Perturbateurs Endocriniens : Reconnaissance, Prise en Charge et Protection de

Les perturbateurs endocriniens représentent un enjeu majeur de santé publique. Présents dans notre quotidien, ils altèrent notre système hormonal avec des conséquences potentiellement graves. Découvrez comment les identifier, comprendre la réglementation et adopter les bons réflexes pour protéger votre santé et celle de vos proches.

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Dr. Laurence Petit

Medecin Geriatre

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Information Santé

Cet article est fourni à titre informatif. Il ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Consultez toujours votre médecin pour des conseils personnalisés.

Perturbateurs Endocriniens : Reconnaissance, Prise en Charge et Protection de
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Points clés à retenir

Dans notre environnement quotidien se cachent des substances invisibles mais omniprésentes : les perturbateurs endocriniens. Ces composés chimiques, présents dans nos produits de consommation courante, nos aliments et notre environnement, interfèrent avec notre système hormonal et peuvent avoir des conséquences durables sur notre santé. Particulièrement préoccupants pour les seniors et les personnes vulnérables, ces polluants font l’objet d’une attention croissante des autorités de santé publique.

En France, en Europe et dans le monde, l’évaluation des risques liés aux perturbateurs endocriniens est devenue un enjeu de santé publique majeur. Selon les données de l’étude PEPS’PE publiée par Santé Publique France, les perturbateurs endocriniens seraient impliqués dans pas moins de 31 maladies chroniques graves, telles que l’asthme, le diabète, l’obésité, certains cancers, avec des conséquences néfastes sur la santé reproductive et le développement.

Que sont les perturbateurs endocriniens et comment agissent-ils ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire ainsi des effets néfastes sur cet organisme ou sur ses descendants.

Le système endocrinien : une mécanique fragile

Le système endocrinien est un ensemble de glandes et de cellules qui fabriquent des hormones et qui les libèrent dans le sang. Les hormones sont des substances naturelles qui agissent comme des messagers chimiques entre différentes parties du corps, contrôlant ainsi de nombreuses fonctions dont la croissance, la reproduction, la fonction sexuelle, le sommeil, la faim, l’humeur et le métabolisme.

Mécanismes d’action des perturbateurs endocriniens

Ces substances toxiques agissent selon plusieurs modes :

  • Imitation hormonale : ils se fixent sur les récepteurs hormonaux à la place des vraies hormones
  • Blocage hormonal : ils empêchent les hormones naturelles d’agir normalement
  • Modification du métabolisme : ils perturbent la production, le transport ou l’élimination des hormones

La quantité d’hormones nécessaire au fonctionnement du système endocrinien étant extrêmement faible, la perturbation de celui-ci peut résulter d’une très faible concentration de substances perturbatrices. Il s’agit d’une relation dose-réponse non monotone pour laquelle il est difficile de définir un seuil de toxicité.

Où trouve-t-on les perturbateurs endocriniens au quotidien ?

D’après le rapport OMS-PNUE de 2012, près de 800 substances chimiques ont des propriétés perturbatrices endocriniennes avérées ou suspectées. La liste de substances suspectées de ce type d’effets est modifiée régulièrement en fonction de la production de nouvelles connaissances.

Dans les produits de consommation courante

Les perturbateurs endocriniens se retrouvent dans de nombreux objets et produits de la vie courante : produits ménagers, détergents, produits de traitement des cultures, cosmétiques, produits alimentaires. Ils sont également présents dans l’environnement du fait d’une contamination des différents milieux : eaux, sédiments, sols, air.

Voici les principales sources d’exposition :

  • Dans la cuisine : plastiques alimentaires (bisphénol A), revêtements de canettes et conserves, ustensiles antiadhésifs (PFAS)
  • Dans la salle de bain : cosmétiques contenant parabènes, phtalates, triclosan
  • Dans la maison : retardateurs de flamme dans les meubles, tapis, textiles traités
  • Dans l’alimentation : pesticides, emballages, additifs alimentaires
  • Dans l’environnement : pollution de l’air, de l’eau, des sols

L’imprégnation généralisée de la population française

Les études de biosurveillance dans la population française ont montré une imprégnation généralisée de la population, notamment des enfants, par certains de ces produits : phtalates, bisphénols, pesticides, PCB. L’étude Esteban, menée par Santé publique France de 2014 à 2016, a permis de mesurer cette exposition chez 2 503 adultes et 1 104 enfants.

Quels risques pour la santé, particulièrement chez les seniors ?

