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Inflammation, maladies infectieuses : zoom sur le test CRP

Qu’est-ce qu’un test CRP ?

Au quotidien, l’organisme doit faire face à des agressions d’origine extérieure (bactérie pathogène, traumatisme, virus…) ou intérieure (problème d’immunité, anomalies physiologiques, cancers…). Lorsque ces cas se présentent, il met en œuvre un ensemble de processus complexes de défense. On parle de réaction inflammatoire.

Au cours de cette réaction, divers composants cellulaires sont libérés en plus grande quantité dans l’organisme afin de lutter contre l’agression. Les cytokines figurent parmi les plus importants d’entre eux puisqu’ils vont stimuler le foie afin que ce dernier produise les protéines de l’inflammation, dont les CRP (protéine C-reactive).

En plus de provoquer les symptômes d’une inflammation, les CRP jouent un rôle essentiel dans la réponse immunitaire, car ce sont elles qui vont provoquer la mobilisation et l’activation des leucocytes. Elles interviennent également dans la stimulation de la phagocytose.

Le point le plus important est qu’en cas dagression, le taux de protéines C-Réactive peut atteindre des valeurs impressionnantes. Le test CRP permet de déterminer le dosage de protéine C-Reactive et donc d’évaluer l’importance de l’inflammation.

 

Les différents types de test CRP

Il existe deux types de tests CRP :

  • Le test CRP standard : il ne renseigne pas sur la nature de la pathologie, mais aide à confirmer la présence d’une inflammation. Ce test est généralement prescrit à une personne venant de subir une intervention chirurgicale et chez qui l’on suspecte des complications. À part cela, on s’en sert également pour suivre l’évolution d’une maladie inflammatoire (arthrite, colite ulcéreuse), car le délai de réponse du CRP à une infection est très rapide (6 à 12 heures).
  • Le test CRP haute sensibilité (CRP-hs) : grâce à lui, il est possible de déceler la présence de maladies cardiovasculaires. Pour information, ces dernières peuvent générer une réponse inflammatoire accompagnée d’une augmentation du taux de CRP, toutefois pas assez élevé pour être détecté au test CRP standard.

Dans la pratique, on ne prescrit le test CRP-hs qu’aux individus non atteints d’une inflammation chronique. En effet, le test est totalement inutile dans le cas contraire puisque le taux de CRP sera toujours élevé en raison de la maladie inflammatoire.

Le test CRP se fait à partir d’un prélèvement sanguin généralement réalisé au pli du coude. Mais dans certaines situations, le CRP sera évalué à partir d’un prélèvement de liquide céphalo-rachidien, d’ascite ou encore de liquide synovial. Ce sera notamment le cas chez les individus souffrant d’inflammations évolutives au niveau de la moelle épinière, du foie et des articulations.

 

Interprétation des résultats

Chez une personne en bonne santé, le taux normal de CRP devrait être aux alentours de 6 mg/l. Une petite augmentation suppose généralement la présence d’une infection banale, sans gravité. Un taux plus élevé implique l’existence d’une pathologie relativement grave comme :

  • Une infection bactérienne : méningite, septicémie…
  • Un infarctus du myocarde
  • Un traumatisme important : complication d’une chirurgie, brûlures importantes, etc.
  • Une maladie inflammatoire : arthrite chronique, maladie de Reiter, maladie de Crohn, spondylarthrite ankylosante, arthrite rhumatoïde…
  • Un cancer : sarcome, Hodgkin, lymphome…

Il faut préciser que le taux du CRP varie suivant la nature de la maladie en cause. S’il s’agit :

  • D’une maladie virale, le taux sera de moins 20 mg/l chez l’enfant et de moins 50 mg/l chez l’adulte ;
  • De maladies systémiques (lupus érythémateux disséminé et rectocolite hémorragique), le taux sera inférieur à 30 mg/l ;
  • De maladies cardiovasculaires, le taux de CRP sera généralement faible. Un taux supérieur à 2 mg/l suppose un risque augmenté d’infarctus du myocarde ou un AVC. Chez un individu souffrant d’une angine de poitrine, un taux supérieur à 3,5 mg/l est souvent le signe d’un accident coronarien.

 

Souscrire une mutuelle pour se protéger

La Sécurité sociale pend en charge les analyses médicales, mais à des hauteurs différentes. Pour ce qui est du test CRP, il est pris en charge à 60 % sur la base de remboursement de la Sécurité sociale (actes en B). Il sera remboursé intégralement si vous avez souscrit une mutuelle santé et si cette dernière prend en charge le ticket modérateur.

Attention, pour être remboursé, votre test doit être justifié par une ordonnance médicale. Sachez que les prises de sang réalisées sans prescription ne sont pas prises en charge, ni par l’Assurance Maladie, ni par les mutuelles. Prenez donc toujours le temps de comparer les devis et les garanties proposées par les complémentaires santé afin de bénéficier d’un meilleur rapport coût-prestation.