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La dénutrition des personnes âgées : en quoi votre mutuelle peut vous aider ?

Dénutrition des personnes âgées : zoom sur les causes, les conséquences et le traitement du trouble

 

Qu'est-ce que la dénutrition ?

La dénutrition se définit comme étant un état pathologique caractérisé par une malnutrition protéino-énergétique. Cela signifie que la personne atteinte de ce trouble présente un fort déséquilibre de la balance énergétique dû à la diminution de ses apports alimentaires.

L’insuffisance nutritionnelle se traduit alors par une perte de poids, des carences multiples et une détérioration accrue de la santé. Chez les seniors, tout commence généralement par une perte de poids considérable (soit 5 % du poids en un mois ou 10 % en six mois).

La carence en protéines et en énergie, accompagnée d’une insuffisance en vitamines et en oligo-éléments, s’accentue rapidement avec le temps. La situation, en s’aggravant, peut engendrer de multiples problèmes et maladies.

 

Quelles peuvent être les causes de la dénutrition chez les personnes âgées ?

Différents facteurs peuvent être à l’origine de la dénutrition des personnes âgées. Selon la nature de ces éléments ou incidents dégradants, on parlera de :

 

La dénutrition endogène

Le problème est endogène quand il est dû aux modifications physiologiques liées au vieillissement. Cela concerne surtout les troubles de régulation de l’appétit et les altérations métaboliques. Avec l’âge, les besoins énergétiques du senior peuvent devenir importants au regard de ses apports.

Cette situation s’explique par l’hypercatabolisme (dégradation des réserves nutritives). La dénutrition provient du fait que l’alimentation ne parvient plus à compenser les carences en protéines, en lipides et en glucides.

L’état pathologique se constatera à travers le changement significatif de la composition corporelle. Le patient est atteint de sarcopénie (fonte musculaire). La masse maigre diminue tandis que la proportion de masse grasse ne cesse d’augmenter.

En outre, on notera également une forte détérioration du statut nutritionnel causée par une comorbidité évidente.

 

La dénutrition exogène

Dans ce cas-ci, c’est la consommation alimentaire elle-même qui est insuffisante. La dénutrition s’explique par le fait que les apports énergétiques sont trop faibles au regard des besoins de la personne.

Cela peut être dû à une perte d’appétit ou une résistance à la renutrition à la suite d’une hospitalisation. Cependant, le problème peut aussi être lié à divers facteurs déclenchants ou aggravants.

 

Les causes pathologiques

Selon les experts, les maladies chroniques peuvent favoriser la dénutrition des seniors. Les cancers et les insuffisances sévères (cardiaque, respiratoire, rénale et hépatique) sont souvent cités. Mais la prévalence du trouble demeure élevée chez les personnes atteintes de problèmes digestifs et gastriques.

Le déséquilibre est assez remarquable chez les patients souffrant de maladies bucco-dentaires. Les personnes ayant des difficultés à mâcher les aliments renoncent à de nombreux apports nutritifs. Cela a pour effet d’accroître les risques de dénutrition.

 

Les facteurs psychologiques et cognitifs

Les troubles cognitifs et les problèmes psychologiques, comme la dépression, sont souvent accompagnés d’une perte d’appétit. C’est pour cette raison qu’ils peuvent constituer de sérieux facteurs de risque de dénutrition chez la personne âgée.

 

Le mode de vie

Les problèmes de santé auxquels il est confronté peuvent amener le senior à utiliser de nombreux médicaments. Ils peuvent aussi le pousser à adopter un régime alimentaire restrictif. Ce mode de vie (polymédication et alimentation restreinte) peut être à l’origine du déficit de son statut nutritionnel.

Enfin, il peut arriver également que le trouble de l’appétit provienne d’un manque d’activité physique. En l’absence d’efforts physiques, le corps éprouve moins la sensation de faim si bien que la personne a tendance à sauter des repas.

 

Qu’en est-il des conséquences ?