Effets sur la santé reproductive et hormonale

Un certain nombre d’affections sont suspectées d’être la conséquence d’une exposition aux perturbateurs endocriniens : baisse de la qualité du sperme, augmentation de la fréquence d’anomalies du développement des organes ou de la fonction de reproduction, abaissement de l’âge de la puberté. Ils peuvent également provoquer des troubles de la croissance, des troubles du développement neurologique, des troubles de la fonction immunitaire ou encore l’apparition de certains cancers hormono-dépendants et maladies métaboliques comme le diabète et l’obésité.

Les pathologies chroniques associées

De nombreuses études décrivent un lien entre l’exposition à certaines familles de substances et les troubles de la fertilité et de la reproduction, les cancers hormono-dépendants comme les cancers du sein ou de la prostate. Des troubles neurologiques, l’autisme, la baisse de quotient intellectuel ou des troubles métaboliques comme le diabète ou l’obésité, sont également suspectés d’être associés à une exposition aux perturbateurs endocriniens.

Les périodes de vulnérabilité accrue

La période d’exposition la plus critique correspond à la vie embryonnaire, moment de grande fragilité de l’être humain en construction. Mais les effets peuvent ne pas se manifester avant l’âge adulte : il s’agit d’un mécanisme de toxicité différée par programmation ; les effets se manifestent surtout sur la génération suivante, et non chez les parents exposés.

La période des « 1 000 jours », qui s’étend du développement prénatal à la petite enfance, est particulièrement critique et doit faire l’objet d’une attention prioritaire. La période pubertaire est également une fenêtre de vulnérabilité aux perturbateurs endocriniens, car plusieurs systèmes achèvent leur maturation pendant cette période sous l’influence des hormones stéroïdiennes sexuelles.

Reconnaissance réglementaire : où en est la France ?

Le cadre européen REACH et CLP

La mise sur le marché des substances reconnues comme perturbateurs endocriniens est soumise au règlement européen REACh qui prévoit que les substances possédant des propriétés perturbant le système endocrinien et présentant un niveau de préoccupation équivalent aux substances CMR puissent être identifiées comme des substances extrêmement préoccupantes.

L’avancée la plus notable concerne le règlement CLP, avec le règlement délégué (UE) n°2023/707 du 19 décembre 2022 qui prévoit désormais des règles de classification et d’étiquetage des perturbateurs endocriniens. Ces derniers seront classés en 2 catégories de dangers pour la santé humaine et l’environnement et étiquetés sans pictogramme mais avec mention d’avertissement, de danger et conseils de prudence.

Les obligations d’information en France depuis 2024

Trois arrêtés ont été publiés en octobre 2023, qui ont rendu obligatoire à compter du 12 avril 2024 la mise à disposition de tous de l’information sur la présence de perturbateurs endocriniens avérés, présumés ou suspectés dans les produits de la vie courante.

La loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, dite « AGEC », a introduit une obligation pour tous les metteurs sur le marché d’informer le public quant à la présence de perturbateurs endocriniens dans les produits à destination des consommateurs. L’application Scan4Chem permet aux consommateurs d’obtenir ces informations en scannant le code-barres d’un produit.

La Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens (SNPE 2)

Adoptée en 2019, la deuxième stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE 2) est une composante du quatrième plan national santé environnement (PNSE 4), copilotée par le ministère chargé de la Transition écologique et le ministère chargé de la Santé. Elle a un objectif principal de réduire l’exposition des populations et de l’environnement aux perturbateurs endocriniens, en renforçant la réglementation, la formation et l’information et en améliorant la connaissance sur ces substances.

Les trois axes prioritaires de la SNPE 2 :

  • Former et informer les professionnels de santé, les collectivités et le grand public
  • Protéger la population et l’environnement dans une approche « Une seule santé »
  • Améliorer les connaissances et promouvoir la recherche

Exemples de substances réglementées

Le bisphénol A est un perturbateur endocrinien pour la santé humaine officiellement reconnu par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) depuis 2017. Par précaution, la loi française n° 2012-1442 du 24 décembre 2012 a interdit le bisphénol A dans les contenants destinés aux enfants de moins de trois ans, notamment dans les biberons. Cette loi interdit également les collerettes de tétines, de sucettes et les anneaux de dentition pour bébés contenant ce produit.

Surveillance et suivi : le rôle de Santé publique France

Le programme de biosurveillance

Sur la surveillance de l’imprégnation de la population aux contaminants de l’environnement (dont des perturbateurs endocriniens), Santé publique France a publié en 2023 les derniers résultats de l’étude Esteban et lancera au cours du premier semestre 2024 une nouvelle enquête Albane (ALimentation, Biosurveillance, sAnté, Nutrition, Environnement) dans le cadre du programme national de biosurveillance.

