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Tout sur l’imovane

Elle est souvent prescrite pour traiter certains troubles communs comme l’insomnie ou la difficulté d’endormissement. En raison de ces effets, la demande en zopiclone ne cesse d’augmenter. Face à cette situation, il convient de se poser les bonnes questions : quelles sont les contre-indications ? Quels sont les effets indésirables ? Comment le conserver et comment le prendre ? Toutes les réponses à ces interrogations dans ce topic.

 

Pour quels troubles l’imovane est-elle prescrite ?

L’imovane demeure largement prescrite pour des troubles du sommeil comme :

 

L’insomnie occasionnelle

Il s’agit d’un problème qui peut affecter tout le monde. Il peut durer quelques jours, quelques mois et disparaître au bout d’un certain temps. De nombreux facteurs peuvent expliquer ce dysfonctionnement. Dans la majorité des cas, les patients n’arrivent pas à dormir à cause d’un stress psychologique ou d’un changement de cadre de vie. C’est donc un trouble que l’on peut qualifier de passager.

 

L’insomnie chronique

Dans de rares cas, le médecin peut donner provisoirement de l’imovane à une personne souffrant d’insomnie chronique. Comme son nom l’indique, cette dernière peut durer des années avec une dégradation importante de la qualité de vie du sujet. Dans la majorité des cas recensés, l’insomnie chronique est due à un trouble neuropsychiatrique comme la psychose, la maladie d’Alzheimer ou encore la maladie de Parkinson.

 

Le dérèglement de l’horloge biologique (rythme circadien)

Le fonctionnement de l’organisme respecte une horloge biologique interne. En d’autres mots, l’humain est programmé génétiquement à dormir la nuit. Cependant, pour plusieurs raisons comme la vieillesse ou encore un voyage à l’étranger, le cycle circadien peut se dérégler. Il en résulte des difficultés d’endormissement ou encore des réveils intempestifs.

 

L’apnée du sommeil (exceptionnel)

Pour une raison encore mystérieuse, de millions de personnes arrêtent momentanément de respirer durant le sommeil. Cela impacte grandement la santé en général puisque la récupération n’est pas optimale. La zopiclone peut être prescrite de manière exceptionnelle par le médecin pour traiter temporairement le problème.

L’utilisation de ce médicament pour se trouble fait encore débat dans la mesure où il peut aggraver la détresse respiratoire causée par le trouble du sommeil.

 

Le trouble de sécrétion des hormones

L’organisme sécrète de la mélatonine en fin de journée, cela donne un signe au corps qu’il faut se préparer au sommeil. Mais, pour une raison quelconque, la production de cette hormone peut être perturbée, ainsi on a du mal à dormir. Les causes peuvent être un très long voyage, une sortie nocturne ou bien d’autres encore.

Très importants, les troubles du sommeil constituent en général une manifestation apparente d’un problème physique ou encore psychiatrique. En conséquence, le fait de prendre un traitement symptomatique de l’insomnie doit se faire suite à un diagnostic et à une évaluation rigoureuse de la part d’un professionnel de la santé.

 

Mode d’administration et posologie de l’imovane

 

Quelle est la posologie ?

Il est conseillé d’utiliser la plus faible dose d’imovane pour traiter un patient. Le médicament doit être en prise unique et ne pas être ré-administré plusieurs fois au cours de 24 heures. Un demi-comprimé suffit donc dans la majorité des cas.

L’emploi de la zopiclone doit être restreint (pour une courte durée). Selon les indications du fabricant, il ne doit pas excéder plus de 10 jours consécutifs. L’utilisation de plus de deux semaines requiert une réévaluation rapide du médecin traitant, car le risque d’abus et de dépendance augmente avec la durée du traitement.

