Accueil > Les médicaments > La piascledine et l’arthrose

La piascledine et l’arthrose

Indications du médicament

Parmi les principes actifs de la piascledine, on retrouve l’extrait total d’insaponifiable avocat-soja (huiles d’avocats et de soja). Il est généralement prescrit en cas d’arthrose de la hanche ou du genou et en cas de parodontologie. Ce médicament agit également sur les gencives.

En rhumatologie, il est indiqué dans le cadre d’un traitement symptomatique à effet différé lors de l’apparition de gêne fonctionnelle ou de douleur articulaire.

En stomatologie, il va être utilisé comme traitement d'appoint des parodontopathies.

 

Mode d’administration et posologie

La piascledine est prise quotidiennement par voie orale et au milieu d'un repas avec un grand verre d’eau. La dose recommandée est de 300 mg par jour l'équivalent d’une seule gélule.

La durée du traitement varie en fonction des résultats cliniques. Ces derniers sont obtenus après les deux premiers mois suivant le début du traitement. Quand vous adoptez un traitement à base de piascledine, vous devez vous soumettre à une surveillance médicale régulière.

En cas de surdosage (prendre une dose supérieure à la dose recommandée ou prendre plus de piascledine que vous n’auriez dû), vous pouvez présenter des troubles gastro-intestinaux et/ou hépatiques. Consultez immédiatement votre médecin pour un contrôle de votre état de santé.

Si vous avez sauté une prise, ne compensez pas la dose oubliée en prenant une double dose ! Prenez la dose suivante et poursuivez le traitement comme il se doit.

Ces informations, quant au mode d’administration et à la posologie de piascledine, sont généralisées. Elles peuvent varier en fonction de votre état de santé. Il est recommandé de suivre exactement les prescriptions médicales pour garantir l’efficacité du traitement. En cas de doute, n’hésitez pas à prendre contact avec votre médecin, pharmacien ou infirmier.

 

Effets indésirables

Tout médicament est sujet à des effets indésirables, des résultats cliniques différents de ceux qui sont attendus... Ils ne surviennent pas systématiquement chez tous les patients, et apparaissent à des fréquences différentes. Pour la prise de piascledine, les effets indésirables les plus fréquents sont les diarrhées, les brûlures d’estomac, les douleurs abdominales, la gêne en haut de l’abdomen, les nausées et la fatigue...

Les autres effets indésirables possibles sont :

  • Les régurgitations à odeur lipidique
  • Les réactions allergiques et les réactions d’hypersensibilité (démangeaisons, urticaire, éruption/rougeurs cutanées, gonflement du visage, difficultés respiratoires...)
  • Les exceptionnelles atteintes hépatiques avec modification du bilan hépatique,
  • L’élévation de la bilirubine
  • L’élévation des gamma GT
  • L’élévation des phosphatases alcalines
  • Le calcul rénal
  • L’augmentation de la pression artérielle
  • Les urines foncées.

Vous constatez des effets indésirables pouvant être liés à la prise de piascledine ? Prenez immédiatement contact avec votre médecin ou pharmacien ! Il peut s’agir d’effets indésirables listés ou non dans cet article. Les professionnels de santé pourront ainsi vous donner un avis sur la poursuite ou non de votre traitement. Vous participerez aussi à la surveillance continue du rapport bénéfice-risque du médicament.

 

Contre-indications

La prise de piascledine est contre-indiquée si vous êtes allergique à la substance active ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament. Outre l’huile d’avocat et l’huile de soja, le médicament contient d’ailleurs d’autres excipients :

  • Butylhydroxytoluène
  • Silice colloïdale anhydre
  • Gélatine, Polysorbate 80, Titane dioxyde, Erythrosine et Fer oxyde jaune dans l’enveloppe de la gélule.

