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Point sur la prise en charge de l’homéopathie

Mais les choses vont changer puisqu’à partir de 2021, l’homéopathie fera l’objet d’un déremboursement total. Pour préparer les Français à ce changement, l’État a déjà réduit le taux de remboursement de l’homéopathie de 30 % à 15 % depuis le début de l’année, une décision qui est loin de faire des heureux. Quelles sont les raisons de ce déremboursement ? Comment se passe le remboursement de l’homéopathie pour cette année ? Comment continuer de se faire rembourser en 2021 ? On vous dit tout sur l’évolution de la prise en charge de l’homéopathie.

 

Généralité sur l’homéopathie

L’homéopathie est une médecine douce qui s’appuie sur la capacité du corps à se guérir lui-même. Sa méthode consiste à administrer de très faibles doses de substances « nocives » pour faire disparaître les symptômes en stimulant le corps. C’est un peu comme guérir un mal par un autre mal de plus faible intensité. Il existe de nombreux types de médicaments homéopathiques qui permettent de traiter beaucoup de maux tels que : 

  • L’insomnie,
  • Divers traumatismes,
  • Le stress,
  • Les douleurs articulaires,
  • Les troubles digestifs,
  • Les maladies de la peau…

Ces médicaments sont en vente libre en pharmacie et peuvent être achetés sans ordonnance. On peut les trouver sous diverses formes : granules, gels, pommade, gouttes, sirops… Malgré sa popularité, l’homéopathie a fait l’objet de nombreuses controverses au sein de la communauté scientifique. En effet, beaucoup de médecins et chercheurs considèrent cette médecine comme une « pratique médicale insuffisamment éprouvée ». Diverses études scientifiques affirment même qu’elle ne présenterait aucune « efficacité supérieure à l’effet placebo ». Pourtant, de 1984 à nos jours, l’homéopathie a toujours été remboursée par la Sécurité sociale.

 

Le remboursement de l’homéopathie avant 2020

Le remboursement des médicaments homéopathiques commence en 1984 avec la décision d’une ministre socialiste : Géorgina Dufoix (une personnalité très ouverte aux médecines parallèles). Le taux de remboursement était alors de 65 %. En 2003, le ministre de la Santé Jean-François Mattei, en fonction de 2002 à 2004, a baissé ce taux à 35 %, pour une « question d’équité ». En 2011, celui-ci a encore été rabaissé à 30 %. Après, les modalités du remboursement n’ont pas été modifiées jusqu’en 2019.

 

Un remboursement par la Sécurité sociale sous certaines conditions

Avant le 1er janvier 2020, la Sécurité sociale remboursait : 

  • 70 % du prix de la consultation d’un médecin généraliste conventionné ;
  • 30 % du prix des médicaments homéopathiques étiquetés en vignette bleue auxquels on enlevait une participation forfaitaire de 0,5 euro. Les médicaments qui n’entraient pas dans le Service Médical Rendu (SMR) n’étaient pas remboursés.

 

Le remboursement par la mutuelle santé

Bien évidemment, il y avait également des mutuelles qui remboursaient les traitements homéopathiques : 

  • Le niveau de prise en charge des consultations était calculé sur la base du tarif de remboursement de la Sécurité sociale. En fonction de votre niveau de protection, vous pouviez jouir d’une prise en charge variant de 100 à 300 %.
  • Pour ce qui est des médicaments homéopathiques, la prise en charge pouvait être calculée en pourcentage ou comptée dans un forfait annuel.