Voici des indications bien plus précises :

  • Adultes : 3,75 mg (demi-comprimé). La dose peut être augmentée en fonction de l’avis du médecin. Cependant, il convient de faire attention, car le médicament altère la concentration (accidents de voiture).
  • Séniors : la dose recommandée reste 3,75 mg, mais il est possible d’augmenter la dose à 5 mg pour rechercher les effets thérapeutiques.
  • Patients atteints d’insuffisance hépatique : la dose doit être diminuée en fonction de l’acceptabilité de l’organisme de la personne concernée
  • patient atteint d’insuffisance rénale : la dose initiale reste 3,75 mg, mais elle ne doit pas excéder 5 mg.
  • Patients souffrant de troubles de respiratoires : la dose doit être ajusté en fonction du problème de l’individu. La dose initiale est de ½ comprimé.
  • Enfants de moins de 18 ans : l’imovane n’est pas indiquée pour les personnes âgées de moins de 18 ans.

 

Quand prendre l’imovane ?

Dans la majorité des cas, la dose de zopiclone doit être prise avant le coucher, après avoir pris le repas du soir. Il est déconseillé de prendre le traitement durant la nuit c’est-à-dire à partir de 21 h. En effet, il se peut que la molécule soit encore présente le matin, ce qui risque de modifier la perception du patient et causer ainsi des accidents plus ou moins graves.

 

Comment faciliter l’absorption de l’imovane par l’organisme ?

Il existe quelques astuces simples pour assimiler de façon optimale un médicament. Par exemple, accompagner le traitement d’un verre d’eau plate. Cela permet au médicament d’être transporté plus rapidement dans l’intestin grêle. C’est dans cet organe que les principes actifs se dissolvent et migrent vers le sang. Ainsi, il est déconseillé d’employer d’autres boissons comme le lait ou encore les jus de fruits.

Un conseil important est de respecter une heure fixe pour la prise de l’imovane. Cela aide l’organisme à s’adapter et avoir des points de repère.

À titre d’information, réduisez autant que possible votre consommation de produit laitier avant une prise de médicament.

La prise d’alcool ou de psychotiques peut augmenter la puissance de l’imovane.

 

Les réflexes en cas de surdosage

Le surdosage d’imovane provoque souvent un état de dépression pouvant varier selon les cas. On constate aussi qu’une très forte dose de médicament peut causer le coma, voire la mort.

Dans les cas bénins, les symptômes peuvent se manifester par une somnolence, de la confusion, ou encore de la léthargie.

En cas de surdosage accidentel ou volontaire, il est recommandé de contacter au plus vite les urgences. Le patient sera alors emmené dans un cadre clinique approprié pour une surveillance complète. Un lavage gastrique avec un traitement à base de charbon actif peut aussi aider.

Si le patient à ingérer beaucoup de médicament, le médecin peut l’emmener vers un centre antipoison pour une meilleure prise en charge.

 

Les effets indésirables possibles de l’imovane

La prise d’imovane peut provoquer des effets indésirables, ces derniers varient en fonction de chaque individu. En effet, certaines personnes supportent très bien le traitement, alors que d’autres sont bien plus sensibles. On peut catégoriser les effets en trois parties suivant leurs gravités :

 

Effets indésirables de moindre importance

Il s’agit de modifications perfectibles comme :

  • Les agitations nocturnes
  • L’altération du goût (le médicament laisse un gout amer et métallique dans la bouche)
  • Les cauchemars (baisse de la qualité du sommeil)
  • L’irritabilité
  • L’agressivité
  • L’euphorie
  • La fatigue au réveil
  • La suggestibilité
  • La nervosité
  • L’hypersensibilité
  • La confusion
  • La Baisse de la vigilance (surtout pour les séniors)
  • Le trouble de la mémoire
  • Le trouble de l’attention
  • L’halitose (mauvaise haleine à cause de la sécheresse buccale)

 

Effets indésirables modérés

Si certains effets secondaires passent inaperçus, certains signes peuvent s’avérer dangereux comme

  • Les éruptions cutanées
  • Les réactions anaphylactiques (le système immunitaire réagit excessivement face à la présence du médicament dans le sang)
  • Des troubles gastriques comme la nausée, les vomissements ou encore des crampes abdominales.
  • Des atteintes hépatiques
  • Des idées suicidaires
  • Du somnambulisme

 

Effets indésirables graves

Même s’ils sont rares, les effets indésirables graves existent, il s’agit entre autres de :

  • Perte de connaissance
  • Convulsions avec des spasmes violents
  • Détresse respiratoire
  • Dépendance physique et psychologique
  • Dépression avec des actes suicidaires

Sachez que cette liste n’est pas exhaustive, car certaines personnes présentent des signes spécifiques à elles-mêmes comme des hallucinations. Parlez-en avec votre docteur si un de ces effets vous gêne au quotidien.

