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Les mutuelles prennent-elles en charge les suites d'un AVC ?

Qu’est-ce qu’un AVC ?

Un AVC se caractérise par un arrêt soudain et imprévisible de la circulation du sang au niveau du cerveau. L’accident vasculaire cérébral est le plus souvent causé par la formation d’un caillot de sang, aussi appelé thrombose, qui vient ensuite boucher une petite artère dans le cerveau.

Des lésions se forment et entraînent, selon les cas, la paralysie d’une partie du corps de la victime. Dans certains cas graves, un AVC peut entraîner le coma.

Il existe plusieurs types d’accidents vasculaires cérébraux, classés en fonction de leurs causes.

 

L’AVC ischémique

Un AVC ischémique est provoqué par l’obturation d’un vaisseau sanguin au niveau du cerveau dû à un caillot de sang. Un caillot de la taille d’un grain de sable suffit à enrayer toute la fonctionnalité du système nerveux. Ce type d’accident englobe plus de 80 % des cas !

Soit ce caillot se forme localement dans le cerveau, soit il provient d’une artère beaucoup plus éloignée. S’il s’agit d’une artère éloignée, le caillot se détache d’une plaque d’athérome (couche de graisse) qui s’accumule sur la paroi d’une artère. Ce dernier peut parfois provenir d’une artère très éloignée comme le cou ou un recoin d’une cavité du cœur pour le cas d’une pathologie cardiaque.

 

L’AVC hémorragique

Dans certains cas, il peut également être provoqué par une hémorragie. Un infime nombre des cas d’AVC est touché par cette hémorragie due à une artère déformée suite à un anévrisme. C’est ce que l’on appelle une « rupture d’anévrisme » correspondant à une dilatation d’une artère. Elle est responsable des cas d’AVC entraînant directement la mort chez les personnes de moins de 40 ans.

Un accident vasculaire cérébral hémorragique peut avoir des conséquences très sévères. Il est provoqué, plus précisément, par un saignement à l’intérieur d’un cerveau qui vient ensuite l’inonder. Parfois, cet accident résulte d’une malformation de tous les vaisseaux sanguins du cerveau acquise dès la naissance.

L’AVC hémorragique peut aussi être provoqué par un état d’hypertension artérielle ou bien par un traumatisme, toujours lié à un saignement dans le cerveau.

 

AVC : qui est concerné ?

Il est normal de penser que les victimes d’AVC sont des personnes d’âge avancé, mais de nos jours, les AVC ne concernent que 25 % des personnes de plus de 60 ans. Il existe cependant des maladies liées à l’âge qui provoquent un AVC telles que :

  • La polyglobulie
  • Le diabète
  • L’hypertension artérielle
  • Les troubles de la circulation sanguine
  •  Les troubles cardiaques…

Bien évidemment, les personnes n’ayant pas atteint la quarantaine peuvent également être victimes d’un AVC à cause de :

  • La consommation excessive de l’alcool : il est recommandé de ne consommer que deux verres d’alcool par jour,
  • Du tabagisme : les personnes déjà victime d’AVC doivent impérativement arrêter de fumer pour éviter de refaire une nouvelle crise ou de subir une maladie cardiovasculaire telle que l’infarctus du myocarde,
  • L’hypercholestérolémie pour les personnes en surpoids ou en obésité. On parle ici de personnes avec un indice de masse corporelle supérieur à 25 ou, dans le cas d’une obésité, supérieur à 30.
  • Une mauvaise alimentation,
  • Un manque d’activité physique (un individu a besoin d’au moins 30 minutes d’activité physique journalière).

 

Quels sont les symptômes de l’AVC ?

Un AVC touche généralement une personne sans prévenir. Il existe tout de même quelques symptômes qui aident à le détecter. Quelques signes avant-coureurs permettent effectivement de réagir très vite sachant que les premières heures précédant et suivant un AVC sont capitales.

Ces réactions peuvent être vitales pour pouvoir limiter l’extension des lésions cérébrales ainsi que les échelles de la gravité. La connaissance de ces signaux d’alerte d’AVC permet de sauver des milliers de vies chaque année.

