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Greffe du cœur, les dernières avancées

L’amélioration de la survie du cœur hors du corps grâce à Inovagraft

 

Pourquoi la conservation des greffes cardiaques est si compliquée ?

Selon les chiffres de l’INSERM, le nombre de greffes cardiaques en France demeure stable dans son ensemble (environ 450 jours par an). Toutefois, les personnes inscrites sur la liste d’attente ne cessent d’augmenter. D’après les statistiques, il y a 1200 patients. Certains d’entre eux doivent attendre plusieurs années pour bénéficier d’un greffon.

Face à cette pénurie, les chercheurs essaient tant bien que mal de faire évoluer les différentes techniques (mise en place d’un cœur artificiel beaucoup plus efficient, conservation…).

L’un des facteurs de ce manque de greffons réside évidemment dans la durée de survie d’un cœur hors du corps humain. De nos jours, elle n’excède pas plus de 6 heures.

Même placées dans un endroit stérile, les cellules cardiaques ont besoin d’oxygène et de nutriments. Sans cela, les tissus se nécrosent à une vitesse vertigineuse. Il en résulte une mort rapide et irréversible de l’organe.

 

Inovagraft, une machine capable de prolonger la durée de vie d’un cœur hors du corps humain

 

Les auteurs du projet

Plusieurs entités, comme l’université Lyon 1, l’INSERM ou encore l’INRA ont collaboré ensemble pour proposer un projet innovant. Le but est relativement simple, car il est important dans le monde médical de prolonger la durée de vie d’un greffon. Cela pourrait résoudre en partie la pénurie de cœurs à travers toute la France.

Des sommes importantes et des dispositifs impressionnants ont été déployés pour aboutir à un prototype efficace. Pour le moment, la conservation d’un cœur hors du corps se fait dans un plastique contenant un liquide physiologique spécifique (concentration en ion similaire à celui du sang et qui contient des nutriments). Le tout est entreposé dans une atmosphère froide (glace). Cette technique permet de conserver l’organe pour six heures. Grâce au projet Inovagraft, cette durée peut être multipliée par 4.

 

Comment fonctionne la machine ?

Ici, le container de transport est remplacé par un dispositif transparent (en plastique de qualité médicale). Le greffon cardiaque est perfusé de manière à simuler le fonctionnement d’une circulation sanguine.

Le liquide physiologique entre donc dans l’aorte et permet d’irriguer des cellules difficiles d’accès. Lorsque ces dernières bénéficient d’un flux régulier de liquide physiologique, leurs durées de vie sont multipliées par 4.

Il faut noter que le liquide en question est un mélange contenant une quinzaine d’éléments afin : 

  • D’apporter des nutriments aux cellules cardiaques
  • De lutter contre les dégâts liés au manque d’oxygène.

 

Est-ce déjà opérationnel ?

Un premier prototype a été utilisé sur des cœurs de cochons. Selon les spécialistes, l’organe de cet animal est presque semblable à celui d’un humain que ce soit au niveau de la taille, de la texture ou encore des besoins métaboliques.

D’après les résultats, il a été démontré que le cœur de l’animal pouvait survivre plus de 10 heures avec le nouveau dispositif. En outre, de nouvelles optimisations sont à prévoir, ce qui pourrait augmenter la durée de vie à 20 heures.

Une nouvelle machine va être testée prochainement. Cette dernière embarquera des capteurs capables de mesurer en temps réel le besoin des greffons. Cette méthode permet de rehausser la conservation des organes.

 

Les cœurs artificiels de nouvelle génération

 

Comment fonctionnent les nouveaux cœurs artificiels ?

La première greffe de cœur s’est déroulée il y a plus de 50 ans. Depuis ce temps-là, de nouvelles technologies ont fait leurs apparitions, permettant d’améliorer la recherche dans ce domaine.

À part les progrès font dans la conservation des greffons en dehors humains, certains spécialistes ont mis en place des prothèses artificielles pour lutter contre la pénurie de greffons. Par exemple, la société biomédicale Carmat propose désormais des cœurs artificiels efficaces sur le long terme. Cette prouesse médicale a nécessité plus de 15 ans de recherche et de tests.