 

Contre-indications de l’imovane

L’imovane reste un médicament très puissant qui peut présenter de nombreux risques à une catégorie de personnes. Ainsi, il est interdit pour chez les adolescents et enfants (moins de 18 ans), les personnes hypersensibles aux composants du médicament, les patients souffrant d’insuffisance hépatique grave, les personnes ayant un trouble de la fonction respiratoire.

Quelques cas sont spécifiques sont à nuancer :

 

Pour les toxicomanes

L’utilisation du zopiclone requiert une surveillance rigoureuse chez les personnes ayant des antécédents de toxicomanie ou encore d’alcoolisme. En effet, certaines drogues accentuent de manière importante les effets du médicament sur l’organisme. Cela pouvant engager le pronostic vital de la personne. Par ailleurs, ces personnes peuvent facilement tomber dans une nouvelle addiction aux médicaments, raisons pour lesquelles la surveillance doit être importante.

 

Pour les femmes enceintes

Il est fortement déconseillé de prendre l’imovane durant la période de grossesse. En effet, ce médicament peut modifier le fonctionnement normal du corps, ce qui trouble le développement du fœtus.

En cas de prescription de zopiclone à une femme en âge de procréer, la personne devra être avertie des conséquences de la prise de ce médicament en cas de grossesse. Néanmoins, sachez qu’aucune étude concrète ne démontre les effets de la molécule sur le fœtus.

 

Pour les femmes qui allaitent

Les principes actifs contenus dans l’imovane peuvent passer dans le lait maternel. Pour cette raison, ce médicament est à proscrire. En effet, une dose importante ingérée par le bébé s’avère mortelle.

 

Pour les aînés

Les personnes de plus de 65 ans risque de subir des effets secondaires que les jeunes adultes (moins de 45 ans). Ainsi, des étourdissements ou encore un manque d’inattention sont observés dans la plupart des cas. Cela peut causer des chutes qui accentuent la perte de mobilité des séniors. Ainsi, l’administration d’un somnifère auprès d’une personne âgée doit faire l’objet d’un suivi rigoureux.

 

Les précautions d’emploi

Les psychotropes sont des médicaments à prendre avec prudence. Avant d’en acheter ou d’en prendre, il convient de se renseigner sur le mode d’utilisation. Voici d’autres gestes à adopter :

  • Respectez à la lettre la posologie et les indications de votre docteur traitant
  • Demandez ce qu’il faut faire à votre médecin en cas d’effets secondaires trop importants.
  • Mettez le médicament hors de portée des enfants, ces derniers peuvent les confondre avec des sucreries.
  • Évitez l’auto-médication, en prenant des somnifères ou d’autres médicaments sans consulter au préalable votre médecin.
  • Prenez le temps de lire attentivement la notice qui se trouve dans la boîte.
  • Contactez rapidement les urgences en cas de surdosage.
  • Faites parvenir à votre médecin vos allergies, vos addictions ou encore vos traitements en cours.
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Comment conserver de l’imovane

L’imovane est un médicament qui se conserve très bien. Selon le fabricant, on peut le garder sans aucun problème pendant plus de 3 ans. Par ailleurs, il n’y a pas de précautions particulières de conservation. Toutefois, voici quand même quelques règles basiques :

  • Mettre le médicament dans un endroit frais (à température ambiante)
  • Éviter de le placer dans un lieu humide, certains principes actifs contenus dans le traitement peuvent s’oxyder facilement au contact de l’eau.
  • Ne pas laisser au soleil, les rayons solaires peuvent détériorer de manière irréversible les molécules dans le médicament.
  • Ne surtout pas mettre dans le réfrigérateur, le froid et l’humidité modifient le fonctionnement de l’imovane.
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Les interactions de l’imovane avec d’autres médicaments

La zopiclone est une molécule qui interagit avec d’autres médicaments. Il convient donc de prendre en compte certaines associations notamment avec :

 

Les sédatifs

Tout comme l’imovane, les sédatifs agissent sur le système nerveux. Une association avec ce type de traitement risque donc de modifier grandement la vigilance. Ainsi, en cas de prises de morphine (antitussif ou encore analgésique), vous devez diminuer la dose de l’imovane.