Voici quelques symptômes à prendre en compte :

  • Les troubles de l’équilibre,
  • Des maux de tête insupportables,
  • Des troubles de la vision qui surviennent soudainement et pouvant toucher un seul œil ou les deux yeux avec, dans certaines circonstances, une absence de la moitié de la vision,
  • Une paralysie sur un côté du corps : la victime ressent une fatigue aigüe dans un bras ou une jambe, sur la moitié du visage ou, dans certains cas graves, dans toute la moitié du corps,
  • Les troubles du langage : pendant une conversation, la victime ressent une difficulté soudaine à articuler,
  • Des troubles de la sensibilité : la victime peut parfois ressentir des engourdissements dans les jambes (entraînant une chute), sur le visage ou dans un bras (une difficulté à bouger).

Ces symptômes sont les plus fréquents d’après les victimes jusqu’ici recensées, mais il en existe d’autres. On a parfois tendance à confondre les symptômes d’un AVC avec un infarctus qui se manifeste aussi par des douleurs dans la moitié du corps notamment dans la poitrine. Ces douleurs entraînent des sensations d’engourdissement et d’une paralysie du bras et de la jambe.

Concernant les accidents ischémiques transitoires (AIT), ce type d’accident cérébral ne présente aucun symptôme. L’AIT présente pourtant des signes avant-coureurs bien précis pouvant mener à un accident ischémique durable aussi appelé infarctus cérébral. Ces symptômes sont assez similaires avec ceux d’un simple AVC comme :

  • Des troubles musculaires qui se caractérisent par des difficultés à marcher et une grande sensation de faiblesse d’un côté du corps. Ce type de symptôme peut survenir comme une faiblesse musculaire accompagnée de soucis de coordination,
  • Des troubles de la voix : la victime souffre aussi de troubles de l’élocution suivis d’une altération de la voix,
  • Une sensation aigüe de faiblesse avec des étourdissements dans tout le corps,
  • Une perte de la vision,
  • Des engourdissements et des faiblesses musculaires au niveau du visage,
  • Des confusions mentales,
  • Des baisses de la sensibilité,
  • Des difficultés à avaler.

Ces symptômes peuvent cependant disparaître et ne laisser aucune séquelle à une personne atteinte pour la première fois. Par contre, si elle est victime de plusieurs AIT, ces signes peuvent durer pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et entraîner des séquelles physiques permanentes et même intellectuelles.

Les séquelles d’un AVC vont bien évidemment dépendre de l’endroit du cerveau touché ainsi que de l’étendue des dommages. Il peut, par exemple, affecter une ou encore plusieurs fonctions cérébrales comme :

  • Le raisonnement,
  • La mémoire,
  • Les capacités psychomotrices (pouvoir se déplacer).

Notons qu’un infarctus cérébral peut aussi entraîner une hémiplégie ou encore une aphasie. Si un ou plusieurs de ces symptômes se manifestent, il est fortement recommandé de consulter un médecin en urgence.

En ce qui concerne l’AVC hémorragique, la victime est souvent sujette à des douleurs crâniennes diffuses également connues sous le nom de céphalées. La céphalée survient soudainement avec une très forte intensité. Ressentie au niveau de l’extrémité céphalique, cette forte douleur va rapidement devenir un véritable handicap.

 

Quelles sont les causes d’une attaque cérébrale ?

Comme expliqué précédemment, d’un point de vue médical, un AVC peut être dû à :

  • L’occlusion d’une artère cérébrale, que l’on appelle aussi AVC ischémique,
  • La rupture d’un vaisseau sanguin, également appelée AVC hémorragique.

Quel que soit le type d’infarctus cérébral, les causes demeurent variées.

 

La maladie des gros vaisseaux sanguins 

Cette maladie entraîne le rétrécissement de toutes les principales artères qui alimentent le cerveau. Ce rétrécissement est causé par des plaques de cholestérol qui vont se rompre et former des caillots qui vont migrer vers le cerveau.