 

Précautions d’emploi et interactions médicamenteuses

Il est recommandé de prendre le médicament piascledine qu’après la prescription d’un médecin. Des précautions particulières sont recommandées dans les cas suivants :

 

Maladie du foie ou de la vésicule biliaire

Des antécédents médicaux sur le foie ou la vésicule biliaire ? Informez votre médecin avant la prise du médicament ! Des signes ou des symptômes liés à des problèmes de foie ou de vésicule biliaire se présentent en cours de traitement ? Arrêtez la prise du médicament et contactez votre médecin !

Vous devez tenir compte des nausées inexpliquées, des vomissements, des douleurs abdominales, une fatigue, une perte d’appétit, un jaunissement de la peau et des yeux (jaunisse) et des urines foncées.

 

Réactions allergiques

Des réactions allergiques, comme les démangeaisons, les difficultés respiratoires ou le gonflement du visage, se manifestent ? Suspendez immédiatement votre traitement. Faites part des signes et symptômes à votre médecin.

 

Trouble de la coagulation

Si vous prenez des médicaments anticoagulants, informez-en votre médecin avant le début du traitement avec la piascledine. Le risque de survenue de troubles de la coagulation est en effet élevé.

Lesdits troubles se présentent pendant la durée de votre traitement (taches rouges ou violettes sur la peau, bleus ou ecchymoses spontanés, saignements des muqueuses...) ? Arrêtez immédiatement la prise de piascledine et prévenez votre médecin.

 

Autres précautions

La piascledine est réservée à l’adulte. Il ne convient ni aux enfants ni aux adolescents de moins de 18 ans.

Le médicament n’est pas recommandé pour les femmes enceintes, allaitantes ou en âge de procréer, mais n'utilisant pas de contraception. Discutez des autres alternatives possibles ou des précautions à prendre avec votre médecin avant le début de votre traitement.

 

Piascledine : les remboursements

La Haute autorité de santé a décidé de dérembourser la piascledine en 2013.

Le service médical rendu du médicament était considéré comme insuffisant. Le Conseil d’État la même année a contredit cette décision. La piascledine est redevenue remboursable à hauteur de 15 % du prix d’achat par la Sécurité sociale.

 

Arthrose : quels sont les symptômes ?

L'arthrose se manifeste par des douleurs chroniques au niveau des articulations et la raideur de ces dernières. La douleur survient lorsque l’articulation est sollicitée et elle s’atténue une fois au repos. La raideur se constate souvent au réveil. L'arthrose peut aussi être reconnue par la perte progressive de la flexibilité, l’inflammation, le gonflement ou la déformation des articulations...  

 

Qui consulter pour diagnostiquer et soigner l'arthrose ?

Pour le diagnostic et le traitement de l’arthrose, vous pouvez vous adresser à un rhumatologue ou un kinésithérapeute.

Le rhumatologue est un spécialiste des affections osseuses, musculaires et articulaires. Pour confirmer un cas d’arthrose qui est une affection dégénérative, il fait passer divers examens cliniques comme les radiographies, le scanner, ou l’IRM. Le remboursement de la rhumatologie et des examens d’imagerie médicale effectués est à hauteur de 70 % des tarifs fixés par la Sécurité sociale.

Il est également possible de consulter un kinésithérapeute. En utilisant des mouvements de gymnastique et de massage, ce professionnel rétablit le geste et la fonction des différentes parties du corps. Pour une consultation chez un kinésithérapeute conventionné, le remboursement est à hauteur de 60 % du tarif de base.

La différence entre les frais couverts et la somme des frais peut être importante. Souscrivez à une mutuelle pour bénéficier d’une couverture plus avantageuse.

 

Les alternatives pour soigner son arthrose

Adopter une alimentation adaptée permet de prévenir l’arthrose et d’en ralentir la progression. Les fibres, les vitamines et les acides gras essentiels contenus dans ces aliments sont bénéfiques pour votre traitement ! Dans vos assiettes, privilégiez l’huile d’olive et de colza, les poissons gras, les fruits rouges, le gingembre et certains légumes comme le chou rouge, les brocolis, le chou-fleur...