La perte de poids et la forte altération de l’état nutritionnel du patient sont des effets évidents. Cependant, la dénutrition peut avoir des conséquences encore plus graves sur l’état de santé des personnes âgées. La sarcopénie, par exemple, peut occasionner une diminution de la mobilité et d’importants troubles de la marche.

L’alitement dû à ces incidents augmente aussi le risque d’escarre. Pour les malades qui arrivent encore à bouger et à se déplacer, la dénutrition accroîtra les cas de chutes et de fractures.

L’insuffisance en apport nutritionnel aura également des impacts sur le système immunitaire du senior. L’organisme s’affaiblit et s’expose à de sérieux risques de fatigue et d’asthénie. Avec le temps, cette fragilité se traduira par des épisodes pathologiques de plus en plus longs et fréquents.

Chez les personnes âgées hospitalisées, la dénutrition est associée à une plus grande fréquence d’infections nosocomiales. En outre, elle peut aussi être à l’origine de nombreuses complications médicales et postopératoires.

Le véritable problème avec le déséquilibre nutritionnel, c’est qu’il crée souvent un cercle vicieux. La spirale de la dénutrition est assez facile à comprendre : dénutrition > affaiblissement > maladies > faiblesse > manque de force et d’envie de s’alimenter+perte d’appétit> dénutrition.

 

Diagnostiquer la dénutrition chez les personnes âgées

Le dépistage de la dénutrition chez les seniors s’effectue grâce à une évaluation spécifique. Le spécialiste va procéder à une enquête alimentaire rapide et utiliser différents marqueurs nutritionnels. Cette démarche lui permettra de déterminer le niveau de dénutrition constatée. Il peut s’avérer que le patient n’est pas dénutri, mais à risque nutritionnel.

Concrètement, le médecin ou nutritionniste va évaluer la perte de poids. Le fait que celle-ci ait atteint le taux de 5 % en 1 mois ou de plus de 10 % en 6 mois témoigne d’un cas de dénutrition. Le constat se confirmera après l’analyse de l’IMC (Indice de Masse Corporelle) et de l’albuminémie.

Il convient de noter qu’un IMC supérieur à 21 n’exclut pas le diagnostic de dénutrition. Par ailleurs, un cas d’hypoalbuminémie ne signifie pas systématiquement que le senior est dénutri. D’autres critères (obésité préexistante, C-reactive protein, maladies spécifiques et autres) devront être pris en compte en vue d’un dépistage fiable.

 

Comment prévenir et soigner la dénutrition ?

Afin de prévenir la dénutrition d’une personne âgée, la première bonne pratique consiste à enrichir son alimentation. L’objectif étant alors d’améliorer les apports nutritionnels. Pour ce faire, les experts recommandent d’enrichir les repas avec des aliments à forte teneur en protéines comme le lait et la crème.

En outre, les spécialistes préconisent aussi les mets faciles à consommer pour éviter les problèmes de mastication. Il se peut que le senior présente un trouble de l’appétit dû à l’altération du goût. Dans ce cas, le plus simple est de relever les plats avec des épices, des condiments et des aromates.

La pratique de l’exercice physique est aussi fortement recommandée. L’activité physique permet de stimuler l’appétit. Elle contribue également à maintenir et à améliorer l’hygiène de vie des personnes âgées.

En ce qui concerne le traitement de la dénutrition, il faudra tout d’abord déterminer tous les facteurs déclenchants ou aggravants. Cette évaluation permettra de choisir les pratiques à adopter et à combiner. En effet, outre le soin nutritionnel, il se peut que le patient ait besoin d’un suivi psychologique. Il se peut aussi que la situation implique un traitement spécifique lié à une maladie chronique.

Quoi qu’il en soit, la prise en charge nutritionnelle demeurera la priorité des spécialistes de santé. Des conseils nutritionnels et des solutions d’aide à la prise alimentaire peuvent être préconisés. L’objectif étant d’aider le senior à adopter une alimentation enrichie.

Si la nutrition par voie orale n’est plus envisageable, les médecins opteront pour l’alimentation entérale. Le recours à la nutrition par sonde nécessite la prise en compte de l’état de santé global du malade et du pronostic en termes d’espérance de vie et de qualité de vie.

