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Appendicite : tout ce qu’il faut savoir

Qu’est-ce que l’appendicite ?

Pour comprendre ce qu’est l’appendicite, il faut parler de l’appendice. L’appendice est « une partie atrophiée du début du gros intestin ». Organe lymphoïde, il participe activement à la défense de l’organisme (surtout de l’intestin) au même titre que les ganglions. Contrairement à d’anciennes croyances, ce n’est pas un « filtre qui s’encrasse au moindre noyau de cerise avalé ».

Il y a appendicite lorsque l’appendice est touché par une inflammation soudaine (ou progressive). La crise apparaît le plus souvent entre l’âge de 10 et 30 ans. De plus, même si la maladie a connu une importante régression depuis les trois dernières décennies, elle concernerait encore aujourd’hui une personne sur 15, les hommes étant plus atteints que les femmes. Elle se présente rarement avant l’âge de cinq ans et exceptionnellement avant l’âge de trois ans.

 

Les différentes formes d’appendicite

Il existe deux formes principales d’appendicite :

  • L’appendicite aiguë : elle peut concerner tout le monde et apparaît en général avant l’âge de 30 ans. Mais le pic de prévalence se situe entre 10 et 14 ans et entre 25 et 34 ans. Cette forme d’appendicite est due à une inflammation brutale de l’appendice iléo-cæcal et se manifeste par une douleur intense et soudaine sur le côté droit de l’abdomen ;
  • L’appendicite chronique : cette forme se présente comme une inflammation de longue date de l’appendice (fibrose). Elle se manifeste par une douleur abdominale persistante et intermittente dont l’intensité évolue suivant la gravité de l’infection. L’appendicite chronique est très rare et son diagnostic est difficile à établir en raison de la lente évolution de la maladie.

 

Quels sont les principaux symptômes ?

Les symptômes de l’appendicite (appendicite aiguë) varient d’un individu à un autre, mais ils s’accentuent généralement avec le temps :

  • Au début, on ressent une douleur à proximité du nombril qui s’étend par la suite vers la partie inférieure droite de l’abdomen ;
  • L’intensité de la douleur augmente progressivement et atteint son pic entre 6 et 12 heures après la première apparition de la douleur ;
  • Une fois le pic atteint, la douleur finit par être ressentie à mi-chemin entre le nombril et l’os pubien, sur la partie droite de l’abdomen ;

Cette douleur abdominale s’accompagne généralement des symptômes qui suivent :

  • Nausées ou vomissements ;
  • Perte d’appétit ;
  • Petite fièvre ;
  • Rigidité de l’abdomen ou ballonnement.

 

Le diagnostic de l’appendicite

Pour déterminer s’il s‘agit bien d’une appendicite, le médecin procède à divers examens :

  • Une palpation de l’abdomen : s’il y a sensibilité au rebond, la probabilité qu’il s’agisse d’appendicite est importante. On parle de sensibilité au rebond lorsque la douleur s’intensifie quand les doigts pressant l’abdomen sont retirés rapidement ;
  • Des analyses de sang (Numération formule sanguine ou évaluation des protéines C-réactives)
  • Une échographie ;
  • Une laparoscopie : cet examen invasif consiste à inspecter la cavité abdominale, en y introduisant un tuyau doté d’une petite caméra. On préconise surtout ce type d’examen sur les femmes parce que chez ces dernières les symptômes de l’appendicite peuvent laisser penser à un problème d’ovaires ou d’utérus.

Si les résultats de ces examens laissent subsister un doute, le médecin demande une tomodensitométrie de l’abdomen (scanner de l’abdomen).

 

Quelles sont les causes de l’appendicite ?

L’appendicite apparaît généralement en raison de l’obstruction de l’appendice par des matières fécales, du mucus ou des corps étrangers (pépins, graines de fruits et légumes…). Elle peut également s’expliquer par une excroissance ou un épaississement du tissu lymphoïde et plus rarement, par une tumeur (le risque est surtout important chez les personnes âgées).

Il faut néanmoins préciser que même aujourd’hui, on ignore encore beaucoup de choses sur les causes de l’appendicite. Une chose est néanmoins sûre : les hommes sont plus susceptibles de contracter cette maladie que les femmes. Pour ce qui est de la prévention, certains chercheurs affirment qu’une alimentation saine limiterait les risques d’appendicite, car cela favoriserait le transit intestinal. Cela n’est toutefois pas encore prouvé.

