Alcool et bonne santé, faisons le point
Pendant l’étape de la préretraite, c’est-à-dire à l’âge de 60 à 64 ans, l’organisme a tendance à s’affermir face aux méfaits de l’alcool. On peut en déduire une augmentation conséquente du taux de consommation.
Dans cet article, vous trouverez tout ce qu’il y a à savoir sur les effets de l’alcool chez les seniors.
Consommation d’alcool chez les seniors
En France, la consommation quotidienne d’alcool est plus fréquente chez les hommes que les femmes : 65 % contre 33 % pour les personnes âgées de 65 à 75 ans. Les personnes qui ont consommé régulièrement ce produit dans sa jeunesse sont enclines à augmenter la prise en fonction de l’âge. Ce qui signifie que le taux d’alcoomanie ne cesse de s’accroitre.
Une consommation spécifique
La consommation d’alcool chez les personnes âgées peut être tardive ou précoce.
L’alcoolisme est précoce ou anticipé si la personne avait commencé sa consommation en étant jeune. En entrant dans le troisième âge, la même quantité d’alcool consommée à sa jeunesse engendre des effets plus importants sur l’organisme.
La consommation tardive concerne les individus qui débutent après 60 ans. Le changement brusque du mode de vie est à l’origine de ce phénomène. Par exemple, au décès soudain d’un proche ou un bouleversement personnel. Dans la plupart cas, cette circonstance est due à la solitude.
Les recommandations de l’OMS
D’une manière générale, l’OMS prend en considération le moindre danger face à la consommation d’alcool. Selon l’étude des cas d’alcoolisme chez les seniors, il n’existe pas de consommation sans risque pour le troisième âge.
Les recommandations globales de l’OMS se limitent à 2 verres par jour maximum. Vous devez laisser une marge d’une journée par semaine, sans consommation. Si vous prenez des antalgiques ou d’autres médicaments, vous êtes tenu d’arrêter ce produit.
Lorsque vous buvez de l’alcool, afin de réduire les risques pathologiques, vous devez :
- Pallier la quantité consommable
- Alterner avec de l’eau et des aliments
- Boire lentement
- Être accompagné pour réduire les risques de chute
Seniors : les effets de l’alcool
La consommation prolongée d’alcool peut engendrer des inconvénients conséquents chez les ainés. Les procédures de vieillissement provoquent une perte hydrique importante. La détérioration progressive des organes moteurs fait que l’organisme supporte moins bien les effets de l’alcool. On a aussi démontré une réaction néfaste de l’alcool sur la hausse du taux de graisse chez les seniors.
Les effets de l’alcool peuvent être physiques ou psychologiques. L’interaction de ce produit au médicament donne aussi lieu à des répercussions considérables. Enfin, la consommation d’alcool possède aussi un bienfait particulier pour les personnes âgées.
Un effet plus marqué et plus long
Le principal effet de l’alcoolisme chez les personnes âgées se manifeste par une affection métabolique. L’éthanol, la substance chimique active de l’alcool standard, se métabolise généralement dans le foie.
Cette métabolisation hépatique rencontre souvent une complication à prendre en compte. Ainsi, on déduit que la vieillesse décline progressivement l’efficacité du foie et des reins.
Chez les seniors, la consommation d’alcool peut provoquer une inflammation du pancréas. Cette réaction possède des propriétés cancérigènes importantes.
Le cerveau est plus sensible aux effets de l’alcool
L’alcool réagit directement au système nerveux central. Chez les personnes âgées, la barrière hématoencéphalique devient de plus en plus sensible. La toxicité de l’alcool active une détérioration hâtive du cortex cérébral.
La consommation prolongée d’alcool chez les ainés favorise la perte neuronale. Cette dernière peut entrainer une dégénérescence cognitive. L’alcoolisme provoque :
- La perte de mémoire
- La perte de raisonnement
- L’augmentation des risques d’Alzheimer
- La démence
Gare au cocktail médicament/alcool
Les seniors prennent régulièrement des médicaments. Comme ils subissent une dégradation organique croissante liée aux processus du vieillissement, les personnes âgées suivent différents traitements médicamenteux.
Or, il importe de vous informer que ces spécialités pharmaceutiques interagissent défavorablement avec l’alcool. Ce mélange augmente les risques de pathologie et les chutes.