 

Les hypnotiques

L’imovane fait partie des hypnotiques, cela signifie donc que son association avec un autre médicament du même type risque de décupler les effets. Les molécules présentes dans les médicaments induisent les patients vers un état somnambule.

 

Les anxiolytiques

Ces médicaments sont indiqués pour traiter les crises d’angoisses ainsi que le stress. Leurs actions se situent au niveau des neuromédiateurs responsables du fonctionnement du cerveau. En cas d’association avec l’imovane, les risques d’effets secondaires modérés seront bien plus importants.

 

Les antidépresseurs

Les antidépresseurs permettent de rétablir l’équilibre chimique du cerveau en stimulant la production de certaines hormones comme la dopamine ou encore la sérotonine. La prise de ces médicaments couplée avec un traitement à base de somnifère comme le zopiclone peut causer divers troubles.

 

Les neuroleptiques

Les neuroleptiques permettent d’agir en profondeur sur l’activité cérébrale. Ils sont indiqués pour apaiser les symptômes de la schizophrénie, du trouble bipolaire ou encore de la psychose. Ainsi, la prise de somnifère comme l’imovane doit relever d’un besoin impératif.

D’autres médicaments comme les antalgiques peuvent aussi interagir avec l’imovane. N’hésitez surtout pas à demander à votre médecin les éventuels risques en cas d’association avec d’autres traitements.

 

Taux de remboursement de l’imovane

 

Le taux de prise en charge par la sécurité sociale

Avant 2014, le taux de remboursement par la Sécurité sociale pour l’imovane était de 65 %. Cependant, en raison de la hausse de la consommation des somnifères par les Français, la haute autorité de Santé a jugé bon de réduire à 15 % le taux de remboursement.

 

Les conditions de remboursements

En premier lieu, le médicament concerné doit être présent dans une liste fréquemment mise à jour par les autorités. Sachez que l’imovane et plusieurs autres somnifères sont présents dans la liste.

En second lieu, le traitement doit faire l’objet d’une prescription de la part d’un professionnel de santé. Celui-ci peut être un médecin généraliste, spécialiste, un chirurgien-dentiste ou un pédicure-podologue. Pour avoir bénéficié du remboursement sur l’imovane, une ordonnance en bonne et due forme (posologie et durée du traitement) rédigée par un médecin.

 

La prise en charge de la mutuelle santé

La Sécurité sociale rembourse à hauteur de 15 % l’achat de l’imovane en respectant les conditions énumérées ci-dessus. Le reste à savoir 85 % est à votre charge. Pour bénéficier d’un remboursement intégral, il convient de souscrire à une assurance santé. Cette dernière peut donc intervenir pour payer le ticket modérateur (à votre charge).

 

Comment choisir une bonne assurance santé ?

Les offres concernant les assurances santé sont nombreuses sur le marché. Ce n’est pas donc facile de dénicher celle qui vous convient. Pour vous aider à faire le tri, utilisez un comparateur fiable et gratuit comme Santors. Ce dernier réalise à votre place la sélection des assurances qui conviennent à votre situation (séniors). Il vous met en contact avec les organismes adéquats pour accélérer la procédure.

 

Conclusion

L’imovane fait partie des somnifères les plus prescrits en France. Le médicament permet de traiter l’insomnie occasionnelle sans aucun souci. En outre, il est facile à administrer, cependant veillez à bien respecter la posologie indiquée par votre médecin. Même s’il peut entrainer quelques effets indésirables, il reste très efficace.

En raison de son utilité, il est remboursé par la Sécurité sociale à hauteur de 15 %, le reste est à votre charge ou à votre mutuelle santé si vous en avez une. Sinon, cherchez celle qui vous convient à l’aide du comparateur Santors.