 

Déremboursement de l’homéopathie : les raisons

Depuis les années 90, de nombreux chercheurs et scientifiques ont qualifié la décision de l’État de rembourser l’homéopathie d’aberration. Mais l’État, jouant sur la prudence, a décidé de maintenir le remboursement pendant de longues années. Tout change le 18 mars 2018, date à laquelle le Figaro publie une tribune signée par 124 médecins pointant du doigt le manque de scientificité et la dangerosité des fake médecines (homéopathie comprise). La nécessité de les dérembourser a été ainsi avancée. La polémique entraînée par cette publication a conduit la ministre Agnès Buzyn à saisir la HAS (Haute autorité de la santé) le 1er août 2018. L’objet de cette saisine était d’inviter la commission de transparence de cet organisme à se prononcer quant au « bien-fondé des conditions de prise en charge et de remboursement des médicaments homéopathiques ». Après l’analyse de 800 études portant sur les bénéfices de l’homéopathie sur les patients, la HAS a publié un avis préconisant le déremboursement total de l’homéopathie le 28 juin 2019. Selon elle « les granules homéopathiques ont une efficacité équivalente à celle d’un placebo ». La ministre Agnès Buzyn a rejoint la position de la HAS (comme elle l’a toujours affirmé) et a engagé une procédure de déremboursement total qui sera effectif à partir du 1 er janvier 2021.

 

Diminution du taux de remboursement depuis le 1er janvier 2020

Pour préparer les industriels et le public au changement à venir, les politiques ont décidé de mettre en place un déremboursement progressif. Ainsi, depuis le 1er janvier 2020 le taux de remboursement des médicaments homéopathiques a été abaissé. En effet, le taux en vigueur est aujourd’hui de 15 % alors qu’il était de 30 % en 2019. En ce qui concerne les consultations chez les médecins pratiquants l’homéopathie rien n’a changé. Contrairement à ce que beaucoup pensent, il n’y a pas de médecins homéopathes. Aux yeux de la Sécurité sociale, un médecin homéopathe est comme un médecin généraliste, sa consultation est donc toujours remboursée à 70 % du tarif conventionnel. Pour information, le nombre de médecins qui intègrent l’homéopathie dans leur consultation serait plus de 20 000. Notons que le déremboursement des médicaments homéopathiques ne signifie pas le retrait de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de ces derniers. Vous les trouverez donc toujours dans les pharmacies en 2021, mais sans doute à des prix plus élevés.

 

Vers une hausse du prix des médicaments homéopathiques

L’impact du déremboursement sur le prix des médicaments homéopathiques sera important, en voici les raisons : Selon les lois en vigueur, tous les médicaments remboursés par l’Assurance maladie doivent respecter un prix négocié par le Comité économique des produits de santé. Or, avec le déremboursement, la fixation du prix deviendra plus libre et les tarifs pourront changer d’un point de vente à un autre. Pour compenser la baisse liée au déremboursement, la probabilité que les laboratoires révisent à la hausse le prix de leurs médicaments est très importante. Rappelons que durant l’année 2011, le taux de remboursement est passé de 35 à 30 %. Une fois la baisse appliquée, 54 % des médicaments concernés ont connu une hausse moyenne de leur prix de 39 %. Les médicaments pris en charge par la Sécurité sociale bénéficient tous d’un taux de TVA de 2,10 %. Après le 1er janvier 2021, comme tous les autres médicaments non remboursés, les médicaments homéopathiques seront soumis à une TVA de 10 %. Cela engendra sûrement une hausse de leurs prix.

 

Comment continuer de se faire rembourser l’homéopathie en 2021 ?

Si vous désirez continuer à vous faire rembourser vos médicaments homéopathiques en 2021, la seule solution est de souscrire une mutuelle santé. En fonction de votre contrat, vous pourrez bénéficier d’un remboursement complet ou partiel. Sachez cependant que choisir la mutuelle la plus adaptée à ses besoins n’est pas une tâche facile en raison des nombreuses offres sur le marché. La difficulté est d’autant plus accrue puisque de plus en plus d’assureurs et de mutuelles proposent le remboursement de l’homéopathie dans leur prestation. Rien de bien étonnant à cette augmentation quand on pense au gros marché que représente les 72 % de Français qui croient en l’efficacité de l’homéopathie. Afin de vous faciliter la vie, Santors se met à votre disposition. Faisant partie des comparateurs d’assurance et de mutuelles les mieux côtés du marché, nous nous proposons de vous trouver la mutuelle la plus adaptée à vos besoins, à votre budget et à vos impératifs, grâce à : 

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