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Les effets nocifs du sucre

Que faut-il absolument savoir sur le sucre ?

Les sucres, sources de glucide pour notre corps, prennent plusieurs formes et ont différentes origines. Il y a, entre autres, le fructose, le glucose, le lactose, le maltose et le saccharose. Ce sont des composants inscrits sous la section glucides sur les étiquetages nutritionnels des produits alimentaires.

Si la saveur sucrée des fruits et du miel provient du fructose, le saccharose (mélange de glucose et de fructose) compose plus de 97% des sucres industriels. Ces derniers sont extraits de la canne et de la betterave sucrière.

Nous pouvons aussi nous perdre avec les différents types de sucre commercialisés sur le marché. Il existe, en effet, plusieurs variantes de couleurs et de formes. En termes de couleurs, il y a : 

  • le sucre roux, blond ou brun qui provient de la couleur naturelle de la canne à sucre,
  • le sucre raffiné (blanc) qui provient de la canne, mais qui est extrait de ses colorants,
  • le sucre blanc qui provient de la betterave.

Il peut aussi se présenter : 

  • En morceaux (les morceaux de sucre), sous forme de petits cubes, souvent utilisés pour les boissons chaudes,
  • En cristal  (le sucre blanc ou le sucre semoule en fonction de la taille des cristaux), sous forme de solide pulvérisé, celui qui est utilisé au quotidien,
  • En poudre très fine (le sucre glace), s’apparentant à de la farine, pour la cuisine raffinée.

Selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé, les calories issues de sucres doivent être limitées à 5%, soit à 25 g de sucre par jour. Cela équivaut en moyenne à 6 cuillères à café de sucre blanc.  

 

Les intérêts et les inconvénients du sucre

Le sucre fournit de l’énergie à notre corps, en plus des protéines et des lipides. Mais à la différence de ces derniers, il n’apporte que de l’énergie éphémère. Pour une fatigue passagère en cours de journée donc, sa consommation permet de retrouver de l’énergie dans les minutes qui suivent.

Quand le sucre excède la dépense d’énergie ponctuelle, il est stocké dans le foie et les muscles pour être utilisé dans la journée. En cas d’excès, il reste dans les cellules du tissu adipeux, et est transformé en graisses, connues sous le nom de triglycérides.

Des signes extérieurs peuvent nous alerter quant à notre surconsommation de sucre, comme l’accumulation de graisse au niveau du ventre et des fessiers.

Surveiller sa consommation de sucre, c’est donc surveiller sa santé. Il existe d’ailleurs plusieurs troubles et pathologies qui sont liés à la consommation excessive de sucre.

 

Les maladies qui peuvent être développées à cause d’un excès de sucre

La surconsommation de sucre est à l’origine du diabète, un trouble de la régulation qui fait en moyenne  960 000 décès par an dans le monde. Cette maladie se manifeste par la hausse du taux de glycémie, un indice qui représente la quantité de glucose dans le sang.

Aussi, l’excès de sucre dans l’organisme entraîne la prise de poids, ce qui, sur le long terme, peut conduire à des cas d’’obésité. L’augmentation de l’indice de masse corporelle favorise aussi la survenue d’un cancer au niveau du sein, du pancréas, du rein ou encore du côlon.

Les sucreries sont également mauvaises pour la dentition. Elles sont les principales causes des caries qui détruisent l'émail dentaire. En apportant de l’énergie aux bactéries se trouvant dans la bouche, elles leur permettent de se développer et de se multiplier rapidement.

De plus, trop de sucreries provoquent l’inflammation des gencives, ce qui peut conduire à une maladie parodontale. Nous pouvons être sujets à une mauvaise haleine, une hypersensibilité dentaire, etc. L’excès de consommation de sucre augmente aussi les risques de maladies cardio-vasculaires. Il a été démontré, suite à plusieurs études menées, que cette maladie touche plus les personnes qui consomment régulièrement de boissons sucrées.

Mais les effets néfastes de l’excès de sucre dans l’organisme vont au-delà des troubles physiques. Ces excès peuvent aussi avoir des séquelles cognitives et psychiques. Le sucre peut causer une addiction, tout comme les drogues dures, et modifier alors les comportements de ses sujets.

Le sucre favorise d’ailleurs la maladie de l’Alzheimer par la destruction de l’enzyme limitant l’accumulation de protéines anormales dans le cerveau.

Aussi, des études menées dans différents pays montrent que la surconsommation de sucre va de pair avec l’anxiété et la dépression.

 

Les mesures à prendre pour les séniors

Pour prévenir les différentes sortes de maladies que peut provoquer l’excès de sucre, les séniors doivent particulièrement faire attention à leur alimentation. En effet, avec l’avancée en âge, la capacité de résistance de notre organisme se réduit et il donc préférable de prévenir, plutôt que de guérir. Pour cela, de petites habitudes quotidiennes peuvent nous aider à consommer moins de sucre. Il est ainsi conseillé de réduire progressivement la quantité de sucre ajoutée dans le thé et le café bu quotidiennement. Cela permet de s’habituer peu à peu à l’absence du goût sucré dans les boissons. Prendre un petit déjeuner salé et riche en protéine permet également d’éviter les viennoiseries du matin et les fringales entre les repas. Aussi, nous pouvons remplacer les sucres industriels dans notre habitude alimentaire par du sucre naturel comme le sucre d’érable ou le miel. Le sucre en lui-même n’est pas mauvais pour la santé, mais il est conseillé de limiter sa consommation pour éviter tout excès. En sur quantité dans l’organisme, il peut engendrer des troubles de régulation, ainsi que des maladies physiologiques et psychiques. Pour le diagnostic, la prévention, et le traitement de ces maladies, l’assurance ne couvre qu’une  partie des dépenses. Pour alléger la charge des patients, un complément d’assurance est donc avantageux. Rendez-vous sur Santors.fr pour trouver la mutuelle santé qui propose les offres correspondant à vos besoins.

 

Bibliographie

- Tout savoir sur les dangers du sucre - Cosmopolitan -Arrêter le sucre : 12 conseils pour un sevrage en douceur – Doctissimo