Plusieurs patients optent aussi pour les médecines alternatives pour traiter leur arthrose, surtout pour soulager la douleur. Les plus prisées sont l’homéopathie, la phytothérapie, la mésothérapie et l’acupuncture.

 

Homéopathie

L’homéopathie se base sur un principe selon lequel la substance toxique à l’origine d’une maladie peut servir à traiter la même maladie si elle est utilisée à très petite dose.

Les homéopathes vont d’abord analyser votre état de santé ainsi que votre style de vie avant de prescrire un médicament. Ils indiquent par la suite des doses personnalisées.

Pour le traitement d’une même maladie, les médicaments et les doses prescrits peuvent varier d’une personne à une autre. L’homéopathie est de plus en plus prisée ces dernières décennies pour le traitement de l’arthrose.

Certes, son efficacité n’est pas prouvée scientifiquement. Les résultats cliniques qui répondent aux attentes des patients en sont les témoins. Si, pratiquée par un médecin homéopathe conventionné, l’homéopathie est remboursable à hauteur de 70 % du tarif conventionnel.

 

Phytothérapie

La phytothérapie, une des méthodes de naturopathie, est utilisée pour le traitement symptomatique de l’arthrose. Elle consiste à utiliser les principes actifs des plantes pour bénéficier de leurs propriétés thérapeutiques. Le traitement peut être présenté en gélules, en infusion, ou en extraits pour être administrées par voie orale. Comme l’homéopathie, ses effets analgésiques ne sont pas prouvés scientifiquement.

Le phytothérapeute n’étant pas considéré comme un médecin, le traitement ne fait pas l’objet d’un remboursement par la Sécurité sociale. Le remboursement de la phytothérapie peut toutefois être pris en charge par une mutuelle médecine douce.

 

Acupuncture

Parmi les médecines alternatives pour soigner l’arthrose, les effets de l’acupuncture, une méthode traditionnelle chinoise, font aussi parler les patients. L’acupuncture soulage les douleurs grâce au placement d'aiguilles métalliques sur des points précis du corps humain par le praticien. Lorsqu’elle est réalisée par un médecin conventionné, l’acupuncture est remboursée à hauteur de 70 % par la sécurité sociale.

 

Mésothérapie

Certains patients ont recours à la mésothérapie pour le traitement symptomatique de l’arthrose. Cette médecine alternative consiste à injecter du médicament sous la peau à l’aide de plusieurs petites aiguilles. Pour éviter d’éventuelles complications liées à l’allergie ou l’hypersensibilité de la peau, il est recommandé d’en discuter avec votre médecin avant d’avoir recours à la mésothérapie.

Toutefois, il est à préciser que ces différentes techniques de médecine douce ne remplacent pas la médecine conventionnelle. Elles servent généralement de supplément pour optimiser l’efficacité des soins ou sont utilisées dans le cadre d’une prévention de maladie !

 

Bénéficiez d’une prise en charge optimisée pour le traitement de votre arthrose

Pour le traitement médical à base de piascledine, comme pour les médecines alternatives, la Sécurité sociale ne couvre qu’une partie des charges. Pour bénéficier du remboursement du tout ou d’une partie de vos charges relatives aux traitements de l’arthrose, souscrivez à une assurance complémentaire comme les mutuelles.

Portez une attention particulière sur les clauses en rapport avec la médecine traditionnelle et vérifiez le taux de remboursement. Les médecines douces sont une véritable alternative pour soigner différentes pathologies. Pour en savoir plus, visionnez notre vidéo à ce sujet.

Vous souhaitez être mieux remboursé de vos consultations de spécialiste ? Comparez et identifiez gratuitement la meilleure mutuelle qui vous permettra de baisser vos frais liés à votre arthrose. Pour trouver la mutuelle qui correspond à vos attentes, utilisez gratuitement notre comparateur en ligne !