Ce processus touche généralement les vertébrales qui sont dans le cou ou encore les carotides. Dans des cas bien plus rares, ces rétrécissements se situent au niveau des vaisseaux sanguins constituant le cerveau.

 

La maladie des petits vaisseaux sanguins 

Cette pathologie entraîne des obstructions au niveau des petits vaisseaux sanguins du cerveau. Elle est la principale cause des AVC. La victime ne s’en rend pas du tout compte. Seule une IRM peut détecter la rupture de ces petits vaisseaux sanguins.

La tension artérielle est très souvent à l’origine de cette maladie des petits vaisseaux sanguins. Elle est d’ailleurs susceptible d'entraîner une rupture artérielle provoquant une hémorragie cérébrale.

 

L’embolie cardiaque  

L’embolie cardiaque reste l’une des causes les plus fréquentes d’une congestion cérébrale provoquée par une fibrillation auriculaire. Il s’agit plus précisément d’un trouble du rythme cardiaque souvent inaperçu, car asymptomatique.

 

Les dissections de la carotide  

Ce sont les principales causes d’AVC chez les jeunes victimes. On parle de déchirures de la paroi des vaisseaux sanguins. Ces déchirures provoquent un hématome qui va se former dans les vaisseaux et qui va l’obstruer, provoquant l’AVC.

Cette dissection se manifeste par une sensation de douleur au niveau de la nuque. L’AVC survient quelques jours plus tard.

 

Le foramen ovale perméable  

Il s’agit d’une malformation du cœur. Pour être précis, un orifice, se situant au niveau de la paroi séparant les deux oreillettes du cœur, doit se fermer à la naissance. Pourtant, dans ¼ des cas, la fermeture ne se fait pas et provoque un AVC. Les jeunes sont les plus touchés par ce type d’accident.

L’AVC va être provoqué par la formation d’un caillot dans une veine n’importe où dans le corps même au niveau des pieds. Ce caillot va ensuite migrer, par le biais des vaisseaux sanguins, vers le cerveau en passant par le foramen ovale.

Les facteurs de ce type d’attaque cardiaque sont semblables à ceux de la thrombose veineuse, à savoir :

  • Un alitement prolongé,
  •  La prise de contraception orale,
  • Les voyages en avion,
  • Des antécédents de thrombose.

Il peut arriver que les causes d’un AVC soient indéterminées. Les médecins peuvent en effet se trouver face à une cause non identifiée malgré de nombreux examens. Dans ce cas-ci, il est nécessaire d’effectuer des tests complémentaires.

 

Quels sont les traitements ?

Une fois hors de danger, la victime peut commencer à suivre le traitement adéquat, selon bien entendu les causes de l’accident.

 

Le traitement de l’AVC ischémique  

 

Pour la thrombose intraveineuse  

Pour les personnes victimes de ce type d’accident, un traitement est à suivre en urgence en milieu hospitalier. Il est réalisé dans une unité neurovasculaire qui consiste, en premier lieu, à dissoudre le caillot responsable de l’obstruction de l’artère cérébrale. Le traitement consiste à administrer un médicament par voie veineuse également appelée « traitement fibrinolyse ».

Avant de suivre ce traitement, il est tout de même important de faire des tests de contre-indication. Le médicament doit ensuite être administré dans les 4 heures suivant l’apparition des symptômes de l’AVC ischémique.  Son rôle est de pouvoir rétablir la circulation du sang ainsi que l’apport en oxygène dans le cerveau. Ce médicament a également pour but de limiter toutes les lésions cérébrales ainsi que les séquelles.

Si le médicament est administré dans les temps, les séquelles de l’accident vasculaire ischémique seront moindres.

 

Pour la thrombectomie mécanique endovasculaire  

Lorsqu’une obstruction par un caillot sanguin touche une artère intracrânienne de gros calibre, il est impératif de le retirer à l’aide d’un dispositif mécanique par voie endovasculaire. Tout cela bien évidemment sous contrôle radioscopique. Soulignons aussi que cette intervention doit impérativement se faire dans un délai de 6 heures après l’AVC.

