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Kyste : quelles sont les causes et comment le traiter ?

Combien y a-t-il de types de kystes ?

Le kyste prend souvent la forme d’une petite boule, dont la taille varie de un millimètre à plusieurs centimètres. Cette masse est constituée de substance organique qui peut être gazeuse, liquide ou solide. 

Le kyste peut se développer sur n’importe quelle partie du corps. Les plus courants se forment sur la peau, au niveau des articulations, des ovaires (chez la femme) et du rein, du pancréas ou de l’épididyme chez l’homme.

Trois types de kystes peuvent apparaître sous la peau :

  • Le kyste épidermoïde qui est constitué par les cellules de l’épiderme,
  • Le kyste sébacé qui est formé par une accumulation de liquide organique des glandes sébacées,
  • Le kyste pilonidal situé au-dessus du sillon interfessier dont la poche contient des débris de peau.

 

Les kystes épidermoïdes et sébacés peuvent se présenter sur le visage, le cou, etc. Ces derniers se manifestent par l’apparition de bosses lisses qui prennent souvent la même couleur que la peau.

Au niveau des articulations, les kystes apparaissent souvent, soit au niveau des genoux, soit au niveau des poignets. Si placé sur le poignet ou à la base des doigts, celui-ci est appelé kyste synovial. Si au contraire, ce dernier prend position derrière le pli du genou, il est nommé kyste poplité ou kyste de Baker.

 

 

Quelles sont les causes d’un kyste ?

L’étiologie d’un kyste demeure difficile, car l’apparition de cette excroissance est multifactorielle. Celle-ci peut être due à :

  • Une infection pour la plupart des kystes sur la peau après une attaque bactérienne, fongique ou virale (staphylocoques, streptocoques, virus de l’herpès…)
  • Une brûlure provoquée par l’exposition prolongée aux rayons UV,
  • Une mauvaise hygiène de vie : alimentation riche en sucre et en graisse, consommation de tabac...,
  • Un traumatisme après un choc ou une contusion,
  • Des mouvements trop répétés ou une sédentarité,
  • Une tumeur bénigne ou maligne : dysfonctionnement des cellules provoquant une accumulation de tissus malformés,
  • Des inflammations chroniques comme une pathologie de longue durée (rectocolite...),
  • Une mauvaise cicatrisation : un processus cicatriciel défaillant,
  • Des maladies héréditaires : certaines pathologies ayant une incidence génétique peuvent être à l’origine de certains kystes (maladies auto-immunes, diabète de type 1...),
  • Une présence de lithiases : certains calculs (biliaires, hépatiques ou rénaux) étant favorables à l’apparition d’un kyste dans l’organe concerné

 

Le kyste chez la femme

Chez la femme, le kyste peut toucher la glande de Bartholin, principale productrice du fluide protecteur et lubrifiant à l’entrée du vagin. Le kyste peut s’étendre jusqu’aux ovaires. Dans ce cas, celui-ci se manifeste par la formation d’une poche remplie de liquide à la surface ou à l’intérieur d’un ovaire. Ce problème commun se résout souvent sans traitement après 2 ou 3 cycles menstruels. En effet, les kystes ovariens sont rarement cancéreux avant l’âge de 48 ans.

Le col de l’utérus est aussi sujet au kyste. Généralement, il se traduit par le développement d’une poche contenant du mucus. Cette dernière se forme précisément sur les parois du col de l’utérus est appelée kyste de Naboth ou œuf de Naboth. Cette forme de kyste est sans risque pour la santé et concerne surtout les femmes qui viennent d’accoucher. Les femmes ménopausées peuvent aussi y être sujettes.

Le kyste peut aussi se développer sur les seins. Dans ce cas, ce dernier se manifeste par la formation d’une substance ovale ou ronde composée de glandes mammaires. Sa taille varie entre 1 et 2 cm. Contrairement à la pensée populaire, le kyste qui se développe au niveau des seins n’est pas un facteur de risque de cancer mammaire.

Le kyste chez les hommes

Chez les hommes, le kyste des reins peut être solitaire et causer des complications. Ce dernier peut aussi survenir suite à une anomalie héréditaire pouvant provoquer une insuffisance rénale.  Quand il se développe au niveau du pancréas, le kyste peut devenir cancéreux.

L’épididyme est aussi un lieu fréquent sur lequel apparaît un kyste. On parle de kyste spermatique. Bien que celui-ci se manifeste par la formation d’une petite poche dans le canal qui transporte le sperme, il n’affecte ni la fertilité ni la sexualité.

 

Peut-on soigner naturellement les kystes ?

