. La polymédication continue se retrouve chez 39 % des patients de plus de 75 ans. C’est un indicateur imposé au moins 3 fois tous les ans.

 

L’entretien de la polymédication

L’entretien de la polymédication permet d’être sûr de votre traitement, d’avoir tous les renseignements sur vos médicaments et d’augmenter l’action de votre traitement. Il sert aussi à limiter les erreurs au niveau de la prise de médicaments et à mieux comprendre votre cure.

L’entretien de la polymédication se déroule avec votre pharmacien en toute confidentialité. Ce professionnel de la santé est là pour répondre à toutes vos questions en relation avec votre traitement. Il peut même vous conseiller sur les façons de prendre vos médicaments.

Cet entretien privé s’adresse aux patients qui doivent suivre un traitement médicamenteux sur une période de 3 mois et plus. Pour avoir une vue d’ensemble sur votre cure, parlez-en à votre pharmacien. Vous pouvez même discuter sur la fréquence et la prise de médicaments.

 

Les populations exposées à la polymédication

Les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes présentant une défaillance au niveau du foie, du cœur, du poumon ou du rein doivent faire très attention vis-à-vis de l’iatrogène. À partir de 65 ans et plus, les risques d’adopter la polymédication sont élevés.

La polymédication expose surtout les personnes vulnérables à divers risques pouvant être graves. Pour faire face aux dépenses liées au traitement des effets de la polymédication, le mieux serait de souscrire une mutuelle santé. Trouvez la meilleure formule en utilisant le comparateur en ligne Santors.