Le but de cette extraction est d’obtenir la revascularisation du parenchyme cérébrale. Notons que ce traitement doit être réalisé :

  • En parallèle avec un traitement à la thrombolyse,
  • Après l’échec du traitement à la thrombolyse,
  • Suite à des confirmations de contre-indication à la thrombolyse.

 

Suite à un AVC ischémique  

Il s’agit d’une prise de médicaments antiagrégants plaquettaires qui ont pour rôle d’empêcher les plaquettes du sang de s’agglutiner et ainsi de se former.

Ces médicaments peuvent se résumer à de l’aspirine, mais à des doses bien précises. Dans certains cas, le médecin peut prescrire du clopidogrel ou encore de la ticlopidine. Certains spécialistes prescrivent aussi des anticoagulants selon certains cas, notamment lorsque le caillot responsable de l’AVC s’est déplacé vers le cerveau en partant du cœur.

Ce déplacement est provoqué par des battements irréguliers du cœur ou encore à cause d’une maladie des valves cardiaques. Ces médicaments vont alors empêcher les caillots de prendre du volume et vont, par la même occasion, prévenir la formation de nouveaux caillots.

 

Le traitement de l’AVC hémorragique 

En ce qui concerne les victimes d’un AVC hémorragique, il est primordial d’effectuer un contrôle en urgence de la tension artérielle. Ce geste est nécessaire parce que l’hypertension artérielle reste la principale responsable des saignements ainsi que de l’extension de l’hématome intracérébral.

Dans le cas où une personne est victime d’une hémorragie cérébrale alors qu’elle suit un traitement à base d’anticoagulant, elle doit suivre un tout autre traitement bien spécifique afin de corriger ces anomalies. Dans certains cas rares, il arrive que le médecin traitant procède à une opération chirurgicale des hémorragies intracérébrales afin d’évacuer l’hématome.

 

Ces traitements sont-ils pris en charge ?

Un accident vasculaire cérébral touche des centaines de milliers de personnes par an et demeure aussi la cause de plusieurs décès. L’AVC est classé la troisième cause de décès en France et reste la première cause de handicap. On recense environ 500 000 personnes conservant un handicap suite à un accident vasculaire cérébral.

De ce fait, la Sécurité sociale prend en charge les victimes d’accident vasculaire cérébral. Pour une personne victime d’AVC, les traitements, les examens et les médicaments sont pris en charge. Mais certaines dépenses, telles que les dépassements d’honoraires, les frais de franchise fiscale et les forfaits hospitaliers ne sont pas pris en compte.

Il est donc important de souscrire une mutuelle santé le plus tôt possible. Votre complémentaire santé pourra ainsi régler les frais non remboursés par l’Assurance maladie.

Bien évidemment, il faut être judicieux dans le choix du contrat et opter pour une formule où les dépenses réalisées font partie des garanties comprises. Vous pourrez ainsi bénéficier d’une couverture santé plus adaptée, plus étendue et élevée.

Rappelons que le traitement suite à un AVC peut durer plusieurs années selon la gravité des séquelles. C’est l’une des raisons pour laquelle une souscription d’une mutuelle est importante afin de vous aider à affronter les dépenses potentiellement coûteuses.

À la suite d’une attaque cérébrale, la victime doit effectivement subir un suivi médical rigoureux et adapté selon les suites de l’affection. Suivi dans un premier temps par son médecin traitant, le patient peut être, par la suite, orienté vers un neurologue. Suivant les cas, il sera peut-être nécessaire d’aller consulter un :

  • Orthophoniste
  • Cardiologue
  • Kinésithérapeute
  • Ophtalmologue
  • Ergothérapeute

L’AVC est un déficit neurologique soudain qui ne doit pas être pris à la légère. Même traité à temps, l’accident cérébral peut laisser des séquelles de longue durée, voire permanentes. Il est donc impératif de choisir une mutuelle adaptée à vos besoins.

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