 

Les complications possibles

Si l’appendicite n’est pas traitée rapidement, le risque qu’elle conduise à de graves complications est très important. La complication la plus commune est la péritonite appendiculaire. Cette dernière est la conséquence de la propagation des bactéries dans le péritoine (cavité abdominale) suite à la perforation de l’appendice. Les deux principaux symptômes d’une péritonite sont :

  • Un ballonnement et une rigidité de l’abdomen ;
  • Une douleur insupportable située du côté de l’abdomen qui s’accentue lorsqu’on presse le côté gauche.

Une appendicite conduira à une péritonite dans 10 à 15 % des cas. Ce risque augmente lorsque la crise n’est pas traitée dans les 24 heures qui suivent l’apparition des premiers symptômes. 

En plus de la péritonite, une inflammation de l’appendice non traitée a une faible probabilité d’entraîner une obstruction de l’intestin, phénomène pouvant causer à son tour un arrêt du transit intestinal. Enfin, sachez que dans des cas très rares, l’appendicite peut conduire à une septicémie, une infection généralisée due à la propagation de bactéries dans le sang.

 

Traitement de l’appendicite

Il est tout à fait possible qu’une appendicite se résorbe d’elle-même, cela est toutefois exceptionnel. Dans la majorité des cas, la seule option pour traiter l’appendicite reste l’appendicectomie, l’opération chirurgicale qui a pour but de retirer l’appendice. Il existe deux méthodes pour la réaliser :

  • Dans la méthode classique, on accède à l’appendice à travers une incision faite au niveau de la fosse iliaque droite. Le procédé est appelé laparotomie. Son principal avantage est qu’elle présente très peu de risques d’infections postopératoires. Malgré tout, de nos jours, on n’y recourt plus que pour traiter les cas graves d’appendicite ;
  • La seconde méthode est appelée cœlioscopie ou laparoscopie. C’est l’approche privilégiée depuis quelques années (dans 90 % des cas). Elle consiste à enlever l’appendice en passant par trois petits trous percés au niveau de l’abdomen. L’opération se fait à l’aide d’une mini-caméra et de divers instruments médicaux introduits dans le corps à l’aide des trocarts. Cette approche présente l’avantage d’être très légère, car l’appendice est retiré avec un minimum de dégâts. Une fois l’ablation réalisée, le patient reçoit un traitement antibiotique pendant deux jours pour limiter le risque d’infection.

Aujourd’hui, aucune appendicectomie ne se pratique sans un examen préliminaire à l’échographe et au scanneur, cela afin d’éviter les opérations injustifiées. En effet, il fut une époque où on réalisait une appendicectomie pour traiter tous les maux de ventre violents (15 à 20 % des cas). L’ablation de l’appendice n’entraîne pas d’effet secondaire indésirable lorsqu’elle est bien réalisée.

 

Quid du traitement par antibiotique ?

Outre l’intervention chirurgicale, il existe une solution plus douce qui permet de guérir l’inflammation de l’appendice. Cette solution consiste en un traitement d’antibiotiques basé sur des céphalosporines. Ces derniers peuvent être administrés par voie orale ou intraveineuse, mais ne sont efficaces que sur les petites inflammations. Or, avec une maladie comme l’appendicite, les symptômes ne reflètent pas la gravité d’une crise, le risque de se tromper est donc important. C’est pour cette raison que le traitement par antibiotiques de l’appendicite est évité par les médecins.

 

Plus de sécurité avec une mutuelle santé

L’appendicectomie implique une hospitalisation qui dure entre 3 à 12 jours. 80 % des frais encourus sont remboursés par la Sécurité sociale, dont les :

  • Interventions chirurgicales ;
  • Médicaments ;
  • Frais de salle d’opération ;
  • Frais d’examens et d’analyse ;
  • Frais d’hébergement ;
  • Honoraires des praticiens.

Les frais pré et post opératoires sont également pris en charge. Le reste des frais d’hospitalisation doit être supporté par le patient :

  • Le ticket modérateur ;
  • Les frais de confort personnel (lit pour l’accompagnant, télé…) ;
  • Le forfait journalier ou hospitalier ;
  • Les dépassements d’honoraires.

Si vous désirez réduire vos frais d’hospitalisation, on vous conseille fortement de souscrire une mutuelle santé. Cela constitue un choix très intéressant pour protéger vos finances en cas d’hospitalisation longue durée ou si vous êtes obligé de vous rendre régulièrement à l’hôpital. Face aux nombreuses offres de contrat de mutuelle santé sur le marché, Santors vous aide à choisir la mutuelle la plus adaptée à vos besoins grâce à des conseillers expérimentés. 

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