Un kyste étant généralement asymptomatique, leurs existences passent souvent inaperçues. Il se peut toutefois qu’une masse gênante et inesthétique se forme sur la peau. Pour apaiser ces poches et prévenir leur inflammation, vous pouvez opter pour des remèdes naturels comme :

  • Naturopathie : L’argile verte. Pour en savoir plus sur les bienfaits de la naturopathie, consultez notre article sur cette méthode.
  • L’Aloe vera, une plante analgésique et bactéricide qui est fréquemment utilisée dans les soins esthétiques ou pour soigner les affections de la peau. En présence d’un kyste, coupez la feuille en deux et étalez la sève sur la peau au moins deux fois par jour. Si le kyste s’est formé à cause de toxines, il va disparaître au bout de quelque temps.
  • L’oseille crépue est une plante médicinale servant à éliminer les toxines dans le sang. Pour sa préparation, il est conseillé de mettre à ébullition une poignée de racine d’oseille dans un litre d’eau, de porter le mélange à ébullition pendant 20 minutes, de filtrer et d’en boire jusqu’à 4 tasses par jour.
  • La mauve dont le cataplasme chaud peut être appliqué sur la zone concernée. Elle calme les rougeurs, les inflammations et élimine également les pathogènes.
  • Le vinaigre de cidre qui est reconnu pour les bienfaits des bactéries qu’il contient. Ce dernier régule le pH de la peau et élimine les toxines. Il reste une bonne alternative pour soigner les kystes et peut être appliqué plusieurs fois par jour avec l’aide d’un coton sur la zone concernée.
  • L’huile essentielle d’arbre à thé : ce produit contient des molécules antibactériennes à large spectre. Appliquez trois gouttes du produit sur le kyste tous les jours.
  • L’homéopathie : Traitements complémentaires homéopathiques comme : Sticta Pulmonaria 4CH, Silicea 15 CH, Calcarea Flurica 9CH ou bien encore Calcarea Carbonica 15CH. Pour en savoir plus sur le remboursement d’un traitement homéopathique, vous pouvez consulter notre article sur le sujet : Point sur l’homéopathe et le remboursement en 2021

Demandez l’avis éclairé d’un homéopathe. Ce spécialiste saura vous fournir le traitement le plus adapté en fonction de votre état de santé.

Vous voulez en savoir plus sur les différents types de médecine douce, n’hésitez pas à consulter notre dossier complet !

*Attention, ces remèdes naturels complémentaires ne guérissent pas à elles seules un kyste. En cas d’inflammation ou d’infection, il est recommandé de prendre rendez-vous chez votre médecin traitant.

 

Comment soigner un kyste sébacé grâce à un traitement naturel ? 

L’argile verte a des propriétés qui permettent de remédier aux kystes sébacés, car il absorbe le sébum. Le sébum est drainé et ne s’accumule plus dans la peau. 

L’effet du Rubus Ideaus, un macérat glycériné de framboisier, semble réguler les troubles hormonaux chez la femme. 

Le kyste sébacé est causé par les troubles hormonaux, la prise de ce remède à raison de 10 gouttes en deux prises pendant 4 jours après les règles permet de le traiter. 

Des remèdes homéopathiques comme l’Hepar sulfur 5 CH peuvent également guérir le kyste sébacé qui s’accompagne de douleur. La prise de 3 granules au matin est recommandée pour le traitement. 

 

Comment guérir un kyste ovarien grâce aux remèdes naturels ?

Les kystes folliculaires représentent 90 % des cas de kystes répertoriés. Les dérèglements hormonaux chez la femme et les problèmes de santé qui entraine l’accumulation de follicule peuvent engendrer un kyste ovarien de nature folliculaire. 

L’huile essentielle d’arbre à thé, en plus d’avoir des propriétés antibactériennes, agit également sur la sécrétion hormonale féminine. Celle-ci permet de réguler les troubles qui sont la cause de kyste. Cependant, la cause de l’enkystement doit être bien identifiée. Si ce dernier résulte des toxines, le vinaigre de cidre, l’huile essentielle d’arbre à thé, la mauve et l’aloe vera sont les remèdes adéquats. 

Il est recommandé de consulter un médecin afin de demander son avis sur les produits naturels pouvant être associés au traitement du kyste ou à son ablation. 

 

Comment soigner un kyste synovial grâce aux remèdes naturels ?

Vous pouvez appliquer une crème à base d’arnica sur la zone douloureuse. Cela permet de calmer la douleur occasionnée par le kyste, mais sans le guérir complètement. Il est aussi possible d’appliquer du froid sur le kyste, cela a pour effet d’alléger la douleur et de diminuer le gonflement. 