Par ailleurs, la décision devra aussi se prendre en tenant compte de l’avis du patient et de sa famille.

 

La mutuelle santé pour une meilleure prise en charge du senior atteint de dénutrition

La mutuelle santé est une solution de protection sociale complète. Elle a été conçue pour prendre en charge les frais qui ne sont pas couverts par l’Assurance maladie. Cependant, si son principe consiste en une complémentaire santé, la mutuelle donne accès à une couverture plus large.

Les garanties se portent sur les dépenses courantes de santé et les frais d’hospitalisation. Elles tiennent compte également des analyses en laboratoire ainsi que les dépenses optiques et dentaires. Dans le cas d’une personne âgée atteinte de dénutrition, ce dispositif permet de prendre en charge :

 

Les aides à domicile

Les seniors vivant à domicile et qui sont victimes de dénutrition ont besoin d’un accompagnement dédié. En général, les problèmes cognitifs et la diminution de la mobilité rendent les personnes âgées incapables de prendre en main leur vie au quotidien. Elles ont, plus que jamais, besoin d’une aide à domicile.

Préparation et aide à la prise des repas, prise des médicaments, réalisation des courses, aides ménagères, services assistance…, diverses tâches peuvent être confiées au professionnel concerné.

L’accompagnement peut fortement contribuer à améliorer la prise en charge nutritionnelle du patient et donc au traitement du trouble. Il peut aussi servir à établir un environnement favorable qui réduira les risques de dépression.

Les aides à domiciles seront très utiles, mais elles ont aussi un coût. C’est à ce niveau qu’intervient la mutuelle santé. La garantie proposée par la complémentaire santé peut servir à prendre en charge l’intégralité de l’assistance. Le senior et son entourage peuvent alors avoir l’esprit tranquille puisque toutes les dépenses sont déjà couvertes.

 

Les médicaments

Le traitement de la dénutrition inclut l’achat de divers médicaments. Il s’agit en général de compléments nutritifs destinés à enrichir l’alimentation du patient. Les personnes âgées dénutries affichent une forte carence en protéines et en micronutriments. Cette insuffisance peut être comblée par l’alpha-cétoglutarate d'ornithine.

Ce médicament adjuvant réduit l’évolution et les effets de la sarcopénie. Afin que le résultat soit réellement positif, il est généralement associé une solution riche en apports protéino-énergétiques. Il est aussi souvent accompagné d’une supplémentation en calcium et en vitamine D.

Cette médication spécifique peut générer d’importantes dépenses pour le senior. Toutefois, en ayant souscrit une mutuelle, ce dernier n’aura pas de soucis à se faire. La prise en charge des médicaments faisant déjà partie des garanties de sa complémentaire santé.

 

Les soins particuliers

Différents facteurs peuvent être à l’origine de la dénutrition. Par ailleurs, le trouble peut aussi engendrer de nombreux problèmes de santé. Des soins spécifiques peuvent alors être nécessaires. Certaines solutions particulières peuvent servir à traiter les facteurs déclenchants ou aggravants. Tandis que d’autres contribueront à prendre en charge les difficultés occasionnées.

Ainsi, pour soigner les maladies bucco-dentaires, il se peut que la personne âgée doive consulter un dentiste. Les frais dentaires sont en général refusés par l’assurance-maladie. Cependant, ils sont bel et bien pris en charge par la mutuelle. C’est également le cas des dépenses optiques.

Le senior dénutri peut également avoir besoin de traitements particuliers afin de l’aider à lutter contre le déséquilibre nutritionnel. Grâce à sa complémentaire santé, il peut recourir à de nombreuses solutions. Médecines douces, cures thermales, pédicures, ergothérapie, kinésithérapie, ostéopathie…, diverses options lui sont accessibles actuellement.

 

En cas d’hospitalisation, sa mutuelle santé lui permettra de profiter d’une couverture plus large. Cela inclut les séjours de longue durée dans un établissement de convalescence avec des séances de rééducation. En cas de décès, les proches de la personne âgée peuvent parfaitement bénéficier d’une prise en charge complète des obsèques.