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Tout savoir sur la piroplasmose chez les chats

Reconnaître les symptômes de la piroplasmose chez le chat

La piroplasmose ou babésiose est une maladie sanguine vectorielle due à un parasite spécifique : le Babesia canis. Ce micro-organisme arrive dans le système sanguin du chat suite à la morsure d’une tique. La transmission se fait de manière indirecte quand cette dernière suce le sang de l’animal pour se nourrir.

Une fois que le félin a contracté l’agent infectieux, il ne faudra que très peu de temps pour qu’il présente les symptômes de la pathologie. Le trouble, s’il n’est pas pris en charge à temps, peut entraîner le décès du chat.

La babésiose se manifeste par des symptômes faciles à reconnaître. Les babesias, quand ils atteignent le système sanguin, attaquent directement les globules rouges en se multipliant. Les cellules parasitées éclatent l’une après l’autre. Cette situation a pour conséquence une multitude de réactions qui s'enchaînent pour se solder par le décès de l’individu infecté. L’hémoglobine libérée, suite à la destruction des globules rouges, va se propager dans l’organisme de l’animal. Cette substance, une fois métabolisée, se transforme en bilirubine. Cette dernière constitue un véritable poison pour le corps quand elle n’est pas évacuée.

En ce qui concerne la suite, l’anémie hémolytique s’intensifie. Le chat change soudainement de comportement et son état se détériore rapidement. Il refuse de s’alimenter. Ce manque d’appétit s’accompagne généralement de vomissements. Le félin devient d’un coup tout abattu. Il a de la fièvre (hyperthermie majeure > 40 °C). Ses muqueuses deviennent pâles, voire jaunes dans certains cas. La piroplasmose, arrivée à un stade avancé, se caractérisera tout particulièrement par une fièvre avec jaunisse. À ce niveau, l’animal souffrira d’anorexie, de fortes diarrhées et d’intenses troubles nerveux.

En France, un chat infecté par le mycoplasma haemofelis (l’agent infectieux responsable de l'hémobartonellose) et le cytauxzoon felis (babésiose) présentera les mêmes symptômes. Il est d’ailleurs important de rappeler que ces parasites sont également transmis par la morsure d’un vecteur (une puce ou une tique).

 

Le diagnostic du médecin confirmera qu’il s’agit bien d’un cas de piroplasmose

Vous l’aurez bien compris : on ne rigole pas avec la piroplasmose. Afin d’éviter que l’infection ne s’aggrave, il est impératif d’amener le chat chez le vétérinaire dès l’apparition des symptômes. Le plus tôt sera le mieux. En effet, même si la piroplasmose n’a pas eu raison du félin, il se peut qu’elle laisse des séquelles plus ou moins graves si elle n’a pas été prise en charge à temps.

Le diagnostic de la maladie passe par un examen sanguin. Ce dernier servira à détecter l’agent infectieux responsable de la pathologie. Concrètement, le spécialiste va procéder à un frottis sanguin. Le sang recueilli dans le pavillon de l’oreille de l’animal sera étalé sur une lame en verre observée au microscope. Une fois que le parasite est décelé, le vétérinaire effectuera une numération formule sanguine.

Il se peut que l’examen sanguin ne suffise pas pour avoir un résultat assez concluant. Dans ce cas, c’est l’analyse PCR (Polymérase Chain Reaction) qui permettra de confirmer le cas de babésiose. Cet examen spécifique va littéralement mettre en évidence les traces ADN des babesias présents dans le sang du chat.

 

Traitement et prévention de la piroplasmose chez le chat

Après le diagnostic, le praticien procèdera directement au traitement de la maladie. Le soin curatif de la piroplasmose consiste à fournir au félin de puissants antibiotiques tels que l’imidocarbe. Les médicaments sont administrés par injection. En arrivant dans l’organisme, les antibiotiques vont repérer et détruire les parasites babesia dans le sang de votre animal.