Pensez à appliquer des glaçons sur la partie douloureuse. Vous pouvez même le faire plusieurs fois par jour. Vous pouvez également utiliser l’argile verte en cataplasme pour soigner un kyste synovial. L’argile verte a des vertus drainantes, et permet de drainer le sébum et certaines toxines.

Une synergie d’huile essentielle utilisée en application cutanée peut également soulager la douleur engendrée par un kyste et le régresser. Il peut s’agir d’un mélange d’huile essentielle de Lentisque pistachier, d’Eucalyptus ou de menthe poivrée. Cette formule combine les vertus anti-inflammatoires, drainantes et anti-rhumatismales qui renforcent les articulations, tout en diminuant la sécrétion de synovie. 

Des remèdes homéopathiques sont également efficaces pour traiter les kystes synoviaux. Prenez 3 granules de Sticta Pulmonaria 4 CH trois fois par jour et accompagnez le traitement avec une dose de Silicea 15 CH par semaine. Vous pouvez prendre du Calcarea Fluorica 9 CH ou du Calcarea Carbonica à la place du Silicea.

Certaines plantes qui ont des propriétés drainantes peuvent également soigner un kyste, notamment :

  • Le pissenlit
  • La bardane
  • Le thé noir et bien d’autres

 

Comment traiter les kystes ?

Dans la plupart des cas, un kyste ne nécessite pas de traitement, son apparition et son développement étant généralement sans gravité. Souvent, aucun médicament n’est prescrit, car la poche disparaît d’elle-même au bout de quelques jours.

Certains cas exigent pourtant des traitements surtout si des gênes ou des douleurs sont constatés. Un traitement spécifique est également préconisé en cas de risque de développement d’autres maladies comme le cancer. La prise en charge choisie par le médecin dépend de plusieurs paramètres, dont la localisation du kyste et sa taille.

S’il s’agit d’un kyste apparent et facilement atteignable, le médecin peut pratiquer une petite incision pour drainer rapidement le contenu de la poche. Cette méthode ne requiert aucune anesthésie.

Si les kystes provoquent des douleurs, le médecin peut recommander l’application de compresses tièdes. Ce dernier peut aussi proposer des antalgiques et des calmants suivant l’état de la personne concernée quand les douleurs s’intensifient.

Si le kyste se trouve en profondeur comme dans le genou, le recours à la technique de ponction est incontournable. Celle-ci reste le meilleur moyen de venir à bout de la cavité. Votre médecin peut aussi réaliser une injection de cortisone afin de réduire l’inflammation. 

Quand les kystes touchent les articulations, les professionnels médicaux optent rarement pour la chirurgie. Cette option augmente effectivement le risque d’aggravation.

Un traitement chirurgical des kystes reste relativement rare. Les autres traitements sont souvent plus efficaces pour résoudre les problèmes causés par ces cavités. Il est toutefois possible que l’ablation de l’organe où se trouve le kyste soit nécessaire (ovariectomie, hystérectomie).

 

Quelle est la prise en charge de la Sécurité sociale ?

La majorité des kystes existants ne font pas partie de la liste des Affections longues durées. Leurs traitements n’ouvrent pas à une exonération du ticket modérateur. Mais, si la présence d’un kyste spécifique entraîne une invalidité prolongée, une demande d’obtention d’une prestation compensatoire du handicap demeure envisageable.

Si une intervention chirurgicale en vue de l’ablation d’un kyste est à visée esthétique, elle ne sera pas prise en charge. Par contre, s’il s’agit d’une nécessité médicale, la Sécurité sociale rembourse une partie des dépenses

Suivez ce lien si vous voulez en savoir plus sur les remboursements de l’homéopathie, les médecines douces et les autres traitements naturels…

 

Les mutuelles santé et la prise en charge de vos frais liés au traitement des kystes

Qu’il s’agisse d’un traitement naturel, médicamenteux ou d’une intervention chirurgicale, traiter un kyste implique des dépenses supplémentaires. L’Assurance maladie ne couvre pourtant qu’une partie des frais. Afin de minimiser votre reste à charge, renforcez votre couverture santé par des garanties supplémentaires.

Les mutuelles santé vous proposent d’ailleurs un complément de remboursement sur les consultations, les traitements médicaux, les soins naturels curatifs et préventifs, les interventions chirurgicales, etc. Vous pouvez alors bénéficier d’un remboursement partiel ou total de vos dépenses en fonction de la formule choisie. 

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