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Point sur l’hospitalisation à domicile

Qu’est-ce qu’une hospitalisation à domicile ?

L’HAD est une hospitalisation à part entière. Elle consiste à apporter au domicile du patient les mêmes soins qu’on lui aurait prodigués s’il était à l’hôpital. Elle s’étale sur une période limitée qui peut toutefois être renouvelée suivant l’évolution de l’état de santé du malade et des soins (médicaux et paramédicaux) à administrer.

Pour la petite histoire, le concept d’hospitalisation à domicile est apparu aux États-Unis en 1945 sous l’initiative du professeur Bluestone. Ce dernier, pour résoudre le problème de surpopulation de patients de l’hôpital au sein duquel il exerce, a décidé de soigner certains de ses patients à leur domicile. Cela a conduit à la création du Home Care en 1947. Mais le modèle américain diffère profondément de la conception française de l’HAD en ce sens que les soins proposés sont très poussés.

En France, la première expérience d’HAD  se déroule en 1951 sur l’initiative du professeur Siguier. Mais la reconnaissance officielle ne se fera qu’en 1970 avec la loi hospitalière du 31 décembre 1970. Depuis, l’HAD a fait l’objet de nombreuses structurations législatives et réglementaires.

 

Comment se passe une HAD ?

Une HAD fait généralement suite à une hospitalisation ou une consultation externe. Elle peut être recommandée par 3 médecins :

  • Le médecin hospitalier : c’est principalement lui qui est à l’organe de l’HAD lorsque le malade est soignée dans un établissement hospitalier ;
  • Le médecin traitant : lorsque le malade n’est pas hospitalisé, c’est lui qui conseille de l’HAD ;
  • Le médecin coordinateur de l’HAD : il donne son avis au responsable de la structure d’HAD sur l’opportunité de l’HAD. Pour forger cet avis, il travaille en étroite collaboration avec le médecin traitant à partir d’un projet thérapeutique. En fin de compte, c’est donc à lui que revient la décision d’accorder ou non l’HAD.

Un projet thérapeutique est en quelque sorte le document qui contient toutes les informations sur l’état de santé du malade ainsi que les soins qui seront administrés à ce dernier dans le cadre de l’HAD. On y retrouve généralement :

  • Les modalités de coordination des soins ;
  • Les détails sur la périodicité des évaluations médicales ;
  • Les mesures hygiénodiététiques : régime alimentaire à suivre par le malade ;
  • Les soins d’orthophonie ;
  • Les prises en charge psychologiques.

Outre l’accord des médecins, un patient doit donner son consentement écrit et en informer sa caisse d’assurance maladie pour finaliser la mise en place d’une HAD. Une fois qu’il aura réalisé toutes ces formalités, un travailleur social se rendra à son domicile pour analyser les caractéristiques du logement et vérifier si son entourage est prêt à recevoir une HAD.

 

Personnes concernées par l’HAD

L’HAD à domicile concerne surtout les malades touchées par des pathologies graves (sclérose en plaque, cancer, tétraplégie, affections cardiovasculaires, SIDA…), aiguës ou chroniques, évolutives et/ou instables. Bref, généralement des maladies qui nécessiteraient en temps normal une prise en charge dans un établissement hospitalier.

Outre le caractère de la maladie qui vous touche, vous devez respecter d’autres critères pour être hospitalisé à domicile :

  • Votre domicile doit être assez spacieux pour accueillir tous les équipements nécessaires à l’hospitalisation (espace) ;
  • Vous devez résider dans une zone couverte par une structure d’HAD. Cette dernière doit pouvoir vous accueillir à tout moment en cas d’urgence.

Les patients de tout âge peuvent profiter d’une HAD : les nourrissons, les personnes âgées atteintes de maladies telles que le Parkinson, les femmes enceintes…

 

Quels sont les soins prodigués ?

Les soins prodigués dans le cadre d’une HAD peuvent être classés en trois catégories :

  • Les soins ponctuels, techniques et complexes ;
  • Les soins continus plus ou moins techniques : soins de nursing, entretien de la vie, soins de maintien… ;
  • Les soins de réadaptation au domicile.

Attention, il ne faut donc pas la confondre l’HAD avec les Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD) administrés dans le cadre du maintien à domicile des seniors ou des individus en situation de dépendance.

 

Les avantages de l’HAD pour un malade

Opter pour l’HAD présente de nombreux avantages pour un malade :

  • Continuer à vivre dans son environnement habituel tout en recevant les soins nécessaires à sa survie ;
  • « Humanisation » de la relation entre le patient, le médecin et les équipes soignantes : vous avez certainement déjà remarqué que parfois, au sein des établissements hospitaliers, tout est routine. Le personnel soignant est froid et souvent à fleur de peau ;
  • Suivant les besoins du patient, les interventions peuvent être assurées 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ;
  • Avec les bons choix, la prise en charge de tous les actes réalisés dans le cadre d’une HAD peut être totale.

 

Les inconvénients possibles

Mais opter pour l’HAD n’a pas que des avantages. Cela entraîne d’importants changements dans le quotidien de votre entourage. En effet, la réussite d’une HAD nécessite une forte implication des proches auprès du malade. Et il faut le dire, la présence de ce dernier induit forcément une surcharge de travail domestique.

À part cela, le fait d’assurer une surveillance continue du patient peut aussi être très éprouvant pour les proches, sur le plan physique et moral. Tout cela pour dire que pour qu’une hospitalisation à domicile porte réellement ses fruits, il est important de veiller à ce que ce dispositif convienne bien à l’entourage.

 

Prise en charge

L’HAD est prise en charge par la caisse d’Assurance maladie à 80 %, au même titre qu’un séjour à l’hôpital à ceci près que vous n’avez pas à payer le forfait hospitalier. Vous pouvez donc bénéficier d’une prise en charge totale si vous êtes touché par une maladie de longue durée.

La couverture de base (80 %) vous évite de payer divers frais :

  • Le coût des médicaments ;
  • Les honoraires des médecins traitants et des spécialistes ;
  • Les analyses réalisées en laboratoire ;
  • Les honoraires des professionnels paramédicaux ;
  • Les frais de l’ambulance ;
  • Le mobilier et le matériel nécessaires à l’installation de l’HAD.

Si votre maladie ne vous permet pas de profiter d’une prise en charge complète par l’Assurance maladie. Vous pouvez y remédier en souscrivant une mutuelle santé. Et pour vous aider à choisir le contrat le plus adapté à vos besoins, Santors se met à votre disposition. Nous mettons à votre service de nombreux conseillers spécialisés en assurance pour analyser votre situation et vous proposer les offres les moins chères, mais qui vous permettent de profiter d’une prise en charge plus complète.