L’étude PEPS’PE : prioriser les effets à surveiller

Santé publique France a lancé en 2021 l’étude PEPS’PE, qui vise à prioriser, après une large consultation, les effets sanitaires à surveiller pour leur lien possible avec les perturbateurs endocriniens. Cette étude est une étape préalable à la définition d’une nouvelle stratégie de surveillance des effets des perturbateurs endocriniens.

59 effets sanitaires sur la santé, suspectés d’être en lien avec une exposition aux perturbateurs endocriniens, ont été proposés dans cette étude selon deux critères : le poids des preuves et l’intérêt épidémiologique et sociétal. Parmi eux, 6 effets de la santé reproductive sont déjà surveillés : cryptorchidie, hypospadias, puberté précoce, cancer du testicule, altération de la qualité du sperme et endométriose.

Comment se protéger des perturbateurs endocriniens au quotidien ?

Il est possible de diminuer son exposition aux perturbateurs endocriniens au quotidien par des gestes simples. Voici les recommandations des autorités sanitaires pour réduire efficacement votre exposition.

Dans l’alimentation

  • Privilégier le bio : les aliments d’origine biologique contiennent moins de résidus de pesticides
  • Favoriser le fait maison : utiliser des produits frais plutôt que des plats préparés
  • Éviter les produits ultra-transformés : biscuits, barres chocolatées, sodas contenant de nombreux additifs
  • Choisir les bons contenants : privilégier le verre, l’inox ou la céramique plutôt que le plastique
  • Ne pas chauffer au micro-ondes dans du plastique : transférer les aliments dans un contenant adapté
  • Limiter les aliments en conserve : préférer les bocaux en verre ou les produits frais/surgelés nature

Dans la maison

Aérer son logement 10 minutes chaque jour. Éviter les travaux de rénovation en présence d’enfants ou pendant la grossesse ; attendre trois mois avant d’installer un enfant dans une pièce rénovée.

  • Limiter les produits ménagers : utiliser des produits simples (vinaigre blanc, bicarbonate, savon noir)
  • Éviter les parfums d’ambiance et bougies parfumées
  • Choisir des meubles sans retardateurs de flamme bromés
  • Laver les vêtements neufs avant de les porter
  • Privilégier les textiles en fibres naturelles : coton, lin, laine

Pour les cosmétiques et produits d’hygiène

Choisissez des produits cosmétiques avec un label qui exclut les perturbateurs endocriniens. Regardez attentivement la liste des ingrédients et choisissez ceux qui ont la liste la plus courte possible. N’utilisez pas d’huiles essentielles pendant la grossesse, l’allaitement et la petite enfance.

  • Limiter le nombre de produits utilisés
  • Éviter les sprays, vernis, colorations capillaires
  • Se méfier des mentions « sans parabène » : d’autres perturbateurs peuvent les remplacer
  • Privilégier les labels bio certifiés

Conseils spécifiques pour les seniors

Avec l’âge, l’organisme peut être plus vulnérable aux expositions environnementales. Pour les seniors :

  • Maintenir une alimentation variée et équilibrée pour soutenir les fonctions de détoxification naturelle
  • Rester vigilant sur les médicaments : certains peuvent contenir des perturbateurs endocriniens – en parler avec votre médecin
  • Protéger les petits-enfants : appliquer ces conseils lorsque vous gardez vos petits-enfants
  • Adapter son logement : revoir les produits d’entretien et cosmétiques utilisés

L’application Scan4Chem : votre alliée courses

L’application Scan4Chem permet aux consommateurs d’obtenir des informations sur l’éventuelle présence de substances extrêmement préoccupantes (SVHC), en scannant le code-barres d’un produit. Facile à utiliser, gratuite, elle est adossée à une base de données européenne centralisée et permet d’éclairer et d’orienter le consommateur dans ses achats, en magasin ou en ligne. Elle permet également de contacter les marques, en cas d’absence d’information.

Exposition professionnelle : vigilance renforcée

En milieu professionnel, les personnels de certains secteurs tels que ceux de l’agriculture (utilisation de produits phytopharmaceutiques), l’industrie pharmaceutique (production d’hormones) et chimique (fabrication de pesticides, de matière plastiques) peuvent être exposés à certains perturbateurs endocriniens à de plus fortes doses que ne l’est la population générale.