Les études ont démontré une interaction de l’alcool avec :
- Les benzodiazépines
- Les anticoagulants
- Les anticalciques
- Les antihistaminiques
- Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS
- Les somnifères
- Les médicaments pour abaisser le taux de cholestérol
- Les médicaments pour traiter les crises d’épilepsie
Les vins sans alcool : une bonne alternative
Un vin désalcoolisé réduit indéniablement les risques de maladies cardiovasculaire. Un vin désalcoolisé n’est pas pour autant totalement sans alcool. En réalité, une quantité de 0.1 à 0.5% d’alcool est présent dans cette boisson. Mais à cette quantité, l’alcool est presque instantanément transformé par l’organisme.
Alcoolisme : savoir identifier une consommation abusive
Tout d’abord, il importe de discerner les causes d’une consommation excessive et celles du vieillissement. Pour identifier un abus d’alcool chez les seniors, vous devez vous baser uniquement sur les symptômes. Les effets d’une dépendance peuvent varier d’un sujet à un autre. Ainsi, il est sine qua non de privilégier la surveillance des personnes âgées.
En vous référant à la manifestation des symptômes, vous pourrez déduire les facteurs de l’alcoolisme et prendre les solutions adéquates.
Les facteurs d’alcoolisme chez les seniors
La vulnérabilité des seniors à l’alcoolisme peut s’orienter sur quatre facteurs majeurs.
La dépendance
La vieillesse se manifeste par l’incapacité à réaliser des activités essentielles au quotidien des personnes âgées. En effet, lorsqu’on prend de l’âge, on n’arrive plus à se laver, à faire ses besoins, à se nourrir, etc.
La retraite
Cette situation concerne principalement la vie sociale de la personne. Arrivée à ce stade, cette dernière doit s’adapter à plusieurs changements. Le sénior perd son autonomie sur la prise de décision.
La solitude
Il s’agit d’un sentiment d’abandon. C’est un des facteurs les plus courants chez les ainés. La solitude est un sentiment de manque qui conduit à la dépression.
Le deuil
La perte d’un être cher peut pousser un senior à consommer l’alcool. Ce caractère est subjectif. Il est généralement dû au choc et à la tristesse.
Les symptômes à prendre en compte
Si vous affichez un ou plusieurs manifestations des symptômes listés ci-dessous, vous devez consulter rapidement un spécialiste :
- Dépression
- Chutes répétées
- Anxiété
- Insomnie
- Etat confusionnel
- Dénutrition
- Amaigrissement
- Hypertension
- Cardiomyopathie
- Incurie
- Ostéoporose
- Cirrhose
- Angiome
- Maladies gastro-intestinales
- Trouble de l’érection
- Syndrome de Korsakoff
- Encéphalopathie de Wernicke
- Formation de tumeurs cancéreuse
- Psychose
Consulter un addictologue
Il est préférable de consulter un addictologue dès la première apparition des symptômes d’alcoolisme chez les seniors. Ce spécialiste met en place un système de sevrage adéquat à la situation du patient. Ses principaux rôles sont de :
- Mettre en garde les patients des dangers de l’addiction
- Mesurer le niveau d’aggravation d’alcoolomanie
- Traiter l’assuétude
- Garantir un traitement
L’expert en addictologie exerce ses prestations dans les CSAPA (centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie). Il peut aussi travailler dans les cabinets privés ou assurer un suivi à domicile.
Limiter l’isolement
Comme l’isolement est un facteur conséquent de l’alcoolisme, favoriser les relations sociales est une bonne résolution. Même si vous faites recours au passage à la retraite, vous devez privilégier les activités qui estompent la solitude et l’isolement :
- Visite de la famille
- Jeux de sociétés
- Activités en commun comme le sport, des sorties entre amis, des repas en famille
- Voyages et loisirs
Conclusion
L’alcool et le vieillissement ne font pas bon ménage. Sauf pour le vin sans alcool qui possède des propriétés hypotensives. Comme les risques d’hypertensions sont plus accrus chez les seniors, c’est une bonne alternative.
Vous devez catégoriquement éviter la consommation d’alcool lorsque vous prenez des médicaments. Toutes les interactions avérées provoquent des répercussions négatives. Vous êtes aussi tenu de respecter les recommandations mises en place l’OMS : se limiter à 2 verres par jour maximum.
Enfin, afin de prévenir les risques de chute ou des pathologies liées à l’alcoolisme chez les personnes âgées, vous devez consulter un addictologue.
Pour bénéficier d’un remboursement équitable sur le sevrage des ainés, vous pouvez souscrire une mutuelle santé. Afin de vous aider à en trouver, Santors peut comparer plusieurs formules pour vous.