Il se peut que la pathologie n’ait pas été détectée à temps ou qu’elle se soit déjà aggravée. Dans ce cas, le traitement se fera par perfusion, voire même par transfusion dans les situations les plus extrêmes. Le chat doit alors rester quelques heures à quelques jours à l’hôpital le temps que son sang soit nettoyé de toute trace d’agent infectieux.

Les procédés curatifs sont pratiquement les mêmes chez un félin atteint de l'hémobartonellose. L’imidocarbe peut éventuellement être remplacée par de la doxycycline. En outre, le vétérinaire peut prescrire des corticoïdes. Si l’animal est trop affaibli, on peut également recourir à l’hospitalisation sous perfusion. Durant le traitement, le chat sera nourri à l’aide d’un dispositif de réalimentation par sonde.

 

Comment prévenir la piroplasmose ?

La principale solution préventive contre la piroplasmose consiste à éloigner les tiques. Pour ce faire, le plus simple sera d’utiliser un collier antitiques ou des pipettes. Ces traitements préventifs sont vivement recommandés durant le printemps et l’automne. Les tiques ont tendance à proliférer pendant ces deux saisons durant lesquelles les températures sont douces et le temps est humide.

Un traitement en pipette appliqué pendant 15 jours à 3 mois (selon le produit utilisé) devrait suffire à éviter tout risque de contamination. Bien sûr, après cette période, il est toujours prudent de vérifier la peau du félin, et ce d’autant plus si ce dernier a l’habitude de sortir.

Si votre animal est déjà traité et que vous retrouvez une tique accrochée sur lui, cela n’implique pas un risque de récidive. Les anticorps présents dans son organisme le protègent de toute nouvelle menace.

Qui plus est, si vous avez utilisé un produit antitique assez efficace, vous n’aurez pas à retirer les nuisibles suceurs de sang. Les bestioles devraient tomber et mourir avant qu’elles n’aient eu le temps de se nourrir.

 

La piroplasmose chez le chat : le coût des soins et la prise en charge de l’assurance santé

Les dépenses liées à la prévention et/ou au traitement de la piroplasmose chez le chat peuvent être importantes. Avec les produits antitiques, les frais vétérinaires, la cure à base d’antibiotiques, l’hospitalisation, la facture peut monter très rapidement.

Il existe toutefois une solution qui vous permettra d’assumer ces dépenses sans sourciller : la mutuelle santé chats. En effet, grâce à l’assurance santé, vous pourrez fournir à votre chat tous les soins dont il a besoin tout en réalisant des économies.

Le niveau de la prise en charge dépendra de la formule choisie. Une couverture intégrale vous donne droit à un remboursement à hauteur de 75 % à 100 % des frais médicaux et chirurgicaux. Bien sûr, pour que la mutuelle corresponde réellement à vos exigences et aux besoins de votre félin, il vous faudra tenir compte de certains critères, notamment : 

  • l’état de santé de votre chat,
  • votre budget,
  • les options complémentaires qui vous semblent importantes pour votre compagnon,
  • le niveau de garantie que vous recherchez.

En outre, pour vous assurer d’avoir choisi la bonne couverture, il vous faudra aussi vérifier les caractéristiques établies (délai de carence, plafond de remboursement, franchise et services inclus, etc.). Afin de vous faciliter la tâche, un formulaire est généralement proposé lors de la souscription. Il vous suffit alors de le remplir pour être redirigé vers l’offre la plus adaptée. En ce qui concerne le prix, la tarification peut varier d’une compagnie à l’autre et d’une formule à l’autre.

Différentes formules vous sont proposées par les partenaires de Santors. Les couvertures intégrales à 19 €/mois et 35 €/mois vous permettent de profiter d’une assurance complète. En plus de la prise en charge des frais médicaux et chirurgicaux, vous bénéficiez d’un forfait prévention (jusqu’à 60 €). Vous avez également droit à une assistance (service téléphonique, informations et conseils, frais d’obsèques/incinération, frais de pension). Pour offrir à votre matou tous les soins dont il a besoin, réalisez un devis dès maintenant !