Dans les entreprises, la prévention des risques liés aux perturbateurs endocriniens doit être intégrée dans une approche globale d’évaluation et de prévention des risques chimiques. L’objectif est de supprimer les perturbateurs endocriniens identifiés ou de les remplacer par des produits moins nocifs (principe de substitution). À défaut, il convient de limiter les expositions au niveau le plus bas possible par la mise en œuvre des moyens de protection collective et individuelle adaptés.

Les femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse, potentiellement exposées à des perturbateurs endocriniens, sont encouragées à contacter leur service de santé au travail. Il est également nécessaire de former et d’informer les salariés, en particulier ceux en âge de procréer, sur les risques et leur prévention.

Prise en charge médicale et accompagnement

Le rôle des professionnels de santé

La Direction générale de la santé a élaboré un outil numérique à destination des professionnels de santé et de leurs patients, visant à les sensibiliser sur les perturbateurs endocriniens et promouvoir les gestes de prévention pour limiter les expositions à ces substances et aux produits chimiques en général. Cet outil a été construit avec l’appui d’experts sur les perturbateurs endocriniens et de professionnels de santé.

Quand consulter ?

Consultez votre médecin si vous présentez :

  • Des troubles hormonaux inexpliqués (thyroïde, métabolisme)
  • Des problèmes de fertilité
  • Des cancers hormono-dépendants (sein, prostate)
  • Des troubles métaboliques (diabète, obésité) d’apparition récente

Le suivi médical adapté

Pour les seniors exposés professionnellement ou ayant développé des pathologies potentiellement liées aux perturbateurs endocriniens, un suivi régulier est recommandé incluant :

  • Bilans hormonaux réguliers
  • Dépistages ciblés (cancers hormono-dépendants)
  • Évaluation de l’exposition passée et présente
  • Conseils personnalisés de prévention

Quel rôle pour votre mutuelle santé ?

Prévention et remboursements

Les mutuelles santé évoluent pour mieux accompagner leurs adhérents face aux risques environnementaux :

  • Consultations de prévention : certaines mutuelles remboursent des consultations spécialisées en santé environnementale
  • Bilans de santé : forfaits prévention incluant des dosages de biomarqueurs d’exposition
  • Accompagnement nutritionnel : pour adopter une alimentation moins exposée
  • Formations et ateliers : certaines mutuelles organisent des sessions d’information sur les risques environnementaux

Pathologies prises en charge

Les pathologies potentiellement liées aux perturbateurs endocriniens bénéficient des garanties habituelles de votre mutuelle :

  • Cancers hormono-dépendants (forfait hospitalisation, chimiothérapie)
  • Troubles de la fertilité (assistance médicale à la procréation)
  • Maladies endocriniennes (thyroïde, diabète)
  • Suivi spécialisé (consultations d’endocrinologie)

Perspectives d’avenir et recherche en cours

Vers une troisième stratégie nationale

Un rapport d’évaluation de mai 2024 recommande d’élaborer une 3ème version de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE3) structurée autour de 3 grands objectifs : Produire des connaissances ; Former et informer ; Réduire les émissions.

Les avancées scientifiques attendues

La 3ème Étude Alimentation Totale (EAT3) permettra de quantifier un certain nombre de perturbateurs endocriniens (bisphénols, phtalates, pesticides, perfluorés) dans des échantillons alimentaires représentatifs de l’alimentation des français. Les résultats de cette étude seront disponibles à partir de 2024.

Au niveau européen, le partenariat PARC (Partnership for the Assessment of Risks from Chemicals), lancé en 2022 et coordonné par l’Anses, vise à améliorer l’évaluation des risques liés aux substances chimiques en Europe, en développant notamment de nouvelles méthodes et des outils innovants. Ce partenariat de 7 ans s’inscrit dans Horizon Europe. Plusieurs projets sur les perturbateurs endocriniens y sont menés notamment sur les bisphénols, les PFAS ou encore certains pesticides.

L’objectif « zéro exposition »

À court terme, tous les leviers d’action doivent être mobilisés pour atteindre l’objectif ambitieux d’un « environnement non toxique » selon une approche « Une seule santé » ou « One Health ». Cette approche s’appuie sur l’idée que la santé des écosystèmes est indissociable de la santé humaine et animale.

Agissez dès maintenant pour votre santé

Il n’est pas possible d’éviter complètement de s’exposer aux perturbateurs endocriniens, et il est inutile de s’imposer des contraintes trop fortes ou de se fixer des objectifs inatteignables. Il s’agit d’intégrer dans son quotidien les habitudes qui semblent simples et adaptées pour un mode de vie favorable à la santé. Tous les perturbateurs endocriniens ne sont pas persistants et il est possible de les éliminer en adoptant quelques bons réflexes au quotidien.