Grâce aux avancées sur les batteries et sur les mouvements cardiaques, les cœurs artificiels sont de plus en plus efficaces. En outre, leurs durées de vie ont fortement augmenté. Cela ouvre des opportunités pour les patients atteints des troubles cardiaques (insuffisance, ischémie…).

Des tests sur des patients sont aujourd’hui menés par la société Carmat, selon cette dernière les résultats sont très prometteurs.

 

À qui s’adresse la nouvelle prothèse artificielle ?

La nouvelle prothèse artificielle est réservée aux personnes gravement malades. Ainsi, les médecins doivent effectuer plusieurs tests et examens pour accepter l’implantation de ce type d’organe artificiel. Cela signifie que ce dispositif doit être envisagé en cas de phase terminale d’une maladie cardiaque (insuffisance par exemple). Il faut savoir que ce type d’opération comporte souvent des risques comme : 

  • Une hémorragie locale : le chirurgien peut-être à l’origine d’une maladresse causant un écoulement sanguin en dehors de son chemin naturel.
  • Un accident vasculaire cérébral : une implantation peut faire augmenter la pression sanguine ce qui engendre parfois la rupture des capillaires.
  • Une ou des infections : une opération comporte toujours un risque d’infection par des agents pathogènes. Les bactéries/virus/parasites peuvent infester le corps à travers la plaie causée par le chirurgien. Certes, c’est assez rare, mais il y a toujours un risque.

Même s’il n’y a pas de contre-indications à proprement parler, un cœur artificiel total n’est pas toujours adapté à la cage thoracique du patient. Selon les hôpitaux, seuls 65 % des candidats seraient compatibles à une implantation d’une prothèse cardiaque artificielle.

 

Les pistes d’amélioration des cœurs artificiels

 

Améliorations de la durée de vie

Pour le moment, un des principaux défauts du cœur artificiel réside dans sa durée de vie. Les meilleurs modèles dépassent très rarement 5 ans. Cette limitation constitue un véritable handicap pour la vie des concernés. C’est pour cette raison que les chercheurs fondent leurs efforts sur l’augmentation de la durée de vie de ces appareils en misant sur des matériaux beaucoup plus résistants.

Par exemple, de nouvelles générations de batteries ont permis d’améliorer la gestion énergétique de ces dispositifs médicaux. En plus, la silicone employée est de plus en plus qualitative, ce qui accentue l’efficacité de cette prothèse.

 

Un cœur connecté

Des spécialistes émettent également l’idée de bourrer le cœur artificiel de milliers de capteurs. Ces derniers seront connectés à un terminal mobile ou fixe (ordinateur). Grâce à ces informations, le suivi ainsi que la surveillance seraient beaucoup plus optimisés.

Dans un futur plus ou moins proche, il est possible de voir des « prothèses connectées ». Certes, cela représente beaucoup d’avantages, mais des questions sur la sécurité informatique subsistent quand même. En effet, un hacker peut voler les renseignements personnels des patients ce qui constitue une infraction.

 

La prise en charge d’un greffe de cœur

 

Par la Sécurité sociale

Il faut savoir que l’insuffisance cardiaque fait partie des ALD (Affections de longue durée). À ce titre, les soins ainsi que la prise en charge sont remboursés par la Sécurité sociale à hauteur de 100 % (sur le tarif conventionné).

Cependant, certaines avancées technologiques, comme les essais des nouvelles prothèses, ne sont pas prises en compte. Pour en savoir davantage sur le sujet, adressez-vous à la branche de la Sécurité sociale le plus près de vous.

 

Par la complémentaire santé

Malgré le fait que la Sécurité sociale prend en charge 100 % des dépenses, il se peut que vous dépassiez les honoraires prévus. Dans ce cas-là, ce surplus peut être couvert par votre assurance à condition que celle-ci ait prévu ce type de problème.

 

Conclusion

Les personnes atteintes d’insuffisance cardiaque peuvent espérer en ce qui concerne les greffes de cœur. En effet, des avancées palpables sont faites sur la conservation des greffons en dehors du corps humain ou encore sur les prothèses artificielles.

En tout cas, ils peuvent espérer la prise en charge à hauteur de 100 % de la Sécurité sociale avec cette maladie (insuffisance cardiaque). En cas de dépassement des honoraires, avoir une bonne complémentaire santé peut aider. Sur ce point, faites un tour chez le comparateur Santors pour découvrir les meilleures offres du moment.