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Lymphocytes bas et élevés : qu’est-ce que ça implique ?

Comment découvrir si le nombre de lymphocytes présents dans le sang est normal ?

Une simple prise de sang suffit à déterminer le taux de lymphocytes présents dans les globules blancs. Il peut s’agir d'un examen de routine ou d'un examen prescrit par ordre de votre médecin traitant suite à des signes infectieux apparents.

Chez l’homme et la femme adulte, le taux normal de lymphocytes se situe entre 1 000 et 4 000/mm3 (20 à 40% du taux total de globules blancs). Chez les enfants, la norme varie de 1500 à 7000/ mm3 (35 à 60 % du taux total de globules blancs). Notez que ces chiffres sont donnés à titre indicatif, du fait que les résultats diffèrent légèrement d’un laboratoire à un autre.

 

Taux de lymphocytes bas

Connu sous l’appellation lymphopénie, il s’agit d’une maladie infectieuse entraînant un déficit immunitaire. Les personnes qui en sont atteintes ont un taux de lymphocytes inférieur à 1500/mm3. Vulnérables, les patients sujets à la lymphopénie sont des proies faciles des bactéries, des virus et autres parasites ainsi ils tombent fréquemment malades.

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Les signes annonciateurs

Si le cas est léger, le malade est asymptomatique. En revanche, si le patient est à un stade avancé, on peut remarquer les symptômes suivants. À noter que ces symptômes sont apparentés à la maladie qui est à l’origine de votre lymphopénie :

  • Apparition de ganglions lymphatiques ou hypertrophie de la rate qui suggère généralement un cancer ou une infection causée par le VIH.
  • Une toux accompagnée d’un écoulement nasal et d’une forte fièvre qui traduit une infection virale respiratoire.
  • Formation de ganglions lymphatiques et d’une amygdale de taille minime qui est généralement signe d’un trouble héréditaire du système immunitaire.
  • Douleurs et gonflements articulaires suivis d’une éruption cutanée qui désignent soit une polyarthrite rhumatoïde ou un lupus érythémateux.

 

Les différentes origines de la lymphopénie

Différents facteurs peuvent être à l’origine d’une lymphopénie et il est possible de les classer suivant leurs impacts sur les lymphocytes :

  • Une production insuffisante de lymphocytes résultant d’un déficit immunitaire d’ordre primitif (DIP) ou due à une simple carence en zinc, à l’alcoolisme ou encore à une alimentation pauvre en calorie et en protéine.
  • Un excès de catabolisme causé par le VIH, par une maladie auto-immune telle qu’un lupus érythémateux systémique, par la radiothérapie, par la chimiothérapie dans le cadre du traitement d’un cancer …
  • Une répartition modifiée des lymphocytes se manifestant sous la forme d’un hypersplénisme (hyperactivité de la rate), de diverses infections virales à ne citer que l’hépatite ; la tuberculose; la fièvre typhoïde, des maladies provoquant des tumeurs inflammatoires ou encore des brûlures étendues.
  • Les maladies suivantes sont également à blâmer : l’insuffisance rénale, le lymphome, la polyarthrite rhumatoïde.

 

Traiter la lymphopénie

Le traitement de la lymphopénie dépend de la cause, laquelle sera mise en évidence par des examens.

Si la lymphopénie est le résultat d’une infection, le médecin prescrit généralement des antibiotiques, des antifongiques, des antiviraux ou encore des antiparasitaires au patient. À noter que ces médicaments agissent directement sur le micro-organisme concerné. Si en revanche c’est la sous-alimentation qui est l’origine de la maladie, une correction des carences suffit à rétablir le nombre des lymphocytes à la norme.

Si la lymphopénie résulte de la prise d’un médicament spécifique, l’état du patient s’améliore quelques jours après l’arrêt du médicament en question. Dans le cas d’une lymphopénie due au SIDA, le malade devra prendre trois types d’antiviraux (en même temps), ce qui aura pour effet d’augmenter le nombre des lymphocytes et d’allonger leur survie. Si la lymphopénie est d’ordre héréditaire, une transplantation de cellules hématopoïétiques souches peut être envisagée.

 

Mieux vaut prévenir que guérir

Les personnes à risque, notamment celles qui présentent des carences en lymphocytes B peuvent être protégées de la maladie si leurs médecins leur prescrivent à temps des gammaglobulines. Injectées par intraveineuse, les gammaglobulines protègent contre les infections liées à la lymphopénie.

 

Les lymphocytes élevés (ou lymphocytose)

Si la norme varie de 1 000 à 4 000/mm3 lymphocytes par globule blanc, chez les personnes sujettes à la lymphocytose le taux est compris entre 8000 à 9000 /mm3. Les lymphocytes élevés traduisent généralement une atteinte infectieuse d’ordre virale tels que la mononucléose, l’angine ou encore la bronchiolite. Le cancer et le lymphome peuvent également provoquer une augmentation excessive des lymphocytes.

 

Les symptômes de la lymphocytose

De manière générale l’augmentation du nombre de lymphocytes n’entraîne aucun symptôme, mais pour les personnes souffrant de lymphome ou de leucémies, les signes suivants peuvent être remarqués : la fièvre, les sueurs nocturnes et une perte de poids importants.

 

Les causes de la lymphocytose

La lymphocytose peut être chronique ou aiguë.

 

Les origines d’une lymphocytose chronique :

Les leucémies, principalement la leucémie lymphoïde, sont l’un des différents facteurs d’une lymphocytose chronique. D’autre part, les lymphomes et les inflammations chroniques provoquent également ce phénomène.

 

Les sources d’une lymphocytose aiguë :

La lymphocytose aiguë ou réactionnelle est souvent le résultat d’une infection virale telle que les oreillons, la varicelle, l’hépatite, la rubéole ou encore le VIH. Les infections bactériennes suivantes provoquent également une lymphocytose : la coqueluche, la tuberculose chronique, la typhoïde. En outre, certains traitements médicamenteux, la vaccination, les troubles endocriniens et les maladies auto-immunes entraînent aussi une augmentation du taux de lymphocytes présents dans le sang.

Les fumeurs sont, d’autre part, plus à risque, car chez ces derniers, le nombre de lymphocytes est souvent largement supérieur à la normale. Et enfin, le stress est un facteur non négligeable de la lymphocytose.

 

Comment traiter la lymphocytose ?

Pour être efficace, le traitement de la lymphocytose doit impérativement correspondre à la cause sous-jacente :

Un traitement symptomatique est réalisé si le cas résulte d’une infection virale. S’il s’agit plutôt d’une maladie infectieuse provoquée par des bactéries, les médecins prescrivent des antibiotiques. Quand c’est lié à une chimiothérapie ou au traitement d’une leucémie, la greffe de cellules souches est envisagée.

 

Prévenir la lymphocytose

Il existe des moyens de prévention efficaces contre la lymphocytose aiguë. On parle notamment de vaccins permettant de prévenir certaines infections virales et bactériennes, tels que les oreillons, la rubéole, la tuberculose, la coqueluche, etc.

En revanche, les mesures de prévention contre les lymphocytoses chroniques n’existent pas encore.

En soi, les lymphocytes bas ou élevés ne sont pas des maladies mortelles quand vous suivez le bon traitement et que vous consultez à temps. Cependant, le traitement de la maladie peut durer relativement longtemps. La souscription d’une mutuelle santé est donc fortement conseillée.

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