Face à l’omniprésence des perturbateurs endocriniens dans notre environnement, chaque geste compte. En adoptant progressivement les bonnes pratiques présentées dans ce guide, vous réduisez significativement votre exposition et celle de vos proches. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin traitant, votre pharmacien ou votre mutuelle pour obtenir un accompagnement personnalisé.

La reconnaissance croissante de ce problème de santé publique, l’évolution de la réglementation et l’amélioration de l’information des consommateurs sont autant de signaux encourageants. Ensemble, citoyens, professionnels de santé, autorités et acteurs économiques, nous pouvons construire un environnement plus sain pour les générations présentes et futures.

Bon à savoir : Votre mutuelle santé peut vous accompagner dans cette démarche de prévention. Renseignez-vous sur les services de prévention et les forfaits disponibles pour réduire votre exposition aux risques environnementaux et bénéficier d’un suivi adapté.

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Sources et références

  1. 1
    Ministère de la Santé - Perturbateurs endocriniens
    sante.gouv.fr
    Consulté le 2024
  2. 2
    Santé publique France - Perturbateurs endocriniens
    www.santepubliquefrance.fr
    Consulté le 2024
  3. 3
    Ministère de la Transition écologique - Stratégie nationale perturbateurs endocriniens
    www.ecologie.gouv.fr
    Consulté le 2024
  4. 4
    Ameli.fr - Perturbateurs endocriniens : études et réglementation
    www.ameli.fr
    Consulté le 2024
  5. 5
    Inserm - Dossier Perturbateurs endocriniens
    www.inserm.fr
    Consulté le 2024

Questions fréquentes

4 questions
Depuis avril 2024, les fabricants ont l'obligation d'informer les consommateurs sur la présence de perturbateurs endocriniens dans leurs produits. Vous pouvez utiliser l'application gratuite Scan4Chem qui permet de scanner le code-barres d'un produit pour obtenir ces informations. Pour les cosmétiques, vérifiez la liste INCI des ingrédients et évitez les parabènes, phtalates, triclosan, et les composés dont le nom contient « paraben », « phthalate » ou commence par « BHA ». Privilégiez les labels bio certifiés et les produits avec des listes d'ingrédients courtes.
Les effets des perturbateurs endocriniens sont souvent silencieux et peuvent se manifester à long terme. Les symptômes possibles incluent : troubles hormonaux (thyroïde, métabolisme), problèmes de fertilité, troubles métaboliques (diabète, prise de poids inexpliquée), cancers hormono-dépendants (sein, prostate), troubles neurologiques, ou affaiblissement du système immunitaire. La période d'exposition la plus critique est la grossesse et la petite enfance, mais les effets peuvent apparaître à l'âge adulte. Si vous présentez ces symptômes, consultez votre médecin pour un bilan adapté.
Bien que la période des 1000 premiers jours (de la conception aux 2 ans de l'enfant) soit la plus critique, les seniors peuvent être vulnérables aux perturbateurs endocriniens pour plusieurs raisons : accumulation des expositions au fil de la vie, système de détoxification moins efficace avec l'âge, fragilité hormonale liée au vieillissement, et polypathologies augmentant la sensibilité. Les seniors ayant été exposés professionnellement (agriculture, industrie chimique) présentent un risque accru. Un suivi médical régulier et l'adoption de gestes de prévention permettent de limiter les risques.
Les pathologies potentiellement liées aux perturbateurs endocriniens (cancers hormono-dépendants, troubles endocriniens, problèmes de fertilité) sont prises en charge comme toute pathologie selon les garanties de votre contrat. Certaines mutuelles proposent des forfaits prévention incluant des consultations spécialisées en santé environnementale, des bilans de biomarqueurs, ou des programmes d'accompagnement nutritionnel. Les consultations d'endocrinologie, les bilans hormonaux et les examens liés sont généralement bien remboursés. Contactez votre mutuelle pour connaître les services spécifiques disponibles et les forfaits prévention auxquels vous avez droit.

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Dr. Laurence Petit
✍️ À propos de l'auteur

Dr. Laurence Petit

Medecin Geriatre

Médecin gériatre au CHU de Montpellier depuis 18 ans. Spécialiste du vieillissement et de la prise en charge globale des personnes âgées. Elle accompagne les seniors et leurs familles dans les questions de santé, d'autonomie et de protection sociale.

18 ans d